Balade Parisienne

 

 

Forum des halles

Coiffé de la Canopée, nouveau signal architectural de Paris et du Grand Paris, le Forum des Halles s’est transformé ! 

Comme une gigantesque feuille ondulant au-dessus de Paris, un immense toit d’acier et de verre recouvre le Forum des Halles. Les Parisiens profitent de cette prouesse architecturale haute de 14 mètres et vaste comme la Cour Carrée du Louvre !

Les architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti ont puisé leur inspiration dans la nature pour concevoir cette toiture étonnante. « J’ai dessiné comme des fluides toutes les énergies naturelles et urbaines agissant sur ce site complexe et, en optimisant ceux-ci, ils ont commencé à faire apparaître un motif qui a modelé la silhouette de l’architecture », explique avec passion Patrick Berger, le co-concepteur de la Canopée. Ce joli mot désigne habituellement la partie supérieure des forêts en contact direct avec l’atmosphère et les rayons du soleil. 

 Les 15 « ventelles » de verre de la Canopée, telles d’immenses lames, se superposent et laissent passer la lumière et l’air. Grâce à cet édifice couleur de sable et ses 18 000 écailles de verre, la clarté du jour pénètre à travers les puits des escalators. Cette architecture novatrice relie « la ville du dessous à celle du dessus » selon le souhait de ses concepteurs.

 

Fontaine des innocents

Sur chacune des trois faces originales, des pilastres jumelés d'ordre corinthien encadrent une arcade surmontée d'un attique et d'un fronton triangulaire. Les naïades au corps voilé, en bas-relief, s'insèrent entre les pilastres. Chacun des attiques est décoré de scènes mythologiques relatives aux sources et fontaines.

La décoration du soubassement de la fontaine d'angle du XVIe siècle était composé de trois bas-reliefs. Des nymphes couchées en compagnie de Tritons et de petits génies y sont sculptés entourés de créatures mythologiques. Ces bas-reliefs, démontés lors du premier déplacement de la fontaine, sont au musée du Louvre.

 

Le Centre Pompidou

Créé par Renzo Piano et Richard Rogers, il est une merveille d’architecture du XXe siècle, reconnaissable à ses escalators extérieurs et à ses énormes tuyaux colorés. Il abrite le musée national d’Art moderne, référence mondiale pour ses collections d’art des XXe et XXIe siècles. Les œuvres d’artistes incontournables sont réparties chronologiquement, sur deux espaces : la période moderne de 1905 à 1960 (Matisse, Picasso, Dubuffet…) et la période contemporaine de 1960 à nos jours (Andy Warhol, Niki de Saint Phalle, Anish Kapoor…). En plus de ces collections permanentes, des expositions de renommée internationale sont organisées toute l’année au dernier étage, d’où la vue panoramique sur le centre de Paris et ses toits est imprenable. On y passe volontiers une demi-journée, voire la journée entière : on se restaure au Georges, on s’instruit à la Bibliothèque publique d’information et on flâne dans les rayons de la boutique. Au pied du Centre, sur la Piazza, l’atelier Brancusi présente une collection unique des œuvres de cet artiste majeur de l’histoire de la sculpture moderne.

 

La fontaine Stravinsky

Dans la continuité d'un Centre Pompidou pétulant et coloré, planté comme une incongruité au milieu de l'un des plus vieux quartiers de Paris, la fontaine Stravinsky, avec ses couleurs éclatantes et ses formes naïves, est l'autre touche de fantaisie de Beaubourg. Aux commandes de ce projet de 1983, deux artistes proches du Nouveau Réalisme, sorte de pop art à la française : Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, alors mariés depuis douze ans. Pour cette fontaine conçue comme un hommage au compositeur russe, les deux sculpteurs tentent de donner corps à la musique. Tandis que les sculptures vives de Niki de Saint Phalle renvoient à 'L'Oiseau de feu' ou au 'Sacre du printemps' notamment, les installations mouvantes de Jean Tinguely forment un ballet mécanique, qui travaille aussi sur le son (des jets d'eau, des constructions métalliques). Ce n'est pas un hasard si l'œuvre se situe au pied de l'IRCAM, l'Institut de recherche en musique contemporaine.

Avec ses airs enfantins, ses sirènes pulpeuses, ses rondeurs et ses machinations brinquebalantes, la 'Fontaine des automates', en mouvement perpétuel, dégage quelque chose de ludique, d'insouciant, mais aussi d'insaisissable, qui relève de la magie ou du surréel. D'ailleurs, qu'il la regarde s'agiter aux pieds du Centre Pompidou, dont elle paraît être une excroissance, ou qu'il l'observe de l'autre sens avec en toile de fond l'église Saint-Merri, le visiteur percevra différemment cet exubérant mécano. Une œuvre à la croisée des disciplines, entre architecture, sculpture, musique, peinture, mécanique et design urbain.

 

Niki de Saint Phalle (1930-2002) est l’une des artistes les plus populaires du milieu du XXe siècle mais paradoxalement la richesse et la complexité de son œuvre restent à découvrir. Elle compte parmi les premières artistes femmes à acquérir de son vivant une reconnaissance internationale et à jouer de sa personnalité médiatique. Niki est d’ailleurs l’une des premières – au même moment que Warhol – à utiliser la presse et les media pour contrôler ou orienter la réception de son travail. Autodidacte, Niki de Saint Phalle s’inspire de Gaudi, Dubuffet et Pollock pour mettre en place dès la fin des années 50 un univers singulier, en dehors de toute tendance et mouvement. Son parcours biographique y est sublimé par la création de grands thèmes et de mythes qui articuleront ensuite toute son œuvre. On en connaît le caractère joyeux et coloré, mais on en a oublié la violence, l’engagement et la radicalité. Qu’il s’agisse de l’audace de ses performances, du contenu politique et féministe de son travail ou de l’ambition de ses réalisations dans l’espace public.

 


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