Hommage aux femmes dans la Résistance

Simone Michel – Lévy

 

Simone Michel-Lévy est une Résistante française née le 19 janvier 1906 à Chanssin dans le Jura.

Entrée dans l’administration des PTT en 1924, reçue au concours des rédacteurs en 1941, Simone est nommée à la Direction des téléphones à Paris, où elle s’occupe de la commutation des communications téléphoniques. Il s’agit d’un lieu stratégique, dont elle fait avec Ernest Pruvost et Maurice Horvais une agence clandestine d’informations (Réseau Action PTT), en particulier vers la Normandie où ses activités permettent l’implantation d’un réseau de radios utilisé lors du débarquement de Normandie. Elle organise également un système d’acheminement du courrier vers l’Angleterre, détourne du matériel télégraphique et téléphonique pour organisations résistantes et sabote des départs pour le STO.

A partir de l’automne 1942, le réseau Action PTT prend contact avec l’organisation civile et militaire ainsi qu’avec la confrérie Notre-Dame dont l’activité postale, est désormais prise en charge par le réseau de Simone Michel-Lévy.

Elle est arrêtée le 5 novembre 1943 par l’Abwehr, trahie par le chef radio Robert Bacqué, la trahison de Bacqué démantèle profondément la confrérie Notre-Dame. Simone est torturée par les hommes de Christian Masuy sans avoir donné aucun nom elle est internée à Fresnes, puis au camp de Royallieu. Elle est déportée depuis Compiègne le 28 janvier 1944 vers le camp de Ravensbrück où elle arrive le 3 février 1944. En avril de la même année elle est transférée au Kommando de Holleischen dépendant du camp de Flossembürg.

Elle y travaille dans une usine fabrication de munitions anti-aériennes. Elle organise avec deux autres déportées, Hélène Lignier et Noémie Suchet, le sabotage de la presse à laquelle elles étaient affectées ; le sabotage découvert, elles sont toutes les trois bastonnées devant l’ensemble des déportées, avant d’être condamnées à être pendues le 13 avril 1945 dix jours avant la libération du camp.

Souvenons-nous de cette héroïne de la Résistance française qui a lutté contre les nazis et morte dans des conditions atroces à 39 ans, elle a droit à tout notre respect, soyons vigilant pour que la bête immonde du nazisme ne revienne jamais.

Elle fut décorée par le Général De Gaulle de l’Ordre des Compagnons de la libération à titre posthume décret du 26 septembre 1945.

Elles ne furent que six femmes décorées sur 1038 Compagnons de la Libération.

Alors nous pouvons dire que les femmes même anonymes furent des exemples pour nous encore aujourd’hui et pour que notre jeunesse se sente concernée par la dureté de la seconde guerre mondiale allant jusqu’au sacrifice suprême.

Merci Madame pour votre courage et votre abnégation devant ces êtres inhumains que furent les nazis.

Décorations 

Chevalier de la Légion d’Honneur.

Croix de Guerre 1939/1945 avec palme.

Médaille de la Résistance.

Médaille des blessées.

Médaille commémorative de la guerre 1939/1945 avec barrette Engagé volontaire.

Médaille de la Déportation et de l’internement pour faits de Résistance.

 

                                                                                                     Annette COLAS