CHEMINOTS, SOUVENEZ-VOUS!

 

les cheminots dans l'insurrection

 

Partout dans Paris les barricades s'élèvent

Comme en 1848, comme en 1871, le peuple de Paris passe à l'action insurrectionnelle qui libérera notre capitale.

cheminots

 

Vous avez l'honneur d'être à l'origine de cette gigantesque lutte libératrice.

Par la grève, vous avez tout d'abord arrêté tout trafic boche diminuant ainsi terriblement le potentiel de guerre de l'ennemi nazi.

Stratégiquement, vous avez contribué sensiblement à l'avance des alliés. Ensuite, vous avez déclenché la grève générale et enfin l'insurrection.

 

Votre grève sera historique

 

Vous resterez à la pointe du combat en luttant les armes à la main. Avec le peuple parisien, vous exterminerez le boche. Déjà les cheminots groupés dans les milices patriotiques ont participé énergiquement à la libération de notre Patrie. Sur tous les réseaux, les cheminots sont entrés dans leurs dépôts. Partout ces établissements sont des bastions de la résistance.

 

sud- est les camarades des différents « centres », s'armant sur les boches, ont fait sauter le rail de raccordement de la grande ceinture de VILLENEUVE, -un déraillement qui obstrue deux voies à Bercy.

-au raccordement de la ceinture à Bercy, les cheminots coupent les voies retardant le départ des trains de repli.

-à CONFLANS, plusieurs wagons de blé, pris à l'ennemi sont mis à disposition du ravitaillement d'ALFORTVILLE et CHARENTON,.

-attaque au fusil-mitrailleur d'un train boche à la ceinture (passerelle de Picpus).

 

sud-quest, à IVRY, les cheminots, dans une expédition combinée avec les forces locales, tuent six allemands, en blessant plusieurs, s'arment sur l'ennemi et se retirent sans perte.

 

ouest, aux Batignolles les cheminots attaquent le dépôt, tuent deux allemands, en blessent grièvement un, récupèrent ainsi les armes. Au cours de cette action qui a permis la réoccupation du dépôt, quatre de nos camarades sont blessés.

 

NORD, à la Chapelle, le Comité de grève a mis à la disposition de la Croix- Rouge pour les besoins de la population, 40 wagons chargés de vivres arrachés aux boches. Les cheminots de ce centre, groupés dans les milices patriotiques, d'accord avec les autorités compétentes de la résistance procèdent à l'arrestation des cheminots traîtres à la Patrie.

 

est, les cheminots de NOIS Y participent en accord avec les milices locales à la prise de la Mairie. Voici des exemples parmi tant d'autres qui démontrent que les cheminots sont dans la lutte insurrectionnelle.

 

IL FAUT AMPLIFIER CETTE LUTTE

 

Tous les cheminots à partir de 18 ans doivent appartenir aux milices patriotiuques et se battre, se battre les armes à la main contre l'ennemi qu'il faut exterminer.

Honneur aux camarades de Vitry, qui sont morts en combattant pour la libération de la Patrie. Debout, cheminots Parisiens pour venger nos héros tombés pour que vive la France.

 

Le Comité Central de la Région Parisienne

L'appel à l'insurrection (1944)

APPEL DU C.N.R A L'INSURRECTION

(19 août 1944)

 

A LA NATION FRANÇAISE, AU PEUPLE PARISIEN

 

Voici l'heure que nous attendions depuis quatre ans. Sans la voir, mais pour que nous puissions la voir, des dizaines de milliers de Français ont donné leur vie, des centaines de milliers de Français ont sacrifié leur liberté. Au bout du chemin des douleurs, il est à portée de notre main de reprendre nos destins d'hommes libres.

 

Les armées américaines et britanniques déferlent vers la Loire et la Seine, cependant que les meilleures divisions allemandes sont tenues à la gorge. Au terme d'un admirable effort, l'armée soviétique menace le territoire ennemi. Les temps vont s'accomplir où la liberté française soulèvera la pierre du tombeau, où la justice reparaîtra sur la terre, qui fut en Europe sa plus ancienne patrie, où après tant d'horreurs et d'humiliations, nous retrouverons l'honneur et la fierté.

 

Il n'est pas est possible que nous assistions en spectateurs à la victoire. Nous venons d'une trop dure épreuve, d'une trahison trop lourde pour n'avoir pas à cœur de faire nous aussi notre tâche, à l'heure qu'a marquée l'Histoire.

 

Déjà, les Forces Françaises de l'Intérieur, plus riches cependant de bravoure que d'armes, ont puissamment contribué aux progrès désormais foudroyants des forces alliées. Grâce à elles, la France broyée, bafouée mais vivante par l'espérance et par la volonté, n'e se présentera pas les mains vides dans l'assemblée des peuples, le jour prochain où, sur un monde consolé, la Paix et la Justice se tiendront par la main.

 

Le moment est venu de l'insurrection nationale. Sous le commandement des chefs des Forces Françaises de l'Intérieur, sous l'autorité des Comités Départementaux et Locaux de Libération, les Français doivent passer à la lutte.

 

Fidèles à la discipline, sourds à la provocation dans l'union totale de tous les patriotes, les Français se lèveront pour combattre et pour vaincre, selon les directives du Gouvernement provisoire de la République, présidé par le Général de Gaulle, et du Conseil National de la Résistance, agissant en son nom sur le territoire envahi.

 

La République sera proclamée en présence du peuple de Paris. Aucun maquignonnage, aucune combinaison louche ne seront tolérés. Il n'y a pas d'autre gouvernement légitime de la France que le Gouvernement provisoire de la République, présidé par le Général de Gaulle.

 

C'est l'heure du courage. La Victoire est là.

 

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE

 

Le programme du Conseil National de la Résistance rend au pays son indépendance nationale.

 

De nombreuses mesures sociales réaffirment les principes du droit au travail, du droit au repos, du relèvement des salaires, de la garantie du pouvoir d'achat, d'une retraite convenable, de la sécurité sociale, des droits syndicaux, d'une politique scolaire laïque et démocratique, des nationalisations des grandes entreprises, de la représentation des salariés, de la culture pour tous...

 

Personne parmi les dirigeants de la Résistance ne songe à aller à contre-courant.

Porte-drapeaux

 

Un peu d'histoire

Emblème national de la République, le drapeau tricolore est né sous la Révolution, de la réunion de la couleur du Roi (le blanc) à celles de la ville de Paris (le bleu et le rouge). Aux premiers jours de la Révolution de 1789, les trois couleurs sont d'abord réunies dans une cocarde. Le 17 juillet (la Bastille a été prise le 14) Louis XVI, venu officialiser la nouvelle garde nationale, porte une cocarde bleue et rouge... à laquelle Lafayette aurait ajouté le blanc.

Quoi qu'il en soit, c'est la loi du 15 février 1794 (27 pluviôse An II) qui fait du drapeau tricolore le pavillon national de la France. Et si c'est le bleu qui est attaché à la hampe, nous le devons aux recommandations du peintre David, un orfèvre en matière de couleurs.

Porte-drapeau et diplôme

Selon la formule, le porte-drapeau agit bénévolement et se doit de demeurer impassible, quelles que soient les circonstances du déroulement de la cérémonie à laquelle il participe.La reconnaissance de la Nation aux porte-drapeaux est devenue concrète par arrêté du 26 juillet 1961, date à la­quelle ces bénévoles se virent attribuer un diplôme d'honneur.

Seuls les anciens combattants comptant au moins dix années de service comme porte-drapeaux pouvaient le recevoir.

Dès 1978, l'obligation d'être ancien combattant disparaît, et le temps de service est ramené à cinq ans.

L'arrêté du 30 janvier 2003 permet l'adjonction des associations de sapeurs-pompiers, celles de policiers, des gardes champêtres communaux et intercommunaux, et des associations de la protection civile (sauveteurs secouristes, hospitaliers, Croix-Rouge, etc.).

La durée de service est ramenée à trois ans pour tous.

Bon à savoir: subventionsL'ONAC, chargé de l'attribution des diplômes, a également, depuis janvier 2002, mission d'aider à l'achat et au renouvellement des drapeaux associatifs. Elle octroie donc des subventions pour l'achat d'un drapeau (150 euros) ou pour la restauration d'un drapeau ancien (80 euros), aux associations départementales, régionales ou interdéparte­mentales.Le diplôme d'honneur de porte-drapeau ouvre droit au port d'un insigne (Médaille ou pin's). Depuis 2005, trois nou­veaux modèles ont été créés. On distingue donc aujourd'hui :

un insigne ordinaire à partir de 3 ans de service,

un insigne pour 10 ans de service, avec étoile argentée,

un insigne pour 20 ans de service, avec étoile dorée,

un insigne pour 30 ans de service, avec palme argentée.

FRONT POPULAIRE

 

 

                                                                       Des réformes bien vivantes

 

 

La crise frappe le monde. En France, le chômage monte, avec son cortège de misère et de précarité.... Cela ressemble à la chronique du temps présent, c'est pourtant une histoire qui remonte à plus de quatre-vingts ans...

 

Les 26 avril et 3 mai 1936, les électeurs français refusèrent que la France tombât dans une vague réactionnaire, antisociale. Le front populaire c'est le droit aux conquêtes sociales du printemps 1936 : la semaine des 40 heures, les conventions collectives, des hausses de salaire et les congés payés. Il l'a doit aussi à l'entrée du monde du travail qui, sans attendre la formation du gouvernement BLUM, s'est mis en grève et obtenu davantage que le programme électoral du rassemblement populaire. 80 ans plus tard, l'embellie sociale provoque de la haine, on n'a pas oublié la phrase honteuse de François FILLON qui, en 2002, fustigeait le front populaire de tous les maux d'aujourd'hui.

 

Le sujet est si vivant, si brûlant, tellement actuel. Il est source d'inspiration pour les combats progressistes de maintenant et de demain.... « Quand le passé n'éclaire pas l'avenir, l'esprit marche dans les ténèbres » (Alexis TOCQUEVILLE)

 

                                                                                Robert BAPTIER

 

 

 

 

 

 

 

                    Pierre Sémard (1887-1942)

Pierre SEMARD, un nom que beaucoup de lecteurs de « l'Appel » connaissent pour le rôle qu'il a joué dans l'histoire du mouvement syndical de cheminot. Son assassinat le 7 mars 1942 fut douloureusement ressenti parmi les travailleurs en général et les cheminots en particulier.

Pierre SEMARD fut Secrétaire Général de la Fédération C.G.T des Cheminots et un des diri­geants du mouvement communiste. De ce fait, les cheminots militants syndicaux ou pas, la figure de Pierre SEMARD devenue légendaire reste présente et symbolise l'engagement du personnel de la S.N.C.F dans l'action patriotique.

Il est de ceux qui ont façonné durablement le paysage syndical et politique de la France. Il a contribué à la formation d'un syndicalisme de masse et de luttes. Il faut se rappeler que de nombreux patriotes, militants syndicaux, souvent communistes, arrêtés dès 1939 furent condam­nés à diverses peines par la justice française, les nazis assassinaient les résistants; donc Pierre SEMARD est un résistant.

Pierre SEMARD n'est qu'une figure parmi d'autres, au côté des fusillés de CHATEAUBRIANT, des militants CATELAS et WOODLI et une centaine de cheminots fusillés par les assassins hitlé­riens. Ainsi le nom de SEMARD, est certainement l'un des plus familiers, notamment parce que nombre de cités, places et rues portent son nom.

En effet, Pierre SEMARD apparaît comme une personnalité majeure de l'histoire sociale et poli­tique de la France du XXe siècle. Il mérite d'être connu comme figure d'un mouvement ouvrier qui a marqué notre société.

Robert BAPTIER

Année 1916

9 janvier. Offensive allemande en Champagne.

21 février. Début de la bataille de Verdun (fin le 11 décembre à 11 h du matin).

29 février, Verdun. Après avoir pris Beaumont, les Allemands suspendent l'offensive devant le fort de Douaumont qu'ils n'ont pas réussi à occuper.

29 février. Le croiseur britannique A/CANTARA et le navire allemand Grief se coulent mutuel­lement après un combat épique dans la Manche 9 mars, Verdun. Prise de Douaumont, les Alle­mands se heurtent à la résistance du fort de Vaux.

16 mars. Le ministre français de la Guerre Gallieni démissionne pour raisons de santé.

9 avril. Echec de l'offensive générale allemande sur le front de Verdun.

27 avril. Une loi crée un diplôme de « mort pour la France », délivré à chaque homme tué au combat.1er mai. Pétain, nommé commandant des armées du Centre, laisse la direction de la bataille de Verdun à Nivelle.

7 juin. Offensive allemande à Verdun Chute du fort de Vaux puis de Thiaumont et de Fleury devant Douaumont. 21 juin, Verdun. Les Allemands atteignent les abords de Froideterre.

1er juillet. Début de la bataille de la Somme, offensive alliée vers Bapaume et Péronne (fin en octobre) Plus de 600000 victimes dans les deux camps. Les forces britanniques (volontaires) s'engagent dans la bataille de la Somme.

24        août, Somme. Les Français prennent Maurepas.

27     août. La Roumanie déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie. Après une offensive en Transylvanie rapidement enrayée, le pays se trouve isolé par 600000 Austro-Allemands appuyés par les Turcs et les Bulgares Bucarest tombe en automne et la Roumanie conclut un armistice.  L'invasion du pays par les Allemands met en difficulté le front russe méridional.

28        août. L'Allemagne, puis la Turquie déclarent la guerre à la Roumanie.1er septembre. La Bulgarie déclare la guerre à la Roumanie.

15 septembre. Première utilisation des chars (tanks) par l'armée britannique.

25        septembre, Somme. Français et Britanniques prennent Combles, à 12 km de Péronne.

24     octobre, Verdun. Les troupes françaises du groupement Mangin reprennent, en quatre
heures, fort de Douaumont et réoccupent jusqu'à Vaux tout le territoire conquis depuis huit mois
par les Allemands.

18 novembre. Somme. Fin de la bataille de la Somme.

25 novembre. Le gouvernement provisoire grec déclare la guerre à l'Allemagne et à la Bulgarie

12 décembre. Fin de la bataille de Verdun. Les Allemands sont re­poussés par les troupes françaises. Plus de 300000 soldats alliés et allemands meurent dans la bataille.

25 décembre. Le général Joseph Joffre est nommé maréchal de France et remplacé par Robert Nivelle la tête des armées. .

 

 

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