Allocution de Robert MOULLIERE à l'ouverture du Conseil National du 10 août 2018

 

 

 

 

Avant de commencer ce Conseil National, nous allons observer une minute de silence pour nos camarades disparus depuis le début de l'année et en particulier pour Henri HUE un de nos derniers cheminots résistants.

 

Tout d'abord, encore merci pour votre présence aujourd'hui pour commémorer ce 74eme anniversaire. Nous savons que cela devient difficile pour certains de se déplacer mais malgré tout chaque année nous réunissons encore un bon nombre de nos adhérents.

 

Faire que cette date du 10 août 1944 soit encore un moment fort de notre activité, montre tout l'attachement que nous portons au souvenir et à la Mémoire.

 

Les jeunes générations de Cheminots doivent connaître le prix payé par leurs prédécesseurs.

 

« 8.938 morts - 1.157 morts en Déportation, 15.977 blessés - Parmi eux de grands dirigeants syndicaux tels Pierre SEMARD, Georges WOLDI, Jean CATELAS et beaucoup d'autres ».

 

Ce 10 août 1944 a été le déclencheur de la grève insurrectionnelle des Transports où participaient de nombreux camarades de notre Association (il faut le rappeler, l'A.N.C.A.C fut dissoute en 1940). Je citerai Jules CRAPIER, Jean FUMEAUX, Robert HERNIO, Marcel LECHAUVE et beaucoup d'autres.

 

Oui ! Les Cheminots ont été à la pointe du combat dans ce conflit. Ils auront été une force importante dans la Résistance.

 

Notre rôle aujourd'hui est de poursuivre notre témoignage auprès de la jeunesse, par exemple avec notre participation dans le Concours National de la Résistance ouvert aux collèges et aux lycées.

 

Au moment où le gouvernement pousse la S.N.C.F à la privatisation et à la suppression de son statut en voulant supprimer les derniers acquis du Programme du Conseil National de la Résistance, il est bon de rappeler le rôle des Cheminots dans ces moments tragiques.

 

Aujourd'hui, les cheminots sont pris pour cible, nous serions des nantis. La campagne de désinformation utilisée par le gouvernement montre combien ces gens noyés dans l'argent n'ont aucune mémoire et reconnaissance de ceux qui ont sauvé la Patrie.

 

Les cheminots actifs avec leurs organisations syndicales ont mené pendant 2 mois un combat digne et responsable contre cette privatisation.

On peut regretter que de nombreux cheminots, dans certains services, ne ce sont pas engagés alors qu'ils vont subir comme tout le monde la suppression des avantages acquis depuis 1945.

 

Même si la loi est votée, le décret n'est pas encore sorti. Les organisations syndicales préparent déjà la poursuite de l'action dès le mois de septembre.

 

En tant qu'Anciens Combattants et Cheminots notre place est aux côtés de ceux qui luttent. Nous allons donc rester vigilants tout au long de l'année.

 

Maintenant parlons de nos droits à réparation. Comme vous le savez, la Ministre des Armées vient d'accorder la carte du Combattant à tous les militaires qui ont séjourné en Algérie du 2 juillet 1962 au 1er juillet 1964 et ceci à partir de janvier 2019.

 

Cette annonce surprise avant la discussion du Budget montre la tactique du gouvernement. C'est la première fois qu'il nous est accordé un droit aussi rapidement, sans réellement batailler. Le gouvernement fait ses choix. Il sera difficile maintenant au Monde Combattant d'avancer ses exigences et en particulier la Campagne Double. D'autant plus que la Ministre a déclaré qu'elle réglerait point par point chaque année. Pour 2019 pas question d'aller plus loin.

 

Comme vous avez pu le lire, le groupe des « 12 » (dont l'A.N.C.A.C ne fait pas partie) s'est réuni au mois de mai. Trois groupes se sont réunis :

 

1er groupe : Pensions PMI - carte du Combattant, jusqu'en juillet 1964 - la Campagne Double 2e groupe : prise en charge des orphelins, pupilles de la Nation 3e groupe : en charge des OPEX.

 

Je ne vous détaillerai pas tout ce qui s'est dit dans les 3 groupes. Simplement sur la Campagne Double. Il parait que Bercy a fait une évaluation du coût sur le global et avance 80 millions d'euros.

 

Nous sommes en désaccord car il faut prendre la réelle application de la Campagne Double. Prenons l'exemple d'un cheminot qui a besoin de 12 mois de Campagne Double pour arriver à 40 annuités (soit 80 semestres) et qui a 24 mois de Campagne Double n'utilisera pas les 12 mois qui restent.

 

Les évaluations sont démentielles de la part de Bercy car le calcul se fait sur la globalité mais ce n'est pas la réalité. Voilà un autre argument qui nous donne raison.

 

Autre sujet, la demi part pour les veuves Anciens Combattants, le ministère devrait mettre ce sujet à l'étude. Mais comment considérer les veuves Anciens Combattants dont le mari est décédé avant 74 ans, seront-elles du côté des veuves civiles ou seront-elles du côté des citoyennes. Plus cette injustice est dénoncée depuis sa suppression. Affaire à suivre.

Enfin, il est bien évident que nous devons poursuivre notre démarche pour obtenir une réunion tripartite en ce qui concerne le point de Pension Militaire d'Invalidité (PMI), le retard est toujours de moins 8 %

 

Comme vous le savez, ce point (PMI) sert pour l'augmentation des Pensions Militaires, de la Retraite du Combattant, de la Mutuelle Spécifique Ancien Combattant.

 

Dans les mois qui viennent nous aurons donc l'occasion de nous adresser aux présidents de groupes à l'occasion de la discussion du Budget.

 

                                   Robert Moullière

Balade Parisienne

 

 

Forum des halles

Coiffé de la Canopée, nouveau signal architectural de Paris et du Grand Paris, le Forum des Halles s’est transformé ! 

Comme une gigantesque feuille ondulant au-dessus de Paris, un immense toit d’acier et de verre recouvre le Forum des Halles. Les Parisiens profitent de cette prouesse architecturale haute de 14 mètres et vaste comme la Cour Carrée du Louvre !

Les architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti ont puisé leur inspiration dans la nature pour concevoir cette toiture étonnante. « J’ai dessiné comme des fluides toutes les énergies naturelles et urbaines agissant sur ce site complexe et, en optimisant ceux-ci, ils ont commencé à faire apparaître un motif qui a modelé la silhouette de l’architecture », explique avec passion Patrick Berger, le co-concepteur de la Canopée. Ce joli mot désigne habituellement la partie supérieure des forêts en contact direct avec l’atmosphère et les rayons du soleil. 

 Les 15 « ventelles » de verre de la Canopée, telles d’immenses lames, se superposent et laissent passer la lumière et l’air. Grâce à cet édifice couleur de sable et ses 18 000 écailles de verre, la clarté du jour pénètre à travers les puits des escalators. Cette architecture novatrice relie « la ville du dessous à celle du dessus » selon le souhait de ses concepteurs.

 

Fontaine des innocents

Sur chacune des trois faces originales, des pilastres jumelés d'ordre corinthien encadrent une arcade surmontée d'un attique et d'un fronton triangulaire. Les naïades au corps voilé, en bas-relief, s'insèrent entre les pilastres. Chacun des attiques est décoré de scènes mythologiques relatives aux sources et fontaines.

La décoration du soubassement de la fontaine d'angle du XVIe siècle était composé de trois bas-reliefs. Des nymphes couchées en compagnie de Tritons et de petits génies y sont sculptés entourés de créatures mythologiques. Ces bas-reliefs, démontés lors du premier déplacement de la fontaine, sont au musée du Louvre.

 

Le Centre Pompidou

Créé par Renzo Piano et Richard Rogers, il est une merveille d’architecture du XXe siècle, reconnaissable à ses escalators extérieurs et à ses énormes tuyaux colorés. Il abrite le musée national d’Art moderne, référence mondiale pour ses collections d’art des XXe et XXIe siècles. Les œuvres d’artistes incontournables sont réparties chronologiquement, sur deux espaces : la période moderne de 1905 à 1960 (Matisse, Picasso, Dubuffet…) et la période contemporaine de 1960 à nos jours (Andy Warhol, Niki de Saint Phalle, Anish Kapoor…). En plus de ces collections permanentes, des expositions de renommée internationale sont organisées toute l’année au dernier étage, d’où la vue panoramique sur le centre de Paris et ses toits est imprenable. On y passe volontiers une demi-journée, voire la journée entière : on se restaure au Georges, on s’instruit à la Bibliothèque publique d’information et on flâne dans les rayons de la boutique. Au pied du Centre, sur la Piazza, l’atelier Brancusi présente une collection unique des œuvres de cet artiste majeur de l’histoire de la sculpture moderne.

 

La fontaine Stravinsky

Dans la continuité d'un Centre Pompidou pétulant et coloré, planté comme une incongruité au milieu de l'un des plus vieux quartiers de Paris, la fontaine Stravinsky, avec ses couleurs éclatantes et ses formes naïves, est l'autre touche de fantaisie de Beaubourg. Aux commandes de ce projet de 1983, deux artistes proches du Nouveau Réalisme, sorte de pop art à la française : Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely, alors mariés depuis douze ans. Pour cette fontaine conçue comme un hommage au compositeur russe, les deux sculpteurs tentent de donner corps à la musique. Tandis que les sculptures vives de Niki de Saint Phalle renvoient à 'L'Oiseau de feu' ou au 'Sacre du printemps' notamment, les installations mouvantes de Jean Tinguely forment un ballet mécanique, qui travaille aussi sur le son (des jets d'eau, des constructions métalliques). Ce n'est pas un hasard si l'œuvre se situe au pied de l'IRCAM, l'Institut de recherche en musique contemporaine.

Avec ses airs enfantins, ses sirènes pulpeuses, ses rondeurs et ses machinations brinquebalantes, la 'Fontaine des automates', en mouvement perpétuel, dégage quelque chose de ludique, d'insouciant, mais aussi d'insaisissable, qui relève de la magie ou du surréel. D'ailleurs, qu'il la regarde s'agiter aux pieds du Centre Pompidou, dont elle paraît être une excroissance, ou qu'il l'observe de l'autre sens avec en toile de fond l'église Saint-Merri, le visiteur percevra différemment cet exubérant mécano. Une œuvre à la croisée des disciplines, entre architecture, sculpture, musique, peinture, mécanique et design urbain.

 

Niki de Saint Phalle (1930-2002) est l’une des artistes les plus populaires du milieu du XXe siècle mais paradoxalement la richesse et la complexité de son œuvre restent à découvrir. Elle compte parmi les premières artistes femmes à acquérir de son vivant une reconnaissance internationale et à jouer de sa personnalité médiatique. Niki est d’ailleurs l’une des premières – au même moment que Warhol – à utiliser la presse et les media pour contrôler ou orienter la réception de son travail. Autodidacte, Niki de Saint Phalle s’inspire de Gaudi, Dubuffet et Pollock pour mettre en place dès la fin des années 50 un univers singulier, en dehors de toute tendance et mouvement. Son parcours biographique y est sublimé par la création de grands thèmes et de mythes qui articuleront ensuite toute son œuvre. On en connaît le caractère joyeux et coloré, mais on en a oublié la violence, l’engagement et la radicalité. Qu’il s’agisse de l’audace de ses performances, du contenu politique et féministe de son travail ou de l’ambition de ses réalisations dans l’espace public.

 

10 AOÛT 1944 – 10 AOÛT 2018

74ème anniversaire de la grève insurrectionnelle des cheminots de

la région parisienne

 

Le vendredi 10 août 2018, les Anciens Combattants, les cheminots, adhérentes, adhérents, Amis de l’A.N.C.A.C, accompagnatrices, accompagnateurs, CGT Cheminots, ONCF …, ainsi que de nombreux porte-drapeaux se sont déplacés en très grand nombre afin de commémorer le 74ème anniversaire de la grève insurrectionnelle des cheminots de la région parisienne du 10 août 1944.

 

En effet, le 10 août 1944, les derniers combats pour la libération du sol national sont engagés. La région parisienne est celle d’où partent les convois de ravitaillement, de munitions, d’armements, de troupes allemandes nazies …. Plus rien ne doit sortir ou passer par PARIS !

 

Pour ce faire, les cheminots donnent le signal. L’ordre de grève est lancé aux dépôts de VITRY-SUR-SEINE, VILLENEUVE-SAINT-GEORGES, IVRY-SUR-SEINE, à celui des BATIGNOLLES.

 

Les combats qui commencent entraineront, le 18 août, le peuple parisien à la libération de la capitale (qui sera effective le 25 de ce mois d’août) et, du même coup, le peuple français à la libération de tout le pays.

 

En ce 74ème anniversaire, l’A.N.C.A.C a l’honneur d’ouvrir les cérémonies officielles de la libération de PARIS qui se dérouleront jusqu’au 25 août, date de la reddition de la garnison allemande du Général Dietrich VON CHOLTITZ, en gare de Paris-Montparnasse, au Général LECLERC, Commandant la 2ème Division Blindée (la 2ème DB) et au Colonel ROL TANGUY, Chef militaire des insurgés.

 

La cérémonie patriotique en gare de Paris-Est s’est déroulée en ouverture du Conseil National afin de célébrer le 74ème anniversaire de la grève insurrectionnelle des cheminots. Etaient présents : Monsieur Pierre–Yves BIET (Secrétaire Général de la gare de PARIS EST), des porte-drapeaux, des représentants syndicaux, du CER, de l’ONCF, ainsi que d’une très forte délégation de notre Association Nationale.

 

Avant de procéder à ladite cérémonie, une remise de décoration officielle venait récompenser Louis DUTTO, Président de la région PACA et membre du Conseil National de notre association. Robert MOULLIERE, Président National de l’A.N.C.A.C remettait, après avoir prononcé une brève allocution ainsi que la formule rituelle, la médaille de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite, à notre ami Louis DUTTO.

 

Les gerbes et coussins ont été déposés par Monsieur Pierre – Yves BIET (Secrétaire Général de la gare de PARIS EST au nom de la S.N.C.F, par Roger CHAPUIS, Jean MARCHANDEAU, André LIERES pour l’A.N.C.A.C, par les représentants de l’O.N.C.F. et des Syndicats de la corporation.

 

 

 

Philippe DELESPAUX du secteur CGT « Paris-Est » relata, lors de la lecture de son allocution, que la grève insurrectionnelle du 10 août 1944 était le relief d’années de mobilisation, de diverses actions de la part des cheminots.

 

La cérémonie se termina par l’interprétation de la Marseillaise et du chant des Partisans. Les autorités rendirent hommage aux porte-drapeaux et saluèrent la nombreuse assistance.

 

A l’ouverture du Conseil National de ce vendredi 10 août 2018 (salle des mariages – Mairie du 10ème arrondissement de PARIS), Robert MOULLIERE « Président National de l’A.N.C.A.C » énuméra, lors de son allocution, les divers points « positifs ou négatifs » concernant le social, la S.N.C.F., les droits des Anciens Combattants, et insista sur les futures actions à mener, etc.

 

Il expliqua ce que représente la journée du 10 août 1944 pour les cheminots, sans oublier de citer Henri HUE (Résistant) qui vient de nous quitter. Une minute de silence était observée à la mémoire des adhérentes et adhérents disparus.

 

Après la réunion de travail qui s’est tenue salle des mariages - mairie du 10èmearrondissement de PARIS, une remise de décorations associatives ponctuait cette matinée de travaux des Conseillers Nationaux.

 

Les parrains médaillaient les futurs récipiendaires, après avoir prononcé quelques mots de félicitations.

 

Louis DUTTO, Président de la région PACA, remettait la médaille d’honneur de l’A.N.C.A.C « échelon bronze » à Madame Marguerite WANDEROILD, photographe attitré de notre Association Nationale.

 

Jean MARCHANDEAU, Président de la région NORD-EST, décorait Jean POURCHER « Président de la Section A.N.C.A.C de VITRY-LE-FRANCOIS, de la médaille de l’ORMC « CM » étoile OR.

 

Robert MOULLIERE, Président National, remettait la médaille de l’ORMC « CM » étoile OR, à Claude WANDEROILD, « porte-drapeau national » et Président de la section de FREJUS – SAINT-RAPHAËL.

 

Une deuxième cérémonie se déroula au monument aux morts de la Mairie du 10ème arrondissement de PARIS, en présence de Monsieur Didier LE RESTE « Conseiller de PARIS ».

 

Après une brève allocution de Didier LE RESTE, le coussin de notre Association Nationale a été déposé par Robert MOULLIERE / Didier LE RESTE / Robert BAPTIER.

La Marseillaise a été interprétée par la nombreuse assistance.

 

Le verre de l’amitié était offert par la Mairie du 10ème arrondissement.

 

À la suite du repas convivial (90 personnes) servi au restaurant « Le Saulnier – boulevard Sébastopol – 75010 PARIS », l’après-midi fut consacré à une croisière commentée sur la Seine, ainsi qu’un tour de ville de PARIS.

 

 

Dès 18 heures, environ 250 personnes, une vingtaine de porte-drapeaux, personnalités civiles, cheminots de tous services, Associations amies d’Anciens Combattants, syndicats de la corporation, Orphelinat National des Chemins de Fer, etc. furent fidèles au rendez-vous (Musoir FRIEDLAND) afin de célébrer le 74ème anniversaire de la grève insurrectionnelle des cheminots de la région parisienne.

 

De nombreuses personnalités avaient également répondu à notre invitation afin de commémorer cette date hautement historique :

 

-                     Madame la Chef du protocole du Comité de la flamme,

-                     Monsieur Benjamin RAIGNEAU (Direction des Ressources Humaines S.N.C.F) représentant Monsieur Guillaume PEPY, Président de la S.N.C.F,

-                     Monsieur Robert CREANGE (Vice-président de l’U.F.A.C) représentant Monsieur Jacques GOUJAT, Président de l’U.F.A.C Nationale,

-                     Monsieur Philippe BEAUDELOT représentant l’Amicale de CHATEAUBRIANT – VOVES – ROUILLE – AINCOURT,

-                     Monsieur Gérard COUSIN représentant l’Orphelinat National des Chemins de fer, ainsi qu’une délégation composée de quinze pupilles de l’O.N.C.F,

-                     Madame Michèle ASSERE représentant la F.N.D.I.R.P et l’A.N.A.C.R « 94 »,

-                     L’Association « A.C.P.G » - ALGERIE/TUNISIE/MAROC,

-                     Monsieur Georges DUGAVE, porte-drapeau fédéral de la F.N.C.A.C,

-                     Monsieur Laurent BRUN « Secrétaire Général », Cyril CAPDEUVIELLE, Denis VIAL représentants la Fédération C.G.T des Cheminots,

-                     L’U.F.C.M « C.G.T » et l’Union Fédérale des retraités,

-                     Les Secteurs Fédéraux de la C.G.T de Paris-Est – Paris Rive Droite/Rive Gauche – Paris-Nord – Paris-gare-de-Lyon – Paris-Montparnasse – Paris Saint-Lazare, de nombreuses sections de l’A.N.C.A.C étaient représentées,

-                     SAINT-MAXIMIN « P.M.I.B ».

 

Il faut saluer la fidélité, le dévouement des nombreux militants de province qui, chaque année, viennent en famille manifester leur attachement aux valeurs pour lesquelles sont tombés tant de cheminots dans les diverses régions de France au cours de la seconde guerre mondiale « 1939/1945 ».

 

Un imposant cortège précédé des porteurs de gerbes et coussins, d’une vingtaine de porte-drapeaux, des pupilles de l’Orphelinat National des Chemins de Fer « O.N.C.F », une rose à la main, suivis des personnalités civiles, des représentants syndicaux, associatifs, des adhérents(es) de notre Association Nationale, etc., défila du MUSOIR FRIEDLAND, avenue des CHAMPS-ELYSEES à la place de l’ETOILE – CHARLES DE GAULLE.

 

Les enfants de l’Orphelinat National des Chemins de Fer (O.N.C.F » déposèrent, à tour de rôle leur rose sur la dalle sacrée « Tombeau du Soldat Inconnu ».

S’ensuivit le dépôt de gerbes et coussins par Messieurs les représentants des diverses organisations et délégations, Messieurs Robert MOULLIERE « Président National de l’A.N.C.A.C, Benjamin RAIGNEAU « Direction des Ressources Humaines de la S.N.C.F », représentant Monsieur Guillaume PEPY au nom de notre Association Nationale.

 

Robert MOULLIERE « Président National » assisté de pupilles de l’Orphelinat National des Chemins de Fer ravivèrent la flamme sous l’Arc de Triomphe – Tombeau du Soldat Inconnu ».

Une minute de silence était observée à la mémoire des cheminots morts pour la France au cours de la seconde guerre mondiale.

 Après le dépôt des gerbes et coussins sur le Tombeau du Soldat Inconnu et les sonneries d’usage (aux morts) interprétées par un clairon et un tambour, la Marseillaise chantée par l’assistance, les autorités, Robert MOULLIERE rendirent hommage aux porte-drapeaux et saluèrent la nombreuse assistance.

 

MESSAGE

Les Conseillers Nationaux adressent leurs meilleurs vœux de prompt rétablissement à Christian LAIRAT, Pierre MAIGRET, Joseph MARIOTTI, absents en ce vendredi 10 août 2018.

 

NOTA

En matinée, visite organisée pour les accompagnateurs et accompagnatrices (une balade parisienne) sous la conduite de Madame Micheline PICHON et Monsieur Jean-Paul HETES.

 

En après-midi, croisière commentée sur la Seine, un tour de ville de PARIS

 

 

                                                                                                                                         René PALOS

 

Cérémonie du 10 Août en gare de Paris Est

 

 

Le vendredi 10 aout a eu lieu la cérémonie du 10 aout en mémoire de la grève insurrectionnelle des cheminots le 10 Aout 194

La cérémonie a commencé à 9h15 en présence des drapeaux des différentes sections de l’ANCAC

4 gerbes ont été déposées par :

·         L’ANCAC Association nationale des cheminots anciens combattants

·         Le comité d’entreprise des cheminots de Paris-Est

·         La fédération des cheminots de Paris-Est

·         L’UNSA

Après la minute de silence et le passage de la Marseillaise et le Chant des Partisans, Intervention de Philippe Delespau pour le compte de la Fédération des cheminots CGT de Paris-Est :

 

Intervention de Didier Le Reste à la Mairie du 10ème arrondissement de Paris

 

 

Mesdames, Messieurs, Chers Amis Chers camarades,

J’ai le plaisir au nom de la municipalité du 10ème arrondissement de Paris à vous souhaiter la bienvenue en ces lieux qui vous sont maintenant familiers puisque vous y tenez depuis quelques temps le conseil national de votre association, je dirai de notre association, l’Association Nationale des Cheminots Anciens combattants, Résistants, Prisonniers et Victimes de guerre.

Avec cette cérémonie en cette Mairie, succédant à celle tenue ce matin en gare de l’Est, nous honorons celles et ceux qui ont combattu l’occupant et au prix de leur vie nous permettent d’être libres aujourd’hui.

Les résistants Français et ajoutons-y les étrangers au moment où le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie reprennent de la vigueur, oui honorons tous les combattants patriotes qui n’ont jamais courbé l’échine pour maintenir la France au combat contre la plus abominable entreprise de barbarie que l’humanité ait connue.

Résister et combattre c’est être fidèle aux idéaux défendus par ces résistants anonymes ou plus emblématique comme a été Pierre Semard ou encore Guy Moquet qui écrivait avant d’être fusillé sur une planche de la baraque 19 au camp de Chateaubriant :

« Les Copains qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir »

A cet instant, on pense bien naturellement comme cela a été rappelé ce matin au lourd tribut que la corporation des cheminots a payé à la liberté, à l’indépendance et à la paix.

Oscar Wilde disait « La jeunesse est le seul bien qui vaille »

74 ans après sa publication, les valeurs que le programme du CNR affirme : « Liberté, Justice sociale, Solidarité » sont à l’évidence à leur seul énoncé, les seuls susceptibles de constituer le socle d’une République Citoyenne où la jeunesse peut trouver les repères dont elle a besoin.

C’est pourquoi, il convient de saluer et d’encourager toutes les initiatives qui portent le devoir et le travail de mémoire singulièrement en direction des jeunes générations.

Le temps passe mais le temps ne tue pas le Passé quand les enseignements d’hier conservent un caractère d’actualité.

La tendance de l’histoire, c’est toujours de perdre la relativité.

Lorsque le devoir de mémoire n’est pas répété et que la transmission des faits historiques n’est pas correctement réalisée, il se trouve toujours quelques révisionnistes et ils sont plus nombreux depuis quelques années, qui s’empressent de la déformer pour mieux nous la faire oublier.

Commémorer, rendre hommage, n’a rien d’archaïque, de passéiste, mais c’est nous attacher modestement mais dignement, avec lucidité et détermination à être les fiers héritiers de celles et ceux qui sont morts pour notre liberté pour lesquels nous nous devons de prolonger leur combat.

Ceci afin de mieux comprendre les défis de notre société d’aujourd’hui et de construire l’avenir.

En ce sens, il faut saluer l’action pour la PAIX engagée sans relâche par l’ANCAC dans un contexte notamment international ou les foyers de tension nationalistes, les guerres régionales se développent comme progressent les extrémismes et populismes de tous poils.

Comme les cheminots l’ont montré ces derniers mois par leur lutte exemplaire visant à s’opposer aux politiques de casse du bien commun, du démantèlement d’un grand service publique en résonnance avec le programme de CNR.

Ne laissons jamais sans réagir, salir la mémoire des résistants, travestir la réalité de faits historiques.

Unis par leur statut depuis 1938, les cheminots sont porteurs d’esprit de solidarité et de lutte, valeurs qui sous l’occupation, structurent de manière prépondérante une conscience de résistance reconnue historiquement et politiquement.

Ainsi la corporation dans sa plus large composition s’est particulièrement distinguée par des actes de résistance, de désobéissance, de désorganisation et de sabotage des transports malgré un attachement légendaire à leur outil de travail.

Vous le savez sans doute, à partir d’une histoire vraie a été réalisé un film intitulé « Je suis vivante et je vous aime – SARAH »

C’est justement l’histoire d’un train de déportés juifs. Celui-ci s’immobilise dans une gare, un incident matériel provoqué par un sabotage en est la cause. Les soldats Allemands sont furieux et menaçants. Ces trains étaient encadrés, rappelons-le, par l’armée Allemande, par les SS, la gestapo, et aussi par des cheminots Allemands. Il était impossible de les approcher. Un cheminot assure l’inspection du train, il entend une voix et un message tombe sur le ballast. A partir de cet écrit, il tentera de sauver une famille sans y parvenir. Un seul rescapé un petit garçon qu’il va adopter.

Oui dans notre corporation, la résistance a été à l’honneur des cheminots. Nous pouvons en être fiers et nous comporter comme de dignes héritiers de ces engagements.

C’est pourquoi, sans fétichisme du passé, des commémorations comme celle d’aujourd’hui sont indispensables pour le devoir et le travail de mémoire, pour honorer celles et ceux qui ont perdu la vie au combat mais aussi et surtout pour rappeler les valeurs auxquelles ils croyaient et la noblesse de leur engagement.

Le grève du 10 août 1944 dont on commémore aujourd’hui le 74ème anniversaire, qui constituera une phase ultime de la « Bataille du rail », la seule grève dont aimait à rappeler notre Camarade Georges Séguy qu’elle fût politique puisque « insurrectionnelle » participe de cette haute ambition que je rappelais précédemment.

 

 

Didier LE RESTE

 

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