Journée Internationale des Droits de la Femme

Hommage aux femmes dans la Résistance

 

 

 

Olga Bancic membre des FTP-MOI symbole des femmes étrangères engagées dans la Résistance Française.

Juive Roumaine et communiste, Olga Bancic a toujours combattu le système fasciste. Seule femme du groupe Manouchian, engagée dans les FTP-MOI, elle fut parmi les premières à organiser des actes de résistance qui se transformèrent en lutte armée.

 

C'est un honneur pour la France d'avoir pu compter dans les rangs de la résistance à l'envahisseur nazi une femme de la trempe d'Olga Bancic. Elle était d'un courage inébranlable, une grande figure féminine, une mère aimante, qui rehausse avec force le rôle qu'ont joué de très nombreuses femmes et jeunes filles avec l'ensemble des résistants. Et l'on sait que, malgré les tortures ignobles de ses geôliers elle n'a pas cédé ni concédé le moindre renseignement pouvant les servir dans leurs tristes besognes. On sait aussi que, durant le laps de temps qui s'est écoulé entre la date de sa condamnation et son exécution en Allemagne elle fut de nouveau lourdement harcelée et torturée, sans jamais céder. Une véritable héroïne, juive et communiste.

 

Sixième enfant d'un petit fonctionnaire, à quatorze ans, elle a commencé à travailler comme ouvrière. Après une enfance et une jeunesse active et animée en Roumanie, pays où elle est née en mars 1912, alternant travail clandestin et séjours en prison pour ses activités syndicales et revendicatives, à seize ans et demi, elle se marie avec Salomon Jacob connu sous le nom d'Alexandre Jar écrivain, et part à Bucarest, où elle adhère aux jeunesses communistes. Recherchée, traquée de toutes parts, elle quitte son pays et arrive en France en 1938 pour suivre des études à la faculté des lettres. Alors âgée de vingt-six ans, elle participe à l'envoi d'armes aux républicains Espagnols. Et donne naissance en 1939 à une petite fille, Dolorès.

 

1940, c'est la guerre avec l'occupation allemande de la France. Sans la moindre hésitation, Olga s'engage et fait partie des (Francs-tireurs et partisans de la main - d'œuvre immigrée) dans la lutte contre les nazis. Elle fut parmi les premières à organiser et réaliser des actes divers de résistance qui se transformèrent assez rapidement en lutte armée.

 

Pour être libre de ses mouvements et pouvoir se consacrer entièrement à la Résistance, elle confie sa petite fille à une famille française qui en prendra bien soin.

 

Elle est chargée de l'assemblage de bombes et divers engins explosifs, de leur transport à destination et également du convoiement d'armes destinées aux opérations, armes qu'elle récupère après chaque opération pour les mettre en lieu sûr.

 

Le 16 novembre 1943, elle est arrêtée par les brigades spéciales de la préfecture de police de Paris, en même temps que Marcel Rayman et Joseph Sevec, combattants des FTP-MOI, en tout 23 d'entre eux qui donneront à la propagande nazie l'occasion de faire placarder la célèbre Affiche rouge, dite du groupe Manouchian, à Paris et dans toute la France.

Le 21 février 1944, les 23 sont condamnés à mort par une cour martiale allemande, réunie à Paris le 15 février 1944. Les 22 hommes du groupe sont fusillés le jour même de leur condamnation, au mont Valérien. Olga Bancic est transférée en Allemagne. Elle est incarcérée à Karsruhe puis, le 3 mai 1944, dans la prison de Stuttgart où elle est décapitée le 10 mai, à trente deux ans, le jour même de son anniversaire.

 

Avant d'être exécutée, elle fit parvenir à la Croix-Rouge le 9 mai 1944 une  lettre pleine d'amour à sa fille chérie.

 

Ayons toujours à l'esprit le courage et l'abnégation d'Olga Bancic morte pour la France et la liberté de notre pays, malgré des tortures ignobles elle ne céda jamais.

 

Amie de l'A.N.C.A.C Annette COLAS

 

 

 


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