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COMBATTANTS ENFINS RECONNUS ?

Pour le budget 2019 le gouvernement devrait annoncer prochainement que les militaires français déployés en Algérie après les accords d’Evian de juillet 1962 à juillet 1964 pourront bénéficier de la carte de combattant et de ses avantages selon la commission de la défense de l’assemblée nationale.

 Environ 25 000 personnes seraient concernées par cette extension.

                                                      Le Secrétaire national

Pour la reconnaissance de la loi

 

Parmi les effectifs (appelés maintenus et rappelés) ayant servis en Afrique du nord pendant la période 1952-1962, plus d’un million deux cent mille jeunes soldats de notre pays ont été mobilisés pour défendre les intérêts de la nation et sauvegarder la paix.

Or, après les combats qui se sont déroulés au-delà de la méditerranée, nous constatons que près de la moitié des participants ont aujourd’hui disparus et que le reste ne sont plus que des vivants potentiels.

Faudra t’il encore attendre que cette génération n’existe plus pour octroyer à titre posthume, les réparations dues à cette jeunesse déjà touchée une première fois durant leur enfance, pendant la seconde guerre mondiale.

Les Anciens combattants d’Afrique du nord se voient aujourd’hui victimes, une troisième fois d’autre genre de guerre, la guerre économique ou juridique pour ne pas appliquer correctement ce dont ils sont redevables en fonction du temps passé au détriment de leur jeunesse et sacrifié une part de leur santé ont droit à d’autres égards nous semble-t-il.

Il est de bon ton de glorifier les anciens combattants qui ont respectés leurs droits et leurs devoirs qui leur avaient été incombés et c’est tout honneur. Mais depuis des décennies, un préjudice important, un lourd Contentieux continuent de léser les anciens combattants et victimes de guerre en Afrique du nord, notamment vers les fonctionnaires et assimilés de l’état sur l’extension de la loi du 14 avril 1924 attribuant le bénéfice de la campagne double.

Malgré plusieurs requêtes au conseil d’état, la situation ne nous est pas favorable. Rien ou si peu n’a évolué dans le bon sens. L’actuel gouvernement semble négliger ce problème important aux yeux des cheminots retraités.

L’action de l’ANCAC n’a jamais été conditionnée par la nature du gouvernement en place mais par son aptitude à régler le contentieux opposant les cheminots anciens combattants à l’état.

Nos démarches d’aujourd’hui, pour l’égalité des droits en la matière ne sont pas une manifestation de défiance envers le pouvoir actuel, mais une adjuration à surmonter les pressions et les blocages qui font obstacle à la tenue des engagements sur la base que la majorité des Français lui a confié les affaires du pays.

Nous attendons que le nouveau président de la république prenne les mesures utiles qui s’imposent pour le principe d’égalités des droits reconnus par la loi du 9 décembre 1974 et se traduise en décision concrètes et adéquates.

Il ne faudrait pas que les hommes se battent contre l’ingratitude et continuellement contre le préjudice dont ils sont victimes.

Nous ne quémandons aucune aumône, mais simplement le respect de la loi, rien que la loi, toute la loi.

 

                                                                                   Jean Marchandeau

 

Parmi les effectifs (appelés maintenus et rappelés) ayant servis en Afrique du nord pendant la période 1952-1962, plus d’un million deux cent mille jeunes soldats de notre pays ont été mobilisés pour défendre les intérêts de la nation et sauvegarder la paix.

Or, après les combats qui se sont déroulés au-delà de la méditerranée, nous constatons que près de la moitié des participants ont aujourd’hui disparus et que le reste ne sont plus que des vivants potentiels.

Faudra t’il encore attendre que cette génération n’existe plus pour octroyer à titre posthume, les réparations dues à cette jeunesse déjà touchée une première fois durant leur enfance, pendant la seconde guerre mondiale.

Les Anciens combattants d’Afrique du nord se voient aujourd’hui victimes, une troisième fois d’autre genre de guerre, la guerre économique ou juridique pour ne pas appliquer correctement ce dont ils sont redevables en fonction du temps passé au détriment de leur jeunesse et sacrifié une part de leur santé ont droit à d’autres égards nous semble-t-il.

Il est de bon ton de glorifier les anciens combattants qui ont respectés leurs droits et leurs devoirs qui leur avaient été incombés et c’est tout honneur. Mais depuis des décennies, un préjudice important, un lourd Contentieux continuent de léser les anciens combattants et victimes de guerre en Afrique du nord, notamment vers les fonctionnaires et assimilés de l’état sur l’extension de la loi du 14 avril 1924 attribuant le bénéfice de la campagne double.

Malgré plusieurs requêtes au conseil d’état, la situation ne nous est pas favorable. Rien ou si peu n’a évolué dans le bon sens. L’actuel gouvernement semble négliger ce problème important aux yeux des cheminots retraités.

L’action de l’ANCAC n’a jamais été conditionnée par la nature du gouvernement en place mais par son aptitude à régler le contentieux opposant les cheminots anciens combattants à l’état.

Nos démarches d’aujourd’hui, pour l’égalité des droits en la matière ne sont pas une manifestation de défiance envers le pouvoir actuel, mais une adjuration à surmonter les pressions et les blocages qui font obstacle à la tenue des engagements sur la base que la majorité des Français lui a confié les affaires du pays.

Nous attendons que le nouveau président de la république prenne les mesures utiles qui s’imposent pour le principe d’égalités des droits reconnus par la loi du 9 décembre 1974 et se traduise en décision concrètes et adéquates.

Il ne faudrait pas que les hommes se battent contre l’ingratitude et continuellement contre le préjudice dont ils sont victimes.

Nous ne quémandons aucune aumône, mais simplement le respect de la loi, rien que la loi, toute la loi.

 

                                                                                   Jean Marchandeau

76ème anniversaire de la mort de Pierre SEMARD

 

 

Le 7 mars 2018, il y aura 76 ans que Pierre SEMARD était fusillé par les nazis à EVREUX.

 

Son nom rappelle toute une vie consacrée à une lutte active et pleine d'abnégation pour la cause des travailleurs. Il fut celui qui connaissait le mieux les problèmes et les aspirations des cheminots. Notre Association Nationale n'oubliera jamais la contribution déterminante qu'il apporta à sa création, il ya 87 ans, ni la sollicitude qu'il manifesta constamment à l'égard des revendications des Anciens Combattants.

 

Pierre SEMARD, secrétaire de la Fédération Nationale des Travailleurs du chemin de fer, administrateur de la S.N.C.F, était de ceux qui avaient dénoncé le pacte de MUNICH, et la soumission à Adolf HITLER.

 

Il est arrêté le 18 octobre 1939, par ceux qui allaient porter Philippe PETAIN au pouvoir. Incarcéré à la prison de la Santé, il est condamné le 6 avril 1940 à 3 ans de prison, malgré la belle déposition en sa faveur d'un dirigeant de la S.N.C.F, Marcel BLOCH, ingénieur en chef du matériel qui fut pour cette courageuse prise de position, mis à la retraite d'office dans les 48 heures qui suivirent.

 

Transféré de prison en prison, puis au camp du GAILLON, Pierre SEMARD est livré, par les autorités de VICHY, aux allemands qui le fusillent le 7 mars 1942, à EVREUX.

 

En cette journée du 7 mars 2018, c'est à la Résistance toute entière que les cheminots rendent hommage en honorant ce grand militant ouvrier, lieutenant colonel de la Résistance intérieure française.

 

René PALOS

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