8 MAI 1945

 

 

Il y a 73 ans..... c'était la fin du cauchemar

 

 

Une nouvelle fois ! Les français vont commémorer une date glorieuse de leur histoire, celle du 8 mai 1945, jour de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie.

 

Pour tous les français, comme pour tous les peuples, ce fut alors une grande fête de la paix, de la liberté, de l'indépendance nationale reconquises, au prix d'immenses et douloureux sacrifices.

 

Il va de soi que les cheminots s'associent de toutes leurs forces à la célébration de ce 73eme anniversaire, précédé quelques jours plus tôt par celui du retour des prisonniers et de tous les déportés, en se recueillant notamment devant les plaques, stèles et monuments aux morts des établissements S.N.C.F.

 

Ils lanceront aux participants et à la population le message traditionnel de l'Union Française des Associations de Combattants et des Victimes de Guerre « U.F.A.C », de fraternité et de paix.

 

Durant ces années noires et sombres de cette triste période, les cheminots s'étaient battus pour chasser l'occupant nazi, mais aussi pour reconstruire une France nouvelle où s'affirmeraient le progrès et la démocratie sur la base des options du programme du Conseil National de la Résistance « C.N.R ».

 

C'est à quoi s'employa l'A.N.C.A.C à qui la victoire permettait de recouvrer une existence légale, après une trop longue période clandestine.

 

Ce vaste mouvement, pour faire prendre vie à cette charte civique du Conseil National de la Résistance, rencontra la résistance acharnée des forces rétrogrades ayant pactisé avec l'ennemi et qui, petit à petit, retrouvaient leur place « aux affaires ». Néanmoins, d'importantes avancées sociales furent réalisées, remises en cause de nos jours comme la Sécurité Sociale, la retraite ou notre statut, fruit d'une lutte constante de plusieurs générations de cheminots.

 

Commémorer le 8 mai 1945 ne saurait donc se réduire à raviver le souvenir d'une journée historique particulièrement chère aux survivants qui l'ont préparée et à mettre les plus jeunes en contact avec le passé.

 

Il faut aussi saisir l'actualité, en tirer les enseignements toujours vivants pour notre présent ainsi que pour notre avenir.

 

L'A.N.C.A.C continuera d'apporter sa contribution à l'éclairage de cette page de notre histoire dont les forces de la régression voudraient occulter la vérité et la portée.

 

Proclamons, en ce 8 mai, notre attachement à la cause du monde combattant, inséparable de celle de la France et de la paix.

 

Vive le 8 mai 2018 !

 

René PALOS

Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre

Reconnue d'Utilité Publique par Ordonnance 45.1181 du 14 Mai 1945


 

MESSAGE de l'UFAC du 8 MAI 2018

 

L'UFAC souhaite que ce message soit lu par une jeune fille ou un jeune garçon. Il convient que la lectrice ou le lecteur ait non seulement lu le texte auparavant, mais aussi qu'il lui ait été explicité. Il appartient donc à toute instance éducative ou associative contactant la future lectrice ou le futur lecteur, d'assurer cette information au travers, entre autres, de témoignages.

 

 

Le 8 Mai 1945, l'Allemagne hitlérienne capitulait sans conditions.

La "Liberté" triomphait de la barbarie, mettant fin à toutes les exactions commises par ceux qui rêvaient d'imposer à l'Europe une idéologie totalitaire.

Au jour anniversaire de cette victoire, souvenons-nous et rendons hommage à nos morts, à tous ces soldats de la Métropole, d'Outre-mer, des Forces Alliés, dont le sacrifice sur les différents théâtres d'opérations a permis cette victoire qui rétablissait la "Paix" et rendait à la France son indépendance.

Honorons ia mémoire de toutes celles et tous ceux qui ont été victimes de l'atroce réalité des événements de la Seconde Guerre mondiale : les emprisonnés, torturés et abattus, les victimes civiles, les combattants de toutes armes, les résistants, déportés, fusillés, massacrés, prisonniers, pour leur courage, leur esprit de sacrifice et leur sens du devoir.

Associons également à ce jour anniversaire, la mémoire de Jean MOULIN, premier Président du Conseil National de la Résistance constitué à l'initiative du Général De GAULLE. Parvenu à unifier tous les mouvements de la Résistance française, Jean MOULIN en présidait la première réunion, à Paris, le 27 mai 1943. Arrêté le 21 juin à Caluire-et-Cuire dans la banlieue de Lyon, torturé, il mourut le 8 juillet lors de son transfert vers l'Allemagne. Le général DE GAULLE lui rendra hommage en ces termes : "Pur et bon compagnon de ceux qui n'avaient foi qu'en la France, il a su mourir héroïquement pour Elle".

En cette journée où les Françaises et les Français se souviennent et ont conscience que la Paix et les valeurs humanistes qui sont les leurs sont particulièrement fragiles, ils regrettent que les espérances nées de cette victoire historique du 8 Mai 1945 soient bafouées, le monde connaissant encore aujourd'hui, des situations de guerre, de violence et de haine.

L'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC), invite donc chacune et chacun, particulièrement les jeunes, à œuvrer pour un monde de Fraternité, de Solidarité et de Paix.

Vive la République !

Vive la France !

 

08.03.18

 

 

2, rue Jean-Baptiste Pigalle - 75009 PARIS N° Siren : 784 411 241 - Tél. 01 48 74 58 83 - Fax. 01 49 95 96 70 - Email ass.ufacfa.orange.fr

14-18 LA VICTOIRE, MAIS A QUEL PRIX !

 

 

C’est la fin de la grande guerre que nous allons célébrer cette année.

            Un centenaire nous sépare de 1918, et toujours nous sépare aussi de ce temps si proche et si lointain, un autre désastre de l’histoire celui de la seconde guerre mondiale terriblement proche lui aussi. Il est des moments de l’histoire ou le monde bascule d’une époque a une autre.

            La guerre 14-18 fut sans nul doute un de ces tournants majeurs. Impossible de comprendre les décennies qui forgèrent alors le 20ème siècle sans tremper dans la boue et le sang des tranchées cent ans plus tard, en ces temps de crise mondiale ou l’histoire s’accélère, ce n’est surement pas perdre son temps que de résister à ces bouleversements et leur portée fondatrice.

             En 1918 les traces indélébiles de la guerre se mêle à l’effervescence révolutionnaire.

La grande guerre se termine, soixante dix millions d’homme auront été jetés les uns contre les autres sur tous les fronts sans qu’aient été réellement éradiquées les causes d’affrontements de puissances capitalistes qui sont encore loin de leur apogée industrielle.

              L’Armistice signé, la victoire est fêtée mais la violence de la guerre, la barbarie même n’ont pas dit leur dernier mot, le pire est à venir, l’écho de cette victoire nourrira dans son sien de nouveaux montres qu’il y aura urgence de désamorcer et qui sinon finiront pas éclater autrement.

              Il y a décidément beaucoup à apprendre de l’histoire qui enfanta le dernier siècle.

             Des générations de révoltes surgirent de cette tourmente et le siècle, là encore, en fut transformé politiquement, socialement et culturellement.

                En 1918, le monde nouveau balbutie et se cherche, la révolution d’octobre en Russie fascine. Après quatre années de conflit, la France triomphante panse ses plaies, certaines sont béantes, la société a été profondément modifiée. Le monde paysan s’est affaibli, spectaculaire, chute des naissances, la vie des femmes change, elles ont remplacé dans les usines et les champs les hommes envoyés au front.

Cela dit ces mémoires des poilus ne sont pas univoques et chacun y projette son présent, y recherche héroïsme ou pacifisme.

                                                                                                                              Robert Baptier

 

 

                                                            HAUSSE DES BUDGETS D’ARMEMENT

 

        Cette année comme les précédents, les dépenses militaires augmentent, c’est la puissance de feu des Etats-Unis et de leurs alliés qui reste la plus importante. S’il est vrai qu’en INDE, en CHINE en RUSSIE, les budgets militaires sont en hausse, celle des occidentaux reste des plus inquiétantes, avec 602.8milliards de dollars (490 milliards €) de défense en 2017 equivant à celui des 12 pays qui dépensent le plus pour leur armée. Sur les quinze premiers budgets de la défense dans le monde neuf sont ceux des allies des Etats-Unis, Le royaume Uni, la France et l’Allemagne occupent les premiers rangs.

            Ce climat de tension, attisé par les évolutions au Proche-Orient, entraine une hausse des dépenses militaires, notamment en Europe, ou elles ont progressé de 3,6% en 2017. Le traité de l’atlantique nord (OTAN) exige de ses membres de consacrer 2% de leur produit intérieur brut (PIB) à leur effort de défense.

            L’ANCAC dénonce à nouveau les surcouts liés à l’intégration de la France dans l’OTAN. Elle rappelle que seule la chartre des nations unis et de ses institutions spécialisées constitue le socle des relations internationales au niveau mondial. Les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix.

     

 

 

LES CHEMINOTS, CES GRANDS PRIVILEGIES

 

Régulièrement pointés du doigt, dans une campagne mediaco-politique les cheminots sont jetés en pâture. Les conditions de travail et le statut des cheminots nourrissent critiques et fantasmes, accentués par un gouvernement et des partisans de la casse de l’entreprise public prêts à tout pour attiser l’opinion publique.

Le statut qui encadre les conditions de travail de plus de 90% de salariés de la SNCF ferait d’eux des « privilégiés ».

 Grassement payés et souvent en congé, une campagne mensongère menée par le ministre des transports et le président de le SNCF.

Une vielle méthode dictée par le président de le République et son gouvernement. La concurrence, nous est vendue comme l’alpha et oméga. Vous pourriez alors casser le statut changer le régime social de l’entreprise et lancer la privatisation se servir des dysfonctionnements pour s’attaquer à sa vocation publique, baisser progressivement son financement pour qu’elle cesse de fonctionner normalement. Il faut savoir que les puissants, les importants eux conserveront leur statut celui des privilégies, eux paieront toujours les premières classes et seront aux dividendes bien à l’abri dans leurs quartiers sécurises ou ne vivent jamais les cheminots, ni infirmières ni agents de la fonction publique, ni même professeurs de lycées.

L’ANCAC soutient l’action des cheminots et s’inscrit dans l’action menée par les organisations syndicales.

                                                                                                           Robert Baptier

 

 

 

Le 19 mars 1962, à 12 heures, le cessez le feu est proclamé en ALGERIE

 

 

 

 

Traditionnellement, le mouvement Ancien Combattant commémore le souvenir de ceux qui sont tombés durant les diverses guerres.

 

L'A.N.C.A.C a toujours contribué à ce que la mémoire des victimes de la guerre d'ALGERIE et des combats de TUNISIE et du MAROC soit honorée dans l'union la plus large et le recueillement qui convient.

 

Elle a tenu le plus grand compte du drame vécu par ses adhérents Anciens Combattants d'Afrique du Nord : de l'immense soulagement ressenti par le plus grand nombre à l'issue de cette guerre, mais aussi de la douloureuse amertume de certains.

 

D'emblée, énormément d'Anciens Combattants d'Afrique du Nord « Cheminots » rejoignent les rangs de l'A.N.C.A.C qui, toujours, avaient eu une position nette pour la négociation afin de trouver une solution équitable et pacifique en Afrique du Nord.

 

19 MARS 1962. LE BON CHOIX

 

Dès 1963, l'A.N.C.A.C s'est ralliée à tous ceux qui choisirent le 19 mars - jour anniversaire du cessez-le-feu - pour honorer la mémoire des trente mille soldats tombés en ALGERIE, TUNISIE et MAROC. Et ce, bien entendu, qu'ils soient morts comme toutes les victimes civiles, avant ou après le cessez-le-feu.

 

Le 19 mars de chaque année, chacun se recueille et se souvient de ces camarades disparus, en pleine jeunesse, non pas pour des « opérations de police » mais dans une VERITABLE GUERRE.

 

En ce 55eme anniversaire de la fin de la guerre d'ALGERIE, nous demandons à tous nos adhérents de participer le plus largement possible aux cérémonies du souvenir, dans l'unité la plus large, à la mémoire de nos camarades disparus.

 

Ce jour de recueillement doit être aussi l'occasion d'affirmer notre détermination d'obtenir enfin satisfaction à la reconnaissance de nos droits à réparation, la légalité pour l'obtention des bonifications de campagne « Campagne Double » (loi du 14 avril 1924) sur le temps passé dans les territoires concernés et non sur les actions de feu pour les Anciens Combattants d'Afrique du Nord (fonctionnaires, travailleurs de l'Etat, assimilés), pour l'attribution de la carte du Combattant (1er juillet 1964), etc.

 

 

René PALOS

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