Présentées par André LIERRES

 

 

 

 

 

 

 

RESOLUTIONS

 

UNION DES RESISTANTS

 

 

Les délégués à l’Assemblée Générale Nationale de (Association Nationale des Cheminots Anciens Combattants Résistants, Victimes de Guerre), réunis à Paris le 22 mai 2019

Réaffirment que l'Union des Résistants, partie intégrante de l'A.N.C.A.C, s'efforce de garder dans son activité comme principes fondamentaux les idéaux de la Résistance, la déclaration universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 et de 1948, du programme du Conseil National de la Résistance (C.N.R de 1944), et qu'elle n'a jamais ménagé ses efforts dans ce combat permanent.

Appellent à nouveau les Résistants antifascistes et les survivants des camps nazis à agir en raison de leur poids moral et de leur autorité acquise dans la lutte pour la liberté et la démocratie, afin de l'opposer de toutes leurs forces aux phénomènes inquiétants d'intolérance, de xénophobie, d'antisémitisme dans différents pays dans lesquels des groupements d'extrême droite, des néofascistes sévissent et commettent des violences.

Attirent l'attention sur la manipulation dangereuse de démagogies politiques et populistes qui attisent la haine et le chauvinisme nationaliste, et sur les tentatives de réhabilitation du négationnisme ainsi que toute falsification de l'histoire tendant à occulter le rôle joué par la Résistance et à banaliser les manifestations fascistes.

Continuent à s'impliquer dans la formation historique des jeunes générations pour une meilleure intégration de l'histoire sur la Résistance insuffisamment dispensée par l'Education Nationale. Le concours National de la Résistance et de la déportation, les visites des Résistants dans les lycées et collèges, les livres, les cassettes, les expositions, font connaître à la jeunesse avide de savoir ce que fut cette période de la vie de leurs aînés et pourquoi ils ont dit « plus jamais ça » sont des éléments essentiels et indispensables à la connaissance des valeurs défendues par les femmes et les hommes qui ont combattu pour la liberté. Ils demandent que le programme du Conseil National de la Résistance soit porté à la connaissance des lycéens et des collégiens.

Appellent à participer chaque année à la cérémonie de la Journée de la Déportation le dernier dimanche d'avril.

Participent aux cérémonies dans les établissements scolaires qui ont une plaque commémorative.

Poursuivront leurs démarches pour que les lieux de mémoire soient préservés ainsi que le respect des dates historiques (demandent à chacune de nos sections, de participer dans leur département, au Comité du concours de la Résistance et de la Déportation organisé par l'Inspection Académique), de se renseigner pour qu'il ait lieu et devienne obligatoire dans chaque département et d'être vigilant afin de conserver et d'entretenir les plaques commémoratives. Déjà quelques camarades de l'A.N.CA.C en font partie.

Interviennent avec force auprès du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel « CSA » pour que mensuellement les émissions historiques concernant la Résistance s'effectuent dans des plages horaires compatibles à une meilleure écoute.

Constatent et dénoncent que de nombreuses injustices, concernant la reconnaissance des services accomplis dans les combats libérateurs, subsistent encore 75 ans après la libération.

Renouvellent avec insistance la demande d'attribution de la carte du Combattant Volontaire de la Résistance (CVR) aux titulaires de la médaille de la Résistance ou de la Croix de Guerre au titre de la Résistance.

Exigent que tous les titulaires de la carte de Combattant Volontaire de la Résistance ou de Combattant au titre de la Résistance obtiennent la reconnaissance de leur qualité de Combattant Volontaire par l'attribution de la Croix de Combattant Volontaire et, que toutes les personnes, ayant prouvé leur participation à la Résistance mais ne réunissant pas toutes les conditions exigées pour l'attribution de la carte du Combattant ou la carte de CVR, reçoivent un diplôme spécifique de reconnaissance.

Considèrent que la reconnaissance équitable des services accomplis dans la Résistance et la défense des droits des Résistants sont inséparables du travail de mémoire, du respect de la vérité historique et du développement de l'esprit civique.

Exigent du Premier Ministre de mettre fin à toutes forclusions de droit ou de fait, aux demandes des titres de Combattant Volontaire de la Résistance. Les dispositions actuelles (circulaire du 27 janvier 1998) ne peuvent être considérées comme des mesures équitables permettant une juste reconnaissance des services accomplis dans la Résistance.

Appellent l'ensemble des sections à organiser le déplacement à PARIS le 10 août de chaque année « le 10 août 1944 » (grève insurrectionnelle des cheminots) qui permit la libération de notre capitale et qui doit être comme étant un travail « DU DEVOIR DE MEMOIRE ».

Apprécient le fait que plusieurs sections organisent des dépôts de gerbes ce jour-là au monument aux morts de leur gare.

Signalent que le 7 mars de chaque année, dans nombre de gares, dépôts, places, nous honorons la mémoire de Pierre SEMARD.

Condamnent l'indemnisation aux déportés ou ayant droits américains de la shoah transportés de France par la S.N.C.F entre 1942 et 1944, vers les camps nazis (accord du 8 décembre 2014, signé entre la France et les U.S.A).

Nous ne pouvons et ne pourrons jamais accepter qu'il y ait une journée unique du souvenir. C'est vouloir faire l'amalgame de tous les conflits (guerre pour notre indépendance et guerres coloniales), chaque conflit ayant sa spécificité. C'est vouloir aussi effacer notre histoire.

Ainsi la France devrait se contenter d'un « Mémorial DAY » à la française voulu par SARKOZY, et maintenue par HOLLANDE. Toutes les guerres se valent, où tous les conflits sont élevés au même rang que la victoire contre la barbarie nazie.

Bien au contraire, avec force nous exigeons que soit parachevée l'œuvre de mémoire entamée par l'instauration de la Journée Nationale de L'APPEL du 18 juin 1940, et se félicitent de l'instauration officielle de la reconnaissance de la Journée de la Résistance le 27 mai de chaque année, (date anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance « C.N.R », le 27 mai 1943 par Jean MOULIN).

Les quatre dates qui sont liées par l'histoire : journée de la Déportation (le dernier dimanche d'avril) - 08 mai Capitulation sans condition de l'Allemagne nazie - 27 mai journée de la Résistance - 18 juin appel du Général de GAULLE. L'œuvre de mémoire sera réalisée.

Mais n'oublions pas qu'il y a eu d'autres appels tels que celui de Charles TILLON le 17 juin 1940, du Général DELESTRAINT le 08 juillet 1940, du PCF THOREZ - DUCLOS le 10 juillet 1940.

 

N'oublions jamais que notre devoir est de poursuivre la lutte qui s'impose pour conserver les acquis du C.N.R et notre histoire sans cesse bafouée.

Aujourd’hui les délégués pensent que le peuple doit réagir face à cette plante venimeuse qu’est la croix gammée qui réapparait plus que jamais.

Il faut se souvenir de la citation de BERTHOLT BRECHT

« Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde »

 

 

Telles sont les aspirations des délégués lors de

l’assemblée Générale Nationale du 22 Mai 2019 à PARIS

de L’Association Nationale des Cheminots Anciens Combattants

Prisonniers et Victimes de guerre