Discours de fin d’Assemblée

 

Robert BAPTIER

Nous voilà arrivés à la fin de cette première Assemblée Générale Nationale, il me revient, puisque vous l’avez souhaité ainsi, de vous livrer quelques réflexions au moment où nous arrivons à la fin de nos travaux.

Le conseil National du 13 mars dernier a souhaité que j’assume le mandat de Président National de l’ANCAC avec à mes côtés, Jean-Pierre COLAS « Vice-Président, » Jean-Paul HETES « Secrétaire national et Technique », Micheline PICHON qui me remplace à la « Trésorerie Nationale », Philippe DELESPAUX « Secrétaire adjoint » et Michel PETIT « Secrétaire National Honoraire. »

Je salue les membres du Secrétariat National, Bureau National et du Conseil National élus à cette assemblée. Avec cette composition des organismes statutaires nous assumerons nos responsabilités, fort de la dynamique qui s’est dégagée de cette journée.

Je remercie aussi ceux qui ont apporté un concours précieux pour faire de cette journée un succès, ainsi que la mairie du 10eme arrondissement de Paris qui nous a accueille aujourd’hui.

Il me revient aussi, en votre nom de saluer fraternellement Robert MOULLIER qui a présidé notre association depuis 10 ans « 2009-2019 » et auparavant comme Vice-Président de 1999 à 2009 auprès de Jean FOURNIER. Il a mis son énergie et ses compétences au service des anciens combattants et veuves.

Une pensée amicale à René PALOS qui fut secrétaire national « plus de 20ans » jusqu’au mois d’octobre 2018 ou son état de santé ne lui permettait plus de se

Déplacer au siège de l’ANCAC.

            Je salue également ceux qui quittent leurs responsabilités au sein du Bureau National et du Conseil National, je pense aux camarades éloignés par la maladie ou d’autres difficultés à se déplacer, je pense à nos camarades disparus depuis notre congrès de Toulon.

            Concernant les évolutions touchant à l’ANCAC, les résolutions adoptées constituent un programme exigeant. IL faut passer sans attendre à leur mise en œuvre, nous le réaffirmons la cause des anciens combattants et veuves sera ardemment défendue, les résolutions sont suffisamment précises pour permettre à chaque section, union départementale, union régionale de s’inscrire pleinement pour les voir avancer, votre présence aujourd’hui est la clef pour porter ces revendications au plus haut niveau. Travaillons au renforcement de l’ANCAC.

Même si c’est difficile, maintenons nos effectifs, retenons ceux qui par lassitude où l’âge nous quittent où veulent le faire, donnons des responsabilités aux veuves, aux amis qui sont l’avenir de notre association et les continuateurs du devoir de mémoire.

100 Ans après la fin de la première guerre mondiale, la réhabilitation des fusillés pour l’exemple n’est toujours pas à l’ordre du jour du Président de la République, continuons notre action sur ce sujet.

Les associations d’anciens combattants regrettent de ne pas bénéficier d’un ministre où d’un secrétaire d’état en plein exercice avec un budget propre lui étant alloué.

Nous constatons une perte de 7,11% de la valeur du point PMI. Il faut réactualiser la retraite du combattant à sa juste valeur par rapport à l’inflation.

La demi-part fiscale en faveur des conjoints survivants et plus particulièrement les veuves des lors qu’elles sont âgées de 74 ans et plus doit avancer !

Accorder la demi-part fiscale aux veuves de 74 ans aurait un impact très limité sur l’incidence budgétaire. Depuis 2016, la suppression brutale de l’aide différentielle pour les veuves les plus démunies et les anciens combattant eux-mêmes a été très mal vécue.

Enfin une bonne nouvelle, l’attribution de la carte du combattant pour le stationnement en Algérie du 2 Juillet 1962 au 1er Juillet1964, aussi le paiement de la retraite ne sera effectif qu’à partir du 1er Février 2020.

Concernant la campagne double, nous continuerons la bataille pour son octroi aux militaires fonctionnaires et assimiles de la fonction publique, des cheminots et veuves prenant en compte la durée du temps passée en Algérie et aux combats du Maroc et de la Tunisie.

Je proposerai aux autres associations d’anciens combattants intéressées de nous réunir, afin de parler d’une seule voix, face à un gouvernement qui n’entend pas, combien de camarades sont décèdes sans avoir reçu de réponses aux demandes de révision. Allons-nous attendre 2020 ? ce n’est pas possible voilà plus de 3 ans que nous avons sollicité l’autorité militaire via la caisse de prévoyance pour la révision des pensions, les titulaires de la pension de reversions sont également concernés.

L’ANCAC demandera à notre cabinet d’avocats spécialiste des dossiers de conseil d’état conteste le décret du 29 Juillet 2010, pour que ce dernier demande au Gouvernement de prendre des dispositions réglementaires permettant l’attribution de la campagne double sur le temps passé en AFN que seule la loi d’Avril 1924 doit prévaloir (le décret est-il supérieur à la loi ?) le décret de Juillet 2010 est discriminatoire par rapport aux autres conflits qui eux en ont bénéficié. Nous alertons à nouveau le législateur sur ce dossier.

Au cœur de nos préoccupations c’est la dignité des personnes dépendantes, la dépendance des personnes âgées ne peut être confiée à des groupes privées. Les personnes traitées comme des marchandises source de profit, on réduit la sphère publique, des organismes privées s’emparent de ces secteurs, couteux pour les familles.

Cela dit notre AG qui se termine s’est déroulée avec en toile de fond, une dégradation de la situation économique et sociale depuis l’élection du Président MACRON, la vie des français (es) ne s’est pas améliorée, la crise qui s’installe est préoccupante.

Alors que les acquis sociaux et démocratiques issus du Conseil National de la Résistance (CNR) sont remis en cause privatiser les établissements publics au détriment de leur utilité voilà la demande du gouvernement. Les salaires et retraites subissent le gel depuis plus de 4 ans, au programme la hausse de la CSG, la réduction des budgets sociaux, la casse du service public, ces missions sont dégradées (postes-écoles-hôpitaux-etc.).

Dans notre entreprise SNCF, la loi pour un nouveau pacte ferroviaire a été promulguée le 27 Juin 2018. Malgré le grand mouvement de grève du printemps 2018, plusieurs dispositions de cette loi auront des répercussions dommageables pour notre caisse de prévoyance et de retraite, en particulier la fin des recrutements au statut, dès le 1erJanvier prochain, qui provoquera l’interruption des affiliations de nouveaux cotisants pour la retraite et la prévoyance.

A l’ouverture a la concurrence des services ferroviaires, en effet en cas de perte d’un marché par la SNCF les salariés pourront être transfères à l’entreprise ferroviaire ayant remporté l’appel d’offres, les agents au statut conservant leur affiliation au régime spécial de retraite mais pas à celui de la prévoyance.

Les orientations de cette loi sont inquiétantes pour l’avenir de la CPR. Nous exigeons toujours l’abrogation de cette loi. La fin de ce régime aura aussi des répercussions pour les retraités et leurs familles. En absence des cotisations des nouveaux embauchés, les comptes de régime spécial vont se dégrader rapidement.

La SNCF anticipe la baisse des coûts de production, elle a liquidé 36% des effectifs d’agents d’exécution entre 2006 et 2016. Au programme encore 2000 suppressions d’emploi, fermetures de gares, de dessertes, de guichets, elle explore le recours à la sous-traitance pour les travaux des voies y compris les postes en matière de sécurité. Les CE remplacés par le comité sociale économique (CSE), fin des CHSCT réduction des délègues du personnel sont des reculs sociaux graves pour les cheminots.

Le gouvernement et la direction SNCF compte sur l’effet de d émissions provoqué par cette avalanche d’agressions sociales pour empêcher toutes réaction des cheminots, le rapport de forces que nous serons capables de construire dépendra de notre capacité de pouvoir réorienter certains éléments prévus par la direction et le gouvernement.

C’est pourquoi le mardi 4 juin il y aura une journée de manifestation, de rassemblement et de grève pour inverser la tendance.

Nous formons le souhait de notre engagement pour la paix, en tournant le dos à l’OTAN et en œuvrant pour un traité de sécurité collective pour tout le continent Européen. Quant à la vente d’armes particulièrement à des pays en conflits elle doit être proscrite !

Enfin un axe majeur traverse tous les autres : le respect de la souveraineté populaire, il faut que les coopérations entre Européens, soit fondées sur des choix démocratiques de chaque peuple. Cela passe par la souveraineté des nations et des peuples seuls garants de la PAIX.

Une Europe de la justice fiscale et sociale c’est l’enjeu des élections Européennes du 27 Mai prochain.

Chers amis et camarades, poursuivons notre action pour nous faire entendre.

Vve la première Assemblée Générale, Vive l’ANCAC, bonne santé à toutes et tous, bon courage à nos amis en souffrance merci de votre présence.

Nous vous attendons aussi nombreux le 10 Aout prochain pour le 75eme anniversaire de la grève insurrectionnelle des cheminots

                                                                                   Robert BAPTIER


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