La Commune de Paris a 150 ans

Peinture d’Evelyne ANDRE

La semaine sanglante

L’année 2021 va être marquée par le 150eme anniversaire d’un évènement qui fait date non seulement dans l’histoire de France, mais aussi dans l’histoire de l’humanité. Il s’agit de la commune de Paris, qui fut la première tentative de prise de pouvoir par la classe ouvrière. Certes, elle ne dura que 72 jours, mais elle ouvrit une ère nouvelle de l’affrontement entre les exploitants capitalistes et les exploités. En 1870, 45% de la population sont des ouvriers et beaucoup pauvres, et hostiles à un Napoléon III qui vient de tomber. Paris est affamée, assiégée par l’armée Prussienne. Le 18 janvier 1871, à Versailles, l’empire allemand (II Reich) est proclamé. Le gouvernement de la défense nationale signe un armistice avec la Prusse le 28 janvier 1871, à Versailles.  L’Allemagne reçoit l’Alsace et une partie de la Lorraine. Des troupes continuent leur occupation aux dépens des Français qui ont faim. L’armée Allemande défile le 1er mars 1871 sur les Champs-Elysées pour marquer sa victoire. Adolphe THIERS est élu chef du pouvoir exécutif et tente d’enlever les canons de la garde nationale prévus pour défendre la capitale.

Paris se soulève, on dresse des barricades. THIERS fuit à Versailles, avec son gouvernement le 18 mars 1871, le peuple de Paris s’empare du pouvoir. C’est ainsi que fut constitué à Paris le premier gouvernement ouvrier dont la durée fut brève mais qui n’en laissa pas moins, lorsqu’il tomba sous les coups des versaillais, des évolutions sociales et même civilisationnelles, en permettant notamment, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’encadrement des salaires, l’école gratuite et laïque. Le comité central de la garde nationale, émanation du peuple en armes, fait fonctionner les services publics laissés à l’abandon.

Le mouvement populaire s’étend à LYON-MARSEILLE-NARBONNE-LIMOGES-TOULOUSE-ST-ETIENNE-GRENOBLE, la répression sera terrible !

L’armée française, grâce à la complicité Allemande, attaque Paris. L’assaut commence le 21 mai, c’est le début de la « semaine sanglante ». D’horribles procès sont faits à la commune, alors qu’elle est noyée dans le sang. Des tribunaux jugent sommairement les fédérés pris et les fait fusiller sur place, faisant 35 000 victimes, dont des femmes et des enfants. Au cimetière du père Lachaise se déroulent les derniers combats, au corps à corps, les fédérés pris sont fusillés contre un mur, (le mur des fédérés).  La plupart des prisonniers sont internés dans différents lieux. D’autres sont envoyés en déportation en Nouvelle Calédonie. La commune reste le berceau d’idées progressiste toujours valables.

Robert BAPTIER

Président National