25 avril 2020 journée du souvenir

des victimes de la déportation

La journée nationale du souvenir des victimes de la déportation instaurée par la loi de 1954 est l’occasion d’évoquer la mémoire de tous ceux, femmes hommes et enfants, envoyés par milliers, pendant la seconde guerre mondiale, dans les camps de concentration ou d’extermination nazis qui ont souillé et durablement meurtri les peuples et les territoires occupés d’Europe.

Nous renouvelons notre hommage au courage dont ont fait preuve les déportés, en particulier ceux qui, face aux souffrances de l’épuisement physique auxquelles ils étaient confrontés et à la menace permanente de la torture et de la mort. N’ont pas renoncé à l’espoir et ont su rester des êtres humains. Ils ont eu dans ces difficultés extrêmes, la volonté de poursuivre, dans l’union et la solidarité, la lutte clandestine contre l’idéologie et les objectifs de guerre de l’ennemi.

Les déportés, derniers rescapés de l’horreur indicible de la barbarie nazie, expriment leur légitime inquiétude à l’égard d’une Europe aujourd’hui divisée, traversée et habitée par la résurgence de mouvements nationalistes.

L’Europe dont la vocation est de garantir la paix et la prospérité des pays qui la composent doit être celle de la mémoire de millions d’êtres humains sacrifiés par une idéologie perverse.

Sauvegarder cette mémoire, ou la souffrance se mêle a l’espérance, doit faire prendre conscience, avant qu’il ne soit trop tard, de l’indispensable solidarité entre les peuples épris de liberté, pour l’emporter sur toutes les formes d’obscurantisme, de fanatisme, de racisme, d’antisémitisme et de xénophobie.

Le rappel de l’action des déportés dans les camps de la mort doit aller bien au-delà d’une journée symbolique. Il s’agit, pour les générations futures, de poursuivre avec détermination ce combat contre l’égoïsme et la peur.

C’est ainsi que l’hommage aux déportés prendra tout son sens pour construire un avenir de paix, de fraternité et de respect de la dignité humaine.