LE MONDE COMBATTANT

 Le 20 novembre 1917, le président du Conseil, Georges Clemenceau, déclarait à la Chambre des députés « ils ont des droits sur nous »,

mettant en lumière l'obligation de l'État vis-à-vis du monde combattant.

Ainsi naissait, grâce à la mobilisation des associations,

le « droit à réparation ».

Un décret flou

 

La Reconnaissance en maladie professionnelle des pathologies liées à la covid-19 est loin de satisfaire

Depuis le début de l'épidémie du SARS-CdV-2, les salariés poursuivant leur activité, parmi lesquels les cheminots, sont exposés à la contamination, à fortiori lorsque les mesures sanitaires mises en œuvre par l'employeur sont, comme le plus souvent, largement insuffisantes.

Le décret portant sur la reconnaissance de la COVID-19 en maladie professionnelle, annoncé médiatiquement dès le mois d'avril, n'a été publié que le 15 septembre et ce sans concertation préalable des organisations syndicales.

" ce décret n'est clairement pas à la hauteur de l'engagement professionnel de celles et ceux qui ont assuré, et assurent, leurs missions au péril de leur santé.

Beaucoup trop restrictif et source d'inégalités entre secteurs professionnels et entre catégories de salariés, le tableau de reconnaissance ne mentionne que les personnels soignants. De plus, il limite la reconnaissance aux formes les plus graves de pathologies pulmonaires.

Tous les autres salariés et les soignants ayant contracté le virus dans le cadre du travail, mais sous une forme moins grave, devront solliciter un comité spécifique de reconnaissance des maladies professionnelles.

A propos du budget

En début d’année, le Sénat avait voté en faveur d’une augmentation de la retraite du combattant de 2 points, (valeur du point :14 € 68). Au retour de la navette parlementaire à l’Assemblée nationale, les élus de la majorité présidentielle ont rejeté ce qui était proposé par les sénateurs. En conséquence, nous devrons nous résoudre aux quelques mesures concédées par le gouvernement dans le cadre d’un budget en forte diminution, prenant prétexte de la démographie.

L’idée de maintenir le budget à niveau constant, pour éponger le contentieux, n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Les conjoints de grands invalides pourront bénéficier d’une majoration de pension de réversion, pour 200 bénéficiaires. Les ONAC-VG bénéficient d’une subvention de fonctionnement de 56 millions d’euros. La politique de mémoire recevra une subvention de 18 millions d’euros, au profit du patrimoine mémoriel.

Nous attendons toujours que la commission tripartite soit mise en place pour évaluer la valeur du point de PMI.

Robert BAPTIER

 

2021 : une nouvelle mauvaise année pour les retraités ?

 

La revalorisation de 0,4 % au 1er janvier 2021 des régimes de base ne permettra aucun rattrapage des pertes cumulées depuis plus de 20 ans (pour une retraite mensuelle de 1 000 € cela représentera moins de 50 € pour l'année). Cette situation s'aggrave encore pour ceux percevant des retraites complémentaires compte tenu de leur gel au 1er novembre 2020. De plus, il a été annoncé dès janvier l'augmentation des tarifs du gaz, de l'électricité, de La Poste, sans compter celles des légumes et des fruits...

Le barème des taux de CSG étant revalorisé de 0,9 %, de nombreux retraités, en fonction de l'importance du montant des retraites complémentaires, subiront une augmentation du taux de CSG. Cependant, ceux ne percevant que des retraites de base pourront avoir une baisse.

Les tranches du barème de l'impôt sur le revenu au titre des revenus de 2020 n'étant revalorisées que de 0,2 %, de nombreux retraités acquittant l'impôt sur le revenu verront leur impôt augmenter. Et certains, non imposables, en 2020 vont le devenir en 2021 avec toutes les conséquences induites (perte d'exonération en taxe d'habitation et/ou en taxe foncière pour les plus de 75 ans, pertes de droits sociaux...).

Qui a cru le gouvernement lorsqu'il annonçait qu'il n'y aurait pas d'augmentation d'impôt en 2021 ?