Reims

 

Aux anciens combattants en Afrique du Nord

 

Il arrive malheureusement que des anciens combattants en Afrique du Nord nous quittent.

A la suite de la lettre de réponse du service de la Caisse de Prévoyance et de Retraite de la SNCF à Marseille sur les nouveaux éléments constitutifs de la pension sur la période concernant l’attribution de la campagne double en Afrique du Nord.

Beaucoup sont déçus par le résultat obtenu par rapport aux mois passés pendant leur séjour.

Déjà soulignées à plusieurs reprises, les carences des livres de marche des unités et l’absence historique sur les livrets militaires incomplets des soldats appelés du contingent (1952-1962), relèvent de l’impossibilité de traiter correctement la pleine activité des combattants avec les autres générations du feu.

La modification du décret 2010-890 du 29 juillet 2010 n’apporte aucune amélioration ou si peu aux intéressés pour déterminer les actions de feu et de combat sur le terrain.

Néanmoins il existe un décret et nous sommes obligés d’en tenir compte même s’il ne correspond pas à nos attentes. Si des personnes ont obtenu une légère majoration de pension, c’est le fait des autorités militaires donnant les informations à la SNCF pour la revalorisation de la pension de l’intéressé.

Mais tout n’est pas négatif en dehors des campagnes de guerre, je rappelle que la carte d’ancien combattant rapporte environ 780 € par an. Elle est non imposable, non assujettie à la CSG. Il me semble que la différence pour régler 25 € de cotisation annuelle est quand même appréciable face à la réalité.

De plus, comme titulaire de la carte, l’ancien combattant bénéficie de la campagne simple (ou double) dans sa retraite professionnelle et donne sur le plan fiscal, le droit à une demi-part supplémentaire au moment de la déclaration des revenus de l’année. 

Ces deux avantages sont également valables pour les veuves d’anciens combattants.

Ce sont là les résultats de notre association, revendiquer les droits à réparation pour la défense de nos intérêts matériels et moraux et le statut particulier des cheminots.

Voilà, tout cela n’a pas été simple, mais nous oblige à continuer de rester soudés et d’exister afin de garder les quelques acquis obtenus par le travail des anciens et ceux restants d’Afrique du Nord et d’éviter que tout disparaisse faute d’anciens combattants face aux pouvoir publics.

 Jean MARCHANDEAU