Châteaubriant

 

Comme chaque année, l'Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt organise pour le 81ème anniversaire des exécutions de Châteaubriant les cérémonies en hommage aux 27 fusillés de Châteaubriant le 22 octobre 1941, mais aussi aux autres premiers fusillés en nombre : 16 à Nantes et 5 au Mont-Valérien le 22 octobre, 51 à Souges les 23 et 24 octobre, et à travers eux à toutes celles et ceux, internés, fusillés, déportés, qui, au péril de leur vie, ont combattu pour que nous vivions dans un monde meilleur.

C'est grâce à eux, à toutes celles et à tous ceux qui se mobilisèrent dès les premières heures de l'Occupation et même avant en étant aux côtés des républicains espagnols, que le Conseil National de la Résistance a pu voir le jour. Nous fêtons cette année le 79eme anniversaire de sa création le 27 mai 1943. Son programme ambitieux dont on fête le 78ème anniversaire, approuvé à l'unanimité le 15 mars 1944, a été mis en place dès l'issue de la guerre dans une France détruite par cinq années de combats.

Ainsi, il y a 82 ans, des collégiens, des étudiants, des travailleurs se mobilisaient d'une part le 8 novembre 1940 contre l'arrestation du professeur Paul Langevin, et le 11 novembre suivant en allant fleurir la Tombe du Soldat Inconnu, sous l'Arc de Triomphe. Claude Lalet, étudiant à la Sorbonne, était l'un des organisateurs de ces manifestations ; il sera arrêté quelques jours plus tard à la station de métro Odéon puis fusillé à Châteaubriant.

Aujourd'hui, nous vivons une période qui montre combien sont importantes les décisions prises par le Conseil National de la Résistance et son programme « Les Jours Heureux », notamment celles qui concernent la Sécurité Sociale, tant remise en cause depuis plusieurs décennies et pour laquelle nous devons toujours lutter.

D'autant plus que certains aujourd'hui se permettent de détourner le sigle du CNR, à savoir Conseil National de la Refondation, pour mieux continuer à détricoter et détruire le programme "Les Jours Heureux" du Conseil National de la Résistance.

Plus que jamais, il faut revenir aux valeurs que partageaient les Résistantes et Résistants, mettant l'humain - et non pas la finance - au cœur des préoccupations.

Alors oui, plus que jamais, faisons nôtre le message que Guy Môquet nous a laissé sur les planches de la baraque 6 au camp de Choisel.

 

Soyons dignes d’eux