Les régimes spéciaux

 

Les cheminots ont depuis toujours fait le choix de consacrer une part importante de leur travail aux cotisations sociales et à leur protection sociale 47,22 % contre environ 25,47 % au régime général plus retraite complémentaire Arrco.

Le régime spécial de retraite des cheminots est un régime dit « intégré », qui inclut au sein d'un régime de base les cotisations et prestations correspondant au régime de base plus les complémentaires.

Ce niveau de cotisations permet théoriquement de financer les droits spécifiques, mais pas le déséquilibre démographique entre les actifs et les retraités.

Le régime spécial de retraite des cheminots compte, au 1er janvier 2021, 126 400 cotisants pour 246 400 pensionnés, dont 76 000 réversions.

La suppression d'emplois cheminots, affecte le financement des pensions servies, le nombre de cheminots pour financer les pensions des retraités actuels n'est pas suffisant.

À ce titre, l'état verse de son budget environ 3 milliards d'euros de contribution d'équilibre démographique, pour financer les pensions des cheminots qui ont travaillé toute leur vie.

Supprimer ce régime spécial, ne résoudrait donc rien, ce serait faire peser cette dette sur le régime général plutôt que sur l'état.

Supprimer les régimes dit « spéciaux » c’est donc affaiblir encore davantage les pensions des salariés du régime général.

Le projet du gouvernement est de réduire le champ d'intervention de la sécurité sociale pour ouvrir la porte aux assurances ou autres institutions financières.

La réponse aux besoins repose au contraire sur la prise en compte des besoins généraux et des contraintes des exercices spécifiques des métiers.

C'est l'essence même du projet de la sécurité sociale.

Le secrétariat national