Pierre Sémard

 Message du 80ème anniversaire de l'assassinat de Pierre Sémard

 La mémoire de Pierre Sémard occupe une place particulière à la fois dans la corporation cheminote, mais plus encore dans notre association dont il est un fondateur en 1931.

L'hommage à Pierre Sémard offre à chaque fois l'occasion aux cheminots, militants syndicaux ou pas, d'honorer la figure devenue légendaire après qu'il ait été fusillé, comme otage par l'armée allemande le 7 mars 1942 et qui reste présente dans l'engagement des cheminots dans l'action patriotique.

Pierre Sémard demeure à jamais le symbole de la résistance des cheminots sous l’occupation. Plusieurs fois révoqué par la compagnie des chemins de fer ou par la SNCF entre 1920 et 1939.

Il fut incarcéré par la police française dans la même période lorsque le Front populaire triomphe en 1936. C'est en tant que secrétaire général de la fédération CGT des cheminots réunifiée qu'il agit pour l'obtention de 21 jours de congés payés et la semaine de 40 heures, dans les compagnies de chemin de fer. Le 1er janvier 1938, lors de la création de la SNCF, il devient l'un des quatre administrateurs salariés, pour une courte durée, car il est révoqué de son poste en décembre 1938 pour avoir appelé à la grève. Après une succession de mesures répressives, il est emprisonné le 20 octobre 1939 et livré à l'occupant nazi.

Au début de l'année 1942 au lieu d'être libéré au terme de sa peine, il est transféré par le régime de Vichy de Bourges au camp d'internement de Gaillon. Le 6 mars il est transféré à la prison d’Évreux où le lendemain il est fusillé à la demande des autorités

Une lettre manuscrite datée de ce jour appelle les cheminots à l’action contre les nazis.

Des obsèques officielles sont organisées par le PCF le 7 mai 1945. Le cercueil est installé en gare de Lyon à Paris d’où le cortège funèbre partira à destination du cimetière du Père Lachaise.

La figure de Pierre Semard s’inscrit dès lors dans la mémoire comme l’emblème de son engagement patriotique et de sa fidélité aux idéaux de justice sociale.

En ce quatre vingtième anniversaire de sa mort, une fois encore, toutes générations confondues et avec une ferveur intacte, nous lui rendons hommage et avec lui aux cheminots de tous grades et de tous services, tombés dans la lutte contre le nazisme, pour la libération de la France, pour la paix et le progrès social et humain.

 

Le secrétariat national.