Les 60 ans de Charonne suite !

 

Il aura fallu 60 ans pour qu'un président de la République, au bout de cinq ans de mandat et à la veille de l'annonce de sa nouvelle candidature. Pour qu’enfin un chef de l'état reconnaisse et rende hommage aux personnes, militants syndicalistes et politiques, lâchement assassinés par les forces de police dans la bouche du métro Charonne le 8 février 1961. Le président Macron, sans doute fort occupé par la crise de l'Ukraine, pour se déplacer en personne s’est fait représenter par le préfet de police de Paris, pour s’incliner sur le monument de ces martyrs et déposer une gerbe en son nom, au cimetière du Père-Lachaise. Celui-ci répondant au très malvenu patronyme de Lallemant. Or nous le savons, c'est sous les ordres du préfet de police de l'époque Papon, ancien collaborateur sous Vichy, que ce crime d’état, tout comme le massacre des Algériens le 17 octobre 1961, a été commis de façon zélée par les représentants de la préfecture de police.

 

 

Philippe Delespaux