C'est avec indignation et consternation que l'on a appris, à la mi-juillet 2022, que sur l'Ettersberg, des arbres commémo­ratifs à la mémoire des prisonniers du camp de concentration de Buchenwald ont été victimes de vandalisme politique, pour la énième fois à dessein. Depuis plus de 20 ans, de tels signes commémoratifs sont déjà plantés sur l’allée Petersberg, près de l'obélisque, mais aussi le long des itinéraires des marches de la mort. Les néonazis de la région de Weimar ont attaqué cette forme de commémoration à plusieurs reprises. Des arbres ont été endommagés sans raison, des plaques commémoratives détruites.

Dans un communiqué de presse, le comité allemand du camp de Buchenwald-Dora a souligné la double discrimination causée par cette profanation. D'une part, il s'agit d'une atteinte publique à la mémoire des anciens détenus du camp de concentration, généralement initiée par des membres de la famille, des amis du défunt ou des compagnons politiques, comme le LAG Buchenwald-Dora, d'autre part, d'une attaque contre la « Lebenshilfe », qui, en tant que projet d'intégra­tion, assume depuis de nombreuses années la responsabilité sociale de ces arbres de la mémoire.

Le comité du camp a exigé des responsables politiques et de la société civile de Weimar et des environs non seulement de condamner ce vandalisme, mais aussi de prendre des initiatives pour restaurer ces signes de mémoire. Lublin de l'histoire et le vandalisme politique de droite ne doivent pas être autorisés à façonner le climat social.

« Cela ne peut pas être vrai !»

Le LAG Buchenwald-Dora a rappelé ceux pour qui les arbres ont été plantés en 2015 : 1600 enfants de Buchenwald qui n'ont pas survécu au camp de concentration.

Marcel Dassault : Constructeur d'avions français, arrêté par le gouvernement de Vichy en 1941, envoyé à Drancy, à partir d'août 1944 à Buchenwald jusqu'en avril 1945.

Emil Carlebach : arrêté pour la première fois en 1933 à l'âge de 19 ans, à partir de 1934 emprisonnement à Hameln et Hanau, 1937 camps de concentration de Dachau, Sept 1938 camps de concentration de Buchenwald jusqu'à avril 1945 Otto Kipp : 1933 « Schutzhaft » à Halberstadt, Hohnstein, Colditz, 1934 évasions, combattant espagnol, emprisonnement en Espagne, extradition vers l'Allemagne, novembre 1938 camp de concentration de Buchenwald jusqu'à avril 1945

Erich Loch : 1933 émigration aux Pays-Bas, 1934 emprisonnement à Aix-la-Chapelle, Munster Neu Sustrum, Aschendorfer Moor, oc­tobre 1938 camp de concentration de Buchenwald jusqu'en avril 1945. Reinhold Lochmann : 1933, 10 mois à Hohnstein « Schutzhaft », à partir de 1955, emprisonnement à Dresde, Zwickau, Aschendorfer Moor, juillet 1938, camp de concentration de Buchenwald jusqu'en avril 1945.August Stôtzel : illégalité de 1933, de Jan 1934 emprisonnement à Dortmund, Herford, décembre 1937 KZ Buchenwald jusqu'à avril 1945.

La FIR se félicite que ce vandalisme politique ait été remarqué pendant quelques jours dans les médias allemands et internationaux. Des protestations ont été émises par le comité allemand et international du camp et par le LAG Buchenwald-Dora, le comité international d’Auschwitz. Le mémorial dépose des accusations criminelles. Le Premier ministre Bodo Ramelow a interrompu ses vacances d'été pour envoyer un signal clair de solidarité par sa présence.