Edito 398

 

Au cours d’une année à l’actualité dense et intense, le temps de la rentrée est venu. Elle s’annonce chargée socialement.

L’inflation est légitimement le sujet du moment. La hausse des prix à la consommation dépasse les 5% et la tendance va durer. Les salaires des cheminots vont être augmentés de 3,1% en moyenne. Malgré l’augmentation des pensions de 1% du 1er janvier 2022 et celle de 4% avec effet rétroactif au 1er juillet 2022, le compte n’y est pas. La crise énergétique est là et ses effets se font déjà sentir, nous sommes confrontés à la hausse des prix de l’essence, du gaz, de l’électricité et du fioul. Le changement climatique nous frappe déjà durement, canicules à répétition, sècheresses, incendies, tempêtes …

L’urgence environnementale, le respect du vivant, la justice sociale et les biens communs doivent au contraire guider toute action politique. Le président de la République vise à imposer sa réforme des retraites via le budget de la sécurité sociale, même en recourant au 49.3, une procédure antisociale et antidémocratique.

 En Ukraine la guerre s’éternise, le rôle de l’Ancac est de redire qu’il n y pas de fatalité à la violence et qu’il faut continuer de tout tenter pour avoir un chemin à la paix. Les pressions internationales peuvent y aider.

Nous demandons que le projet de loi de finance tienne compte de la disparition progressive des anciens combattants. Il faut compenser le retard pris pour la valeur du point PMI, il est d’environ 4 points par rapport à l’inflation.

Continuons notre démarche au service des anciens combattants et des veuves.

 

Robert Baptier

Président national