Un décret flou

 

La Reconnaissance en maladie professionnelle des pathologies liées à la covid-19 est loin de satisfaire

Depuis le début de l'épidémie du SARS-CdV-2, les salariés poursuivant leur activité, parmi lesquels les cheminots, sont exposés à la contamination, à fortiori lorsque les mesures sanitaires mises en œuvre par l'employeur sont, comme le plus souvent, largement insuffisantes.

Le décret portant sur la reconnaissance de la COVID-19 en maladie professionnelle, annoncé médiatiquement dès le mois d'avril, n'a été publié que le 15 septembre et ce sans concertation préalable des organisations syndicales.

" ce décret n'est clairement pas à la hauteur de l'engagement professionnel de celles et ceux qui ont assuré, et assurent, leurs missions au péril de leur santé.

Beaucoup trop restrictif et source d'inégalités entre secteurs professionnels et entre catégories de salariés, le tableau de reconnaissance ne mentionne que les personnels soignants. De plus, il limite la reconnaissance aux formes les plus graves de pathologies pulmonaires.

Tous les autres salariés et les soignants ayant contracté le virus dans le cadre du travail, mais sous une forme moins grave, devront solliciter un comité spécifique de reconnaissance des maladies professionnelles.

A propos du budget

En début d’année, le Sénat avait voté en faveur d’une augmentation de la retraite du combattant de 2 points, (valeur du point :14 € 68). Au retour de la navette parlementaire à l’Assemblée nationale, les élus de la majorité présidentielle ont rejeté ce qui était proposé par les sénateurs. En conséquence, nous devrons nous résoudre aux quelques mesures concédées par le gouvernement dans le cadre d’un budget en forte diminution, prenant prétexte de la démographie.

L’idée de maintenir le budget à niveau constant, pour éponger le contentieux, n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Les conjoints de grands invalides pourront bénéficier d’une majoration de pension de réversion, pour 200 bénéficiaires. Les ONAC-VG bénéficient d’une subvention de fonctionnement de 56 millions d’euros. La politique de mémoire recevra une subvention de 18 millions d’euros, au profit du patrimoine mémoriel.

Nous attendons toujours que la commission tripartite soit mise en place pour évaluer la valeur du point de PMI.

Robert BAPTIER

 

2021 : une nouvelle mauvaise année pour les retraités ?

 

La revalorisation de 0,4 % au 1er janvier 2021 des régimes de base ne permettra aucun rattrapage des pertes cumulées depuis plus de 20 ans (pour une retraite mensuelle de 1 000 € cela représentera moins de 50 € pour l'année). Cette situation s'aggrave encore pour ceux percevant des retraites complémentaires compte tenu de leur gel au 1er novembre 2020. De plus, il a été annoncé dès janvier l'augmentation des tarifs du gaz, de l'électricité, de La Poste, sans compter celles des légumes et des fruits...

Le barème des taux de CSG étant revalorisé de 0,9 %, de nombreux retraités, en fonction de l'importance du montant des retraites complémentaires, subiront une augmentation du taux de CSG. Cependant, ceux ne percevant que des retraites de base pourront avoir une baisse.

Les tranches du barème de l'impôt sur le revenu au titre des revenus de 2020 n'étant revalorisées que de 0,2 %, de nombreux retraités acquittant l'impôt sur le revenu verront leur impôt augmenter. Et certains, non imposables, en 2020 vont le devenir en 2021 avec toutes les conséquences induites (perte d'exonération en taxe d'habitation et/ou en taxe foncière pour les plus de 75 ans, pertes de droits sociaux...).

Qui a cru le gouvernement lorsqu'il annonçait qu'il n'y aurait pas d'augmentation d'impôt en 2021 ?

8 mai 2021

 

Commémoration de la victoire du mai 1945

76ème ANNIVERSAIRE

 

Le 8 mai 1945 fut signé à BERLIN l'acte définitif qui consacra la victoire en Europe des Alliés sur l'Allemagne nazie.

Les camps de prisonniers et déportés furent libérés.

Mais pour que ce jour fut possible, que de morts, de souffrances, de destructions. Après la débâcle de juin 1940, 1 900 000 soldats français prisonniers furent conduits en captivité en Allemagne.

Le pays était anéanti moralement et physiquement.

Mais des voix s'élevèrent pour appeler à continuer le combat, en particulier celle du Général De Gaulle.

Ainsi, sur tous les fronts les Forces Françaises Libres furent présentes, depuis l’Afrique en passant par l'Italie, jusqu'en Allemagne et en Autriche et elles ont participé aux débarquements de Normandie et de Provence.

La Résistance Intérieure, bien que sous le joug de l'occupant et des forces répressives de VICHY, s'avéra des plus efficaces par ses actions de renseignements, de sabotages, de combats contre l'ennemi.

Les Cheminots s'y distinguèrent particulièrement et si, aujourd'hui la Liberté nous semble si naturelle, c'est au sacrifice de ceux qui donnèrent leur vie que nous la devons.

Avec vous, Cheminots de tous services, nous saluerons leur mémoire, celle des combattants avec ou sans uniformes et aussi celle de toutes les victimes de guerre.

 

MESSAGE de l'UFAC du 8 MAI 2021

 

 L'UFAC souhaite que ce message soit lu par une jeune fille ou un jeune garçon. Il convient que la lectrice ou le lecteur ait non seulement lu le texte auparavant, mais aussi qu'il lui ait été explicité. Il appartient donc à toute instance éducative ou associative contactant la future lectrice ou le futur lecteur, d'assurer cette information au travers, entre autres, de témoignages.

 Le 8 mai 1945, Jour de la Victoire, la France était présente aux côtés de ses Alliés, pour participer à la signature de l'Acte qui consacrait, solennellement, la capitulation sans conditions de l'Allemagne nazie.

 En ce 76e anniversaire de cette Victoire qui marqua la fin de la guerre en Europe, rendons hommage à tous les soldats alliés et français de la Métropole et des Territoires d'Outre-mer, aux volontaires de la Résistance, à tous ceux qui sur terre, sur mer et dans les airs unirent leurs forces pour vaincre le fascisme et le nazisme.

 Tous les êtres humains disparus, tués sur les champs de bataille, exterminés dans les camps de concentration, massacrés, torturés, fusillés pour actes de Résistance, morts en captivité ou écrasés sous les bombardements, méritent notre respect et la fidélité de notre souvenir.

 Aujourd'hui, le fanatisme religieux, le terrorisme, le réveil des nationalismes menacent la paix, la sécurité des peuples, la liberté et les droits de l'Homme. Aussi, fidèle au souvenir de celles et ceux qui ont sacrifié leur vie pour un monde sans guerre et sans haine, l'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) appelle tous nos concitoyens à poursuivre le combat en faveur de la Solidarité et de la Paix.

Vive la République !

 

Vive la France !

2, rue Jean-Baptiste Pigalle - 75009 PARIS N° Siren : 784 411 241 - Tél. 01 48 74 58 83 - Fax. 01 49 95 96 70 - Email Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - Site internet : www.ufac.eu

Les essais nucléaires dans le pacifique

En 1974, l’armée française dans le plus grand secret a procédé à des essais nucléaires en Polynésie.

Le Centaure, nom du 41ème essai nucléaire atmosphérique, effectué le 17 mars 1974 depuis l’atoll de Mururoa, situé à plus de 1000 kilomètres de Tahiti, a été un échec. Le champignon atomique s’est élevé moins haut que prévu, (5200 m au lieu de 8000 m), mais, surtout, il n’a pas pris la direction prévue par les autorités françaises, 42 heures plus tard, il enveloppait l’île de Tahiti, dont Papeete, les iles sous le vent et l’archipel des Gambier, là ou précisément a été mis en évidence un cluster thyroïdien.

 Selon l’enquête documentée par le livre « TOXIQUE », 110 000 personnes ont potentiellement été touchées par le nuage atomique.

Les conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires français dans le pacifique, les effets de la contamination ont été minimisés, voir occultés. Les retombées des explosions ont tout contaminé sur leur passage. Les habitants et les territoires ont été exposés à d’intenses niveaux de radioactivité.

Mais les autorités militaires françaises ont persisté à les présenter comme « propres » et « sans conséquences » pour la santé des polynésiens. Il a fallu attendre 2016 pour que la France, admette un impact de ces essais sur l’environnement et la santé.

Les victimes peinent à démontrer un lien de causalité entre leur maladie et les retombées des explosions et les radiations.

Une bonne partie d’entre elles est exclue des procédures d’indemnisation, faute de données fiables sur la contamination des archipels.

Le secrétariat national.