La guerre de 1870

 

La guerre de 1870 opposa la confédération Allemande à l’empire Français durant 6 mois du 19 juillet 1870 au 28 janvier 1871.

150ans après une guerre que beaucoup semblent avoir oublié, l’état a répondu à l’attente des territoires fortement mobilisés et marqués par une histoire dont les traces restent visibles dans certains sites de mémoire, ainsi que dans les pratiques commémoratives locales.

Chancelier du roi de Prusse, Bismarck s'était fixé pour but l'unité de l'Allemagne. Une guerre victorieuse contre la France cimenterait définitivement l'unité de la confédération, à l'intérieur de laquelle il sut utiliser les maladresses diplomatiques de Napoléon III pour créer un sentiment anti-Français. Le 19 juillet 1870, l'Empire français, cédant aux provocations de Bismarck, déclara la guerre au royaume de Prusse. Ce conflit amena les forces de la confédération aux portes de Paris et aux bords de la Loire. Il affecta plus de 40 départements, donna lieu à de nombreuses batailles emblématiques et se solda par la défaite de la France et la capitulation de Napoléon III le 2 septembre 1870. Forts de leur victoire sur les armées françaises dès septembre 1870, les États allemands s'unirent en un Empire allemand, proclamé au château de Versailles, le 18 janvier 1871. Les hostilités prirent fin le 28 janvier 1871 avec la signature d'un armistice.

Le traité de paix, signé le 10 mai 1871 à Francfort, consacra la défaite de la France. Il marqua l'affirmation de la puissance allemande en Europe et entérina l'annexion de l'Alsace, à l'exception du Territoire de Belfort, et d'une partie de la Lorraine, soit près de 1700 communes et une population de 1.600 000 personnes. En outre, la France dut payer au vainqueur la somme de 5 milliards de francs or. Pour en garantir le paiement, les troupes ennemies occupèrent plusieurs départements jusqu'en 1873.

Ce conflit fit près de 138000 morts dans les rangs français et 51000 morts côté allemand. 400000 prisonniers de guerre français restèrent captifs en Allemagne et 18000 d'entre eux, morts dans les camps, furent enterrés en Allemagne.

La guerre de 1870 a profondément marqué la population française. Après la paix, les monuments commémoratifs fleurirent autour des champs de bataille à l'initiative des communes et des régiments, rappelant aux Français les valeurs patriotiques pour lesquelles étaient tombés ces soldats. La défaite, la perte de l'Alsace-Lorraine, l'occupation allemande et l'installation difficile du régime républicain (Commune de Paris au printemps 1871) provoquèrent en France un sentiment de frustration durable et extrême qui contribua à poser les bases des grands conflits du XXe siècle et en premier lieu, la Première Guerre mondiale 40 ans plus tard.

 

 

 

2 Mois d’été

 

 

MOIS DE JUILLET

Septième mois du calendrier juillet vient de Julius, en hommage à Jules César. Juillet est considéré comme le mois le plus chaud de l'année. D'ailleurs, selon le calendrier républicain, le 19 juillet se termine messidor et commence thermidor, dont la racine grecque - des mots "thermes", "thermomètre" - signifie "chaud".

 

MOIS D'AOÛT

Huitième mois, dédié à l'empereur Auguste, d'où son nom tiré du latin Augustus. Auguste ajouta un jour au mois d'août, afin qu'il en compte autant que juillet, qui rend hommage à un autre empereur, Jules César. Mois des vacances et des étoiles filantes, mois de la chaleur et des fruits - le calendrier républicain l'avait renommé fructidor, août est les mois des festivités aux quatres coins de la France.   


Une femme résistante

Devenue ROCHAMBELLE dans la 2eme DB.

 

 Retransmettre le parcours d’un proche qui s’est la guerre 1939/45 n’est jamais facile, surtout quand il fait partie de la famille.

Pour rassembler tout un tas de souvenirs et la nécessité de conserver une trace, il suffit de contempler les livres d’histoire et les documents qui attestent cette authenticité.

Marguerite MARCHANDEAU, l’héroïne de cette aventure, est ma tante, sœur cadette de mon père, une femme hors du commun.

Agée de dix-neuf ans lorsque la 2eme guerre mondiale éclate, elle n’accepte pas la capitulation française et décide de répondre à l’appel du General DE GAULLE pour servir, ensuite, comme ambulancière, en 1944, dans la 2eme Division blindée du Général LECLERC.

Apres l’évacuation de mai 1940 vers ST HILAIRE DE TALMONT (Vendée), c’est l’exode à pied sur les routes de France et le mitraillage sans vergogne de l’aviation allemande avec leurs redoutables « STUKA ».

L’année suivante elle commence à participer à des actions rebelles. Plusieurs fois interrogée par la gestapo, elle parvient à s’échapper du lycée CHANZY à CHARLEVILLE qui sert de prison, pour rejoindre son compagnon résistant au bar « au petit moine », près de la gare de l’est à PARIS, refuge et point de chute des combattants. Pourchassée, elle entre dans la résistance et signe son engagement dans le réseau « MITARIDATE »près de COURNON d’AUVERGNE, le 1er aout 1942. Sous le commandement du Lieutenant-colonel BRESSAC.

Chargée des missions de parachutage la nuit (conteneurs remplis de provisions, cartes d’alimentation et d’identité vierges, postes de radio, d’argent : livres sterling, lires italiennes, marks allemands, etc.), cela lui rappelle ses premiers contacts avec les résistants quand il fallait secourir les pilotes abattus par la DCA pour leur permettre de rejoindre l’Angleterre.

Pour des raisons de sécurité, son allure générale était modifiée, elle était teinte en blonde et portait des vêtements très voyants, cette transformation provisoire était le meilleur moyen, en ne cherchant pas à se cacher, elle n’attirait pas l’attention des allemands sur son activité.

Infiltré  par l’ABWEIR (service de renseignements allemand) et piégé par de nouvelles arrestations, le réseau est démantelé en octobre 1943, elle est contrainte à la fuite. Elle rejoint l’Espagne à travers les Pyrénées à pied avec l’aide de guides, dans des conditions difficiles (la faim, le froid et la fatigue). Et obtenir le statut de réfugiée politique.

Après un contrôle au commissariat de PAMPLUNE, c’est ensuite la surveillance dans le petit village de UBERWAGA de UBILLA en BISCAYE. Puis c’est MADRID, MALAGA et enfin CASABLANCA après l’ouverture de la frontière Espagnole vers l’Afrique du nord.

Au MAROC le général LECLERC est en train de former sa division blindée. Florence CONRAD une américaine d’origine française réussit à faire venir des Etats-Unis dix-neuf ambulances Dodge toutes neuves et former trente-huit ambulancières. Marguerite se lance dans l’aventure et baptise son ambulance « CHARLEVILLE » du nom de son pays natal Ardennais.

Le groupe ROCHAMBEAU est né, (et avec lui les ROCHAMBELLES) Il porte le nom du comte de ROCHAMBEAU (Jean Baptiste de VIMEUR). Incorporée dans la 2ème DB (1ère compagnie médicale), elle signe son engagement le 18 janvier 1944 pour la durée de la guerre plus trois mois. Après plusieurs cours de perfectionnement, elle rejoint MERS-EL-KEBIR puis le port de LIVERPOOL en Angleterre et enfin stationne dans le YORKSHIRE.

Le 6 juin 1944, les Allies débarquent sur les côtes normandes : Opération « OVERLORD ».

A leur suite, Elle arrive sur le sol de France. En mettant le pied sur la plage d’UTAH BEACH, Marguerite et plusieurs soldats se sont mis à genoux pour embrasser le sol Français, en pleurant.

La bataille de Normandie est déjà commencée. Rattachée le 8 août au 15ème corps de la 3ème armée américaine, l’hôpital volant suivait la division, Les ROCHAMBELLES prenaient en charge les blessés. Elles montaient sur les chars en flammes pour sortir les hommes sans mettre le pied à terre à cause des mines. L’une d’elles aura les jambes broyées par une grenade.

La division se mit en mouvement pour reconquérir PARIS. C’est le capitaine DRONE qui entra le premier dans la capitale pour sa libération.

Le plan de marche était établi vers BACCARAT. Le 30 septembre alors que la division progressait, « CHARLEVILLE » fut victime d’une explosion. Marguerite était a son tour brancardée par ses collègues vers l’hôpital volant puis transférée au VAL DE GRACE. La ROCHAMBELLE Ardennaise est mise en observation et contrainte  au repos.

Pour des raisons de santé, elle est mutée au bureau des AFAT (auxiliaires féminines de l’armée de terre). D’une nature trop active pour se retrouver dans un bureau, elle refuse son ambition était de retourner sur le front pour apporter son aide aux soldats blessés. Marguerite s’était engagée dans l’armée pour être sur le terrain, au péril de sa vie.

Après la délivrance de sa feuille de route elle rentra chez elle à MOHON dans les Ardennes.

La ROCHAMBELLE sera démobilisée le 1er janvier 1945.

Parmi ses nombreuses décorations notons :

  • La CROIX de CHEVALIER de l’ORDRE NATIONAL du MERITE.
  • La CROIX DE GUERRE avec citation à l’Ordre du régiment.
  • La Médaille des Evades de France.
  • La CROIX du Combattant Volontaire.
  • La Médaille de la France Libre :

« Répondant à l’appel de lac France en péril de mort. Vous avez rallié les Forces Françaises Libres. Vous avez été de l’équipe volontaire des bons compagnons qui ont maintenu notre pays dans la guerre et dans l’honneur. Vous avez été de ceux, qui au premier rang, lui ont permis de remporter la victoire. Au moment où le but est atteint,

Je tiens à vous remercier, Amicalement, Simplement, Au nom du de la France ! »

1er Septembre 1945.   Charles DE GAULLE

 

Marguerite, ma tante, est décédée en juillet 2004 à l’Age de 84 ans à ST Hilaire de Riez (Vendée).

 

                                                                                   JEAN MARCHANDEAU

                                                                                   A.C en Afrique du Nord.

Source : Editions L’Harmattan (collection mémoires du XXe siècle).

 

 

 

  

 

  

 

Création de l’O.N.U.

L’objectif de l’ONU figure dans la chartre de l’Organisation des Nations Unies signée à San Francisco le 26 Juin 1945 par 51 Etats.

Les Etats membres s’engagent à respecter le principe de l’égalité entre nations petites ou grandes et à unir leurs forces pour maintenir la paix et la sécurité internationale.

De plus ils doivent respecter le droit des peuples à disposer d’eux même et favoriser le développement entre les peuples de relations amicales.

L’ONU tente de préserver la Paix par le recours à des moyens pacifiques et diplomatiques comme l’indique l’article 33 : <<rechercher la solution, avant tout, par voie de négociation…>>.

Pour le << règlement judiciaire>>. L’ONU dispose d’une Cour internationale de justice à la HAYE.

L’ONU dispose avec l’article 43 de la possibilité de demander à ses membres d’envoyer leurs Forces armées pour assurer des opérations militaires de maintien de Paix.

Le siège de l’ONU est à NEW YORK.

 

En même temps la France s’engageait dans la mise en œuvre par le gouvernement français, du programme du Conseil National de la Résistance.

  • Rétablissement des quarante heures.
  • Vote de la loi sur la nationalisation de l’électricité et du gaz.
  • Nationalisation des grandes compagnies d’assurances.
  • Extension du nombre et des attributions des comités d’entreprises.
  • Généralisation de la Sécurité Sociale incluant la Retraite des vieux.

 

 

Pour faire vivre l’héritage de la Résistance et ces idéaux nous appelons les jeunes générations à prendre le relais.

                                                       Le secrétariat

Maillé et son histoire

 

En 1940, lorsque les Allemands s’installent à Maillé et ses environs, la commune compte un peu plus de 500 habitants. Le village se trouve sur un axe stratégique, à proximité de la ligne de démarcation, coupé du nord au sud par la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux. Le village est longé par l’ancienne route nationale 10 (RD 910). Et à proximité du village, le camp de l’intendance militaire de Nouâtre.

Le 25 août 1944, pendant que Paris fête sa libération, Maillé est pratiquement rayé des cartes. Cerné par les troupes allemandes vers 9 heures du matin, le village vit les premiers instants d’un drame qu’aucun objectif militaire ne justifiera. Les habitants de Maillé sont traqués, massacrés dans leurs champs, leurs maisons, leurs jardins, leurs caves…

124 personnes de 3 mois à 89 ans sont sauvagement assassiner: 37 hommes, 39 femmes, 48 enfants de moins de 15 ans dont 26 de moins de 5 ans et 2 nouveau-nés, parmi les morts sept cheminots ont été froidement fusillés dans le passage à niveau.  Les seuls qui échappent à la mort sont ceux, qui ont pu se cacher avant l’arrivée des Allemands ou qui ont simulé la mort au milieu des cadavres. Le bétail n’est pas épargné. Tout ce qui bouge ce jour-là est tué. 52 habitations sont brûlées, il n’en reste que 8 sur la totalité du bourg après le passage de la barbarie nazie.

Seul le sous-lieutenant Gustav Shlueter a été reconnu responsable d’homicides volontaires « accomplis à l’occasion ou le prétexte de l’état de guerre mais non justifiés par les lois et coutumes de la guerre » par le tribunal militaire permanent de Bordeaux. Malheureusement, il n’a jamais été retrouvé, et les troupes qui étaient sous ses ordres ce 25 août 1944 n’ont pas été identifiées.

Le surlendemain, les 124 massacrés sont enterrés dans une fosse commune dans le cimetière du village.

En témoignage des rescapés de la cave de l’école où Michel GANDAR avait 10 ans ses parents instituteurs ont pu échapper au massacre parce qu’ils se sont réfugiés dans la cave de l’école en compagnie d’une dizaine d’autres personnes.

Notre camarde Michel GANDAR en 2008 en compagnie des camarades de l’ANCAC de la section de Bordeaux nous a fait découvrir le village de Maillé.

« N’OUBLIONS JAMAIS ce massacre par les nazis »

Monument en gare de MAILLE : figurent les sept noms des fusillés :Mme Renée GOUARD 38 ans – Pierre GRANET 56 ans – Paul MILORY 45 ans – Baptiste SORNIN  43 ans– Auguste THERNEAU  43 ans – Yvon MILLORY 45 ans – Joseph SONDAG 23 ans.     

 

 

Guy MOQUET

17 ans

Etudiant Militant des JC

 

 

Il nait à Paris le 26 avril 1924. Etudiant au lycée Carnot, il se passionne très tôt pour la po­litique et choisi, dès l'arrestation de son père, le syndicaliste cheminot et député communiste Prosper Môquet, de suivre ses traces.

 Le 13 octobre 1940, Guy Môquet, alors âgé de 16 ans, est arrêté Gare de l'Est par des policiers français qui recherchent les militants communistes. On l'interroge. On veut lui faire livrer les amis de son père.

Incarcéré à la prison de Fresnes, le jeune militant est inculpé, sous le même chef d'accusation que son père, «d'infraction au décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisa­tions communistes». Le 23 janvier 1941, il est acquitté par la 15ème chambre correctionnelle de Paris, et doit être mis en liberté surveillée.

Guy Môquet n'est pourtant pas relâché. Au contraire, il est transféré à la prison de la Santé, à Paris, le 10 février suivant. L'adolescent s'impatiente, écrit au procureur mais rien n'y fait. Il est transféré à la prison de Clairvaux, dans l'Aube, puis au camp de Choisel à Châteaubriant, en Loire-Inférieure (Loire-Atlantique actuelle), où sont détenus d'autres militants commu­nistes généralement arrêtés entre l'automne 1939 et 1940.

Arrivé le 16 mai 1941, il est à la baraque 10, la baraque des jeunes où il lie de nombreuses ami­tiés.

 

22 octobre 1941

Guy Môquet va mourir. Quelques minutes avant d'être conduit sur le lieu d'exécution, alors rassemblés avec ses camarades dans la baraque 6, il écrit une dernière lettre à sa famille, cette fameuse lettre qui commence par, «Je vais mourir !», et se termine par, «Je vous embrasse de tout mon cœur d'enfant».

 Enfin, il griffonne un dernier petit mot pour une jeune communiste, Odette Leclan (aujourd'hui Odette Nilès), militante de l'union des jeunes filles de France. Il a fait sa connaissance un mois plus tôt alors qu'elle vient d'être internée au camp de Choisel et multiplie les contacts à travers une palissade de bois surmontée d'un grillage, qui sépare le secteur des garçons et celui des filles. Tombés rapidement amoureux, le jeune Guy regrette, dans ses dernières lignes, le baiser qu'elle lui avait promis.

Après l'arrestation de Prosper, Guy, sa mère Juliette et son petit frère Serge s'étaient réfugiés à Bréhal, dans la Manche. Il revient à Paris, seul, et milite avec ferveur au sein des jeunesses communistes réorganisées clandestinement. Il distribue des tracts et colle des papillons proclamant la politique du Parti, y compris après l'entrée des Allemands dans Paris, le 14 juin 1940, et la proclamation de l'Etat Français, le 10 juillet suivant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Châteubriant 22 octobre 1941.

 

Ma petite maman chérie, Mon tout petit frère adoré, Mon petit papa aimé,

 

Je vais mourir! Ce que je vous demande, à toi en particulier, petite maman, c'est d'être très courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean; j'ai embrassé mes deux frères, Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire, hélas !

J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées. Elles pourront servir à Serge qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi, petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la vie que tu m'as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beau­coup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme. Dix-sept ans et demi. Ma vie a été courte! Je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous, je vais mourir avec Tintin. Michel. Ma­man, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine, je ne peux pas en mettre davantage, je vous quitte tous, toutes, toi maman, Séserge, fwpa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime.

Guy.

Dernière pensée: «Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les vingt-sept qui allons mourir.»