L’OUTIL PRECIEUX DU GRAND MEMORIAL

 

   En un clic, grâce à la plateforme du grand Mémorial, il est désormais possible de retracer le parcours de guerre des poilus en une seule recherche.

   Curieux amateur ou spécialiste, chacun peut accéder aux registres des matricules des archives départementales et au fichier des morts pour la France du ministère des Armées, dans une base nationale.

   Près de 9 millions de fiches représentant 17 millions d’images, ont en effet été numérisées et indexées.

   Un outil précieux pour les historiens, mais aussi pour les recherches généalogiques.

                        http://www.culture.fr/Genealogie/grand-memorial

        

Le jour du cessez le feu

Le premier conflit mondial s’est achevé le lundi 11 novembre 1918 à 11h

A 5 heures, les représentants des forces alliées et du gouvernement Allemand se sont retrouvés à RETHONDES (Oise). Dans une clairière de la forêt de Compiègne, un wagon restaurant de l’état-major Français avait été réaménagé et acheminé à la hâte. Ce lieu éloigné avait été choisi pour tenir éloigné les journalistes.

Chez les vainqueurs, le Maréchal FOCH et l’Amiral WEMYSS étaient présents pour la France et la Grande Bretagne. En face d’eux, l’Allemagne avait dépêche 1un homme politique Mathias ERZBERGER plutôt qu’un militaire.

Au total dix personnes étaient sur place pour négocier. Les alliés ont imposé leurs conditions : dureté économique, militaire et territoriale, avant que le Maréchal FOCH, commandant suprême des forces alliées n’appose sa signature sur ce texte.

Le premier des 34 articles ratifiés stipulait « la cessation des hostilités, sur terre et dans les airs six heures après la signature de l’Armistice »

L’armistice a donc été effectif à 11 heures précises.

Se souvenir de la grande guerre, c‘est avant tout rester fidèle au deuil porté dès le lendemain de l’Armistice par les millions de combattants et les familles confrontées par l’absurdité du carnage.

 

Le secrétariat national

 

Chanson d'auteur anonyme recueillie par R. Lefèvre et Paul Vaillant-Couturier. Elle se chante sur l'air de Bonsoir M'amour (Sablon).
    Elle a circulé en 1917, après l'offensive Nivelle, et est symptomatique de la lassitude de la guerre, qui a engendré de nombreuses mutineries.

Interdite par le commandement militaire qui la censura en raison de ses paroles antimilitaristes qui incitaient à la mutinerie alors qu’une guerre était en train de se livrer sur le territoire national.

 

Les restes de l'ancien village dévasté de Craonne, aujourd'hui

Quant au bout d'huit jours, le r'pos ter­miné,

On va r'prendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile.

Mais c'est bien fini, on en a assez,

Personn1 ne veut plus marcher,

 Et le cœur bien gros, comm' dans un san­glot

On dit adieu aux civ'lots.

Même sans tambour, même sans trompette,

On s'en va là-haut en baissant la tête.

 

Refrain

 

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours,

De cette guerre infâme.

C'est à Craonne, sur le plateau,

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés !


 

C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards

Tous ces gros qui font leur foire ;

Si pour eux la vie est rose,

Pour nous c'est pas la mêm' chose.

Au lieu de s'cacher, tous ces embusqués,

F'raient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendr' leurs biens, car nous n'avons rien,

Nous autr's, les pauvr's purotins.

Tous les camarades sont enterrés là,

Pour défendr' les biens de ces messieurs-là.

 

Refrain

 

Huit jours de tranchées, huit jours de souf­france,

Soudain, dans la nuit et dans le silence,

On voit quelqu'un qui s'avance,

C'est un officier de chasseurs à pied,

Qui vient pour nous remplacer.

Doucement dans l'ombre, sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

 

Refrain

 

Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,

Car c'est pour eux qu'on crève.

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève.

Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,

De monter sur l'plateau,

Car si vous voulez la guerre,

Payez-la de votre peau !

 

Réhabilitation des fusillés pour l’exemple

 

En cette année du centenaire pour l’armistice du 11 novembre 1918, un siècle après la fin de cette guerre qui a été le théâtre d’un nombre important d’exécutions de soldats « pour l’exemple » sur ordre du haut commandement.

La France s’honorerait d’une initiative, sous la forme que le président de la république jugerait la plus adaptée, pour la réhabilitation dans la mémoire collective des fusillés « pour l’exemple »

                                                                                   Le secrétariat national

1914-1918

8,5 millions de vies détruites et un désastre Européen que nous payons encore.

 

 

Le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, le clairon annonce l'entrée en vigueur de l'armistice, signé six heures plus tôt. Les conséquences de la Grande Guerre se font encore sentir 90 ans après.

« Vous avez gagné la plus grande bataille de l'his­toire », affirme le maréchal Foch, généralissime des armées victorieuses, dans son dernier ordre du jour. Il n'en dit pas le prix. La guerre qui a duré 51 mois a fait 8,5 millions de morts, 21 millions de blessés dont un quart gravement mutilé, plusieurs millions de disparus, sans compter les victimes des épidémies et de la sous-alimentation. À peine un soldat français ou bri­tannique sur trois en sort indemne.

Des régions entières sont dévastées, particulièrement dans le nord et l'est de la France, zone occupée par l'Allemagne et théâtre des opérations durant quatre ans, systématiquement saccagée lors de la retraite allemande. L'Allemagne n'a subi aucune destruction.

Les dépenses ont été énormes. La France a jeté 143 milliards de francs or au feu. La couverture or de la Banque de France est tombée de 69,4 % en 1914 à 21,5 % en 1919.

En ce 11 novembre 1918, la France victorieuse est plus mal en point que l'Allemagne vaincue.

Dès le 13 août, l'empereur Guillaume II reconnaît « qu’il faut tirer le bilan ». Max de Bade, le nou­veau chancelier, est pressé par les autorités mili­taires de demander l'armistice.

Dans la nuit du 3 au 4 octobre, il s'adresse à Thomas Woodrow Wilson, président des États-Unis, intervenus depuis un an dans cette guerre européenne.

Le général Ludendorff, adjoint du commandant en chef, le maréchal Hindenburg, refuse les condi­tions imposées. Il est contraint de démissionner, et Hindenburg ramène l'armée qui recule en bon ordre.

Sur fond de soulèvements populaires et de mutineries dans la flotte, Guillaume II abdique, le 9 novembre, et s'enfuit aux Pays-Bas.

A Rethondes, dans la forêt de Compiègne, le maré­chal Foch, assisté d'un amiral britannique, accueille les plénipotentiaires allemands.

Pour maintenir leur pouvoir face à la révolution spar­takiste, la grande bourgeoisie et l'aristocratie allemandes disposent de troupes et de la compli­cité active de certains dirigeants du SPD. Ce sau­vetage du militarisme favorisera la montée du nazisme. Ludendorff sera un des chefs du natio­nalisme le plus réactionnaire. Très populaire pour avoir sauvé l'armée, Hindenburg sera élu président de la République, en 1925. Réélu en 1932, il fera de Hitler son chancelier.

 


             Les Amis de l'Office Républicain des Mérites Civiques

(Civils et Militaires)

2, place du Méridien -94800- VILLFJUIF

 Tel 01.42.11.11.11 mail : ormcm.national@orange .fr


         Pour rappel, c'est en 1963, sous l'autorité morale du général de corps d'armée Ernest PETIT, chef d'Etat-major de camp du Général de Gaulle, que l'ORMCM a été fondée par les Fédérations des Officiers de réserve Républicains (FORR), La Fédération des sous-officiers de réserve Républicains (FSORR) bientôt rejointe par l'ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants et victimes de guerre) et l'association nationale des cheminots anciens combattants (ANCAC) puis l'Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouille et l'Association des anciens combattants et victimes de la guerre d'Indochine (ACVGI).

Aujourd'hui, l'ORMCM continue de remplir le rôle assigné par ses fondateurs : honorer les porteurs les plus dévoués, les plus passionné des idéaux républicains, dans le temps douloureux des guerres ou dans les combats quotidiens d'aujourd'hui...

Démarche confirmée par l'article 2 de ses statuts : « l'ORMCM a pour objet de reconnaître et récompenser les mérites acquis par le patriotisme, l'esprit civique, l'attachement à la cause de la défense Nationale et de la Sécurité Française dans le dévouement aux idéaux démocratiques et à la cause de la Paix. »

         En 55 ans, ce sont près de 4200 militants engagés dans la défense des valeurs républicaines, dans la défense des valeurs humaines, dans la défense de la Paix qui ont été distingués par notre Office.

Ceux qui découvrent l'ORMCM, sont toujours surpris parce qu'ils prennent conscience qu'il existe une distinction qui s'attache à honorer le mérite plus que la hiérarchie, les actes quotidiens de courage, de justice, de paix plus que les faits d'armes, la participation patriote aux combats collectifs pour le bonheur de chaque citoyen(ne) dans une France souveraine et prospère.

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