REAGIR ET AGIR

A l'attention des cheminots anciens combattants en Algérie

Le comité de Réseau Sud-Ouest de l'association des cheminots anciens combattants s'est réuni à Bordeaux le 24/01/2019. Il a décidé de continuer son action pour l'obtention d'une véritable double campagne basée sur le temps passé en territoire et non sur les actions de feu par journée, répertoriées par l'Autorité Militaire et transmises à la caisse de prévoyance SNCF à Marseille.

A cet effet, de nombreux cheminots appelés du contingent 1954/1962 ont reçu un courrier de la caisse leur indiquant la prise en charge ou non de la double campagne selon leur situation.

Certains obtiendront des sommes dérisoires, d'autres n'obtiendront rien, ce qui représente un véritable scandale et une atteinte à notre dignité d'ancien combattant.

Aussi nous vous proposons d'agir pour NOS DROITS et de contester par écrit, au plus vite dans le cadre du délai imparti (deux mois maxima après réception de la lettre de la CP) auprès de la commission de recours, comme indiqué sur votre lettre.

A titre indicatif, nous vous soumettons un texte de lettre à envoyer à Monsieur le Président de la commission de recours amiable en fonction des éléments que vous avez à votre disposition.

Nous vous invitons à riposter et agir pour que tous les cheminots anciens combattants d'Algérie bénéficient du DROIT à une véritable double campagne, conformément à la loi du 14/04/1924 appliquée à tous les autres conflits.

 

Fraternellement,

 

Le Président du Réseau Sud-Ouest ANCAC André LIERES

CONSEIL SOCIAL ET ECONOMIQUE

 

La réforme du groupe public ferroviaire à des conséquence sur les comités d’entreprise et le CGPF (ex CCE).

La mise en service des 33 comités sociaux et économiques (CSE) entraine la fusion des CHSCT (comité d’hygiène, sécurité et condition de travail) et le CE, les délègues du personnel sont regroupés au sein d’une instance unique. Le comité social et économique (CSE) se substitue aux instances historiques. C’est tout le modèle construit par les luttes qui est remis en  cause et toute l’activité de proximité qui est détruite au 1er Janvier 2019. 7000 mandats de délègues du personnel et CHSCT sont supprimés.

Depuis que la loi du 4 Aout 2014 qui a éclaté l’entreprise SNCF en trois EPIC distincts (épic de tète, SNCF réseau, SNCF mobilité) le comité central d’entreprise CCE cède sa place au CCGPF. Nouveau changement au 1er Janvier 2019, les 28 comités d’entreprise laissent la place à 33 comités social et économique (CSE, 6 à réseau SNCF, 26 à SNCF mobilité, 1 à Epic SNCF).

Toutes les activités sociales de proximité vont se complexifier avec ces nouveaux périmètres.

Au-delà de tous ces aspects techniques et juridiques ce sont les cheminots et les retraités qui perdent encore un peu plus des droits acquis par les luttes.

                                                                       Le secrétariat national

 

La Rose Résurrection de Ravensbrück

 

Le rosier  « Résurrection » a été créé par Michel Kriloff pour l'Amicale des Anciennes déportées de Ravensbrück à l'occasion du 30éme anniversaire de la libération de ce camp de femmes, situé à 80 kms de Berlin, il fut le principal camp de concentration, 132 000 femmes et enfants y furent déportés, 90 000 y moururent.

Près de 10 000 Françaises y furent déportées, la rose <<Résurrection>> hommage à ces femmes et enfants déportés, est un symbole fort.

Elle change de couleur, elle nait bouton rouge, puis s'entrouve et libère de pâles touches roses et or.

Marcelle Dudach Roset déportée explique dans un poème la signification de cet hommage

<<je suis Résurrection>>

 

Et tout au long des ans

Tout au long des saisons

Je resterai le témoin de vie

Qui protègera de la barbarie

Tous les enfants du monde

Même lorsque je serai devenu églantine

Illuminant tous les chemins.

 

Aujourd'hui le rosier devrait pousser à côté de tous les monuments qui rendent hommage aux martyres de la déportation.

Amie de l'ANCAC

Annette COLAS

Mémoire d’avenir

 

 

Le 29 octobre 2016 restera dans l'Histoire de France comme une date marquante pour les Tsiganes, Gitans et Voyageurs. Ce jour, où le président de la République a officiellement reconnu la responsabilité de l'État français dans l'internement des nomades entre 1940 et 1946, réhabilite enfin la place des victimes et de leurs familles dans notre mémoire collective.

Cette reconnaissance officielle fait suite à un long et indispensable travail de mémoire mené sur le terrain par les familles, le plus souvent accompagnées d'associations comme l'ANGVC (Association nationale des gens du voyage citoyens) et la FNSAT, Fédération nationale des associations de soutien et d'aide aux Tsiganes. Une fédération qui regroupe 80 structures, dont l'Association départementale des gens du voyage citoyens de Loire-Atlantique (ADGVC 44).

Depuis maintenant près de dix ans, l'ADGVC 44 a exhumé, sans relâche, les noms de 567 Tsiganes internés, dont nombre d'enfants, au camp de la Forge de Moisdon-la-Rivière. Un site moins connu que celui de Montreuil-Bellay (49), mais qui fait tout autant partie de notre histoire collective. Celle de citoyens français victimes d'une logique folle et barbare reposant sur l'idée de « la pureté de la race ».

« Une blessure jamais oubliée », selon les mots de François Hollande, qui a durablement marqué les habitants de Moisdon-la-Rivière.

Soutenue dès l'origine du projet de pose d'une « stèle du souvenir » par André Lemaître, le maire de Moisdon-la-Rivière ; Mohamed Saadallah, le sous-préfet de Châteaubriant/Ancenis ; Dominique Raimbourg, le président de la commission nationale consultative des gens du voyage ; ainsi que par les élus et les parlementaires de la Loire-Atlantique ; des artistes à la renommée internationale tel le guitariste Titi Robin et le groupe angevin Lo'Jo ; Emilie Jouand, Marie-Christine Hubert et Henriette Asséo, historiennes spécialistes de la question de l'internement des Tsiganes en France et en Europe ; et par des citoyens ordinaires...

... l'ADGVC 44 a le plaisir de vous inviter à participer à une Journée de la Mémoire, organisée sur le site de la Forge, à Moisdon-la-Rivière, le samedi 27 avril 2019, journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation.

A cette occasion, aura lieu la pose officielle d'une Stèle du souvenir où seront gravés à jamais ces quelques mots : « Ici, 567 familles Tsiganes et autant de Républicains espagnols ont été internés. Avec l'ADGVC 44, souvenons-nous. »

Comme l'a magnifiquement écrit le poète et dramaturge espagnol, Federico Garcia Lorca : « Rien n'est plus vivant qu'un souvenir ».

Dans cette conscience qu'il faut savoir faire mémoire commune pour bâtir collectivement les fondations républicaines du vivre ensemble

 

Yannick Perron président de l'ADGVC 44

 

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