Dijon

75eme anniversaire de la Victoire sur le Nazisme le 8 mai 1945

 

Les cheminots actifs CGT du Dépôt de Perrigny ont pu célébrer cet anniversaire avec un petit comité à la suite de l’épidémie du COVID 19. La Section ANCAC était représentée par Paul Gueth.

Hommage à tous les cheminots et en particulier aux Résistants Dijonnais très actifs dans ce lieu du dépôt qui fut une plateforme de la Résistance en Côte d’Or.

Dépôt de gerbe et minute de silence

                                                                                                  R. Moulliere

 

1940 – 1944 : les années noires du Palais Bourbon

C’est un des secrets les mieux gardés de l’occupation : le Palais Bourbon, symbole de la République a connu une page sombre de son histoire pendant la seconde Guerre Mondiale entre 1940 et 1944, l’occupant nazi a installé dans ces lieux une bonne partie de son administration, allant même jusqu’à y tenir le procès de sept jeunes Français arrêtés en octobre 1941 par le commissaire de la brigade spéciale criminelle Georges Veber.

            Fernand Zalkinov 19 ans, Robert Peltier, Tony Bloncourt 20ans, Christian Rizo 19 ans, Pierre Milan 17 ans, Roger Haulet 19 ans et Acher Semahya 27 ans : issus des couches populaires, ils étaient ouvriers ou étudiants, leurs crimes attentas contre l’armée allemande, atteinte à la sûreté de l’Etat, entente avec l’ennemi. Le qualificatif de communiste leur est attribué des le début de l’enquête. Dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale, ils sont jugés au nom du peuple allemand, leur procès se déroule du 4 au 6 mars 1942 dans la galerie des fêtes du Palais Bourbon, le gouverneur militaire allemand pour la France Carl Heinrich Von Stülpnagel, décide de donner un grand retentissement à ce procès en en faisant un procès à grand spectacle, la presse et le cinéma sont convoqués et Van Stülpnagel est là en personne avec son état major. Il ne s’agit en fait que d’un simulacre de justice.

            Les Nazis reprochent au groupe d’avoir mené en trois mois plus de dix sept opérations de guerre. Ils sont condamnés à mort le 6 mars 1942 et fusillés le 9 mars au Mont Valérien.

            Dans une lettre adressée à la mère de Christian Rizo, Maître Wilhem l’avocat chargé de sa défense et ayant assisté aux derniers moments des condamnés écrit (ils ont pris congé dans la dignité le courage et la foi de leur conviction).

            Deux d’entre eux étaient juifs. Ce pan de l’histoire est resté enfoui dans l’indifférence générale et ce n’est que le 9 mars 2000 qu’un hommage solennel de la Nation leur est rendu et une plaque commémorant le sacrifice de ses jeunes Résistants est apposée sur la façade de l’Hôtel de Lassay à l’initiative de Laurent Fabius Président de l’Assemblée Nationale. La plaque rappelle qu’ils sont morts pour la France et qu’ils sont décorés à titre posthume de la Médaille Militaire, la croix de Guerre avec palme et de la Médaille de la Résistance, mais pas de la Légion d’Honneur alors que le commissaire Français Georges Veber lui sera décoré de cette distinction en 1953. !!!

            Voilà les faits oubliés de l’histoire car ces jeunes gens sont morts en héros et reniant en aucune façon leurs convictions politiques, ils étaient tous communistes.

 

 

Annette COLAS

 

Le Mans

Le 7 mars 2020, fidèle au devoir de mémoire, la section du Mans a rendu hommage à Pierre Semard.

En présence de monsieur Jean adjoint au maire du mans et où étaient également présent les représentants de 1' ARAC, l’UDAC, L'ONCF , PONT COEFFORT , CGT, PC, neuf porte-drapeaux ainsi que de nombreux cheminots et leurs épouses.

Après le dépôt de gerbes monsieur Jean a pris la parole, ainsi que le représentant de la CGT et le président de la section Lucien Devige rappelant le combat de Pierre Semard et la longue lutte des cheminots pour la sauvegarde du service public de la SNCF

                          Un vin d'honneur offert par la section termina la cérémonie

 

Cérémonie du 8 mai

 

A 10h00 Jean-Pierre COLAS Président de la section ANCAC accompagné d’un seul seul porte drapeau de la FNCAC a déposé une gerbe SNCF Anciens Combattants pour respecter les consignes liées au confinement.

Clôture de la cérémonie par un moment de recueillement devant la plaque des Cheminots morts pour la France.

                                                                                                                                                             

                                                               Annette COLAS

Angoulème

Cérémonie du 8 mai

 

A 10h00 Jean-Pierre COLAS Président de la section ANCAC accompagné d’un seul seul porte drapeau de la FNCAC a déposé une gerbe SNCF Anciens Combattants pour respecter les consignes liées au confinement.

Clôture de la cérémonie par un moment de recueillement devant la plaque des Cheminots morts pour la France.

                                                                                                                                                             

                                                               Annette COLAS

 

Toulon

 

C’est à l’initiative de la gare SNCF de Toulon, que s’est tenue ce 8 Mai 2020 à 9h30, la cérémonie souvenir à la stèle, en hommage à toutes les combattantes et tous les combattants, sans oublier les nombreux cheminots morts au champ d’honneur, pour la liberté, la Paix.

Placée sous la houlette de M. Yannick DHONDT, responsable de la Direction Territoire des gares grand sud, et en présence de Louis DUTTO, président régional de l’ANCAC, de M. Rossi, responsable des TER, secteur de Toulon et de M. Rémond, responsable Gares et Connexions,  qu’il a été déposé une gerbe au pied de la stèle, où sont gravés, les noms des cheminots de Toulon morts pour la France.

C’est en toute simplicité, qu’il fut respecté une minute de silence, en l’absence des autorités civiles et militaires, les portes drapeaux et associations patriotiques et de nombreux cheminots, en application des consignes de confinement dues au COVID 19.

                                                                                                                             Louis DUTTO.