Edito 391

 

Le bureau national de l’ANCAC vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2021.

 

L’année 2020 a été marquée par la crise sanitaire. Forte de ses valeurs associatives, et de manière solidaire, l’ANCAC à su s’organiser de façon réactive et efficace pour pouvoir assurer la continuité et la qualité de ses engagements envers les adhérents(e)s, veuves et ami(e)s.

Le monde d’après commence à se dévoiler avec son lot d’incertitudes et d’interrogations. Quoi de plus préoccupant que la crise sanitaire qui pèse sur notre moral ?

Bien évidemment, il y a des dommages causés par la pandémie sur l’actualité de l’ANCAC, les réunions et cérémonies que nous n’avons pu tenir.

Cette période anxiogène inédite, de crise sanitaire et économique place l’ANCAC devant la responsabilité de continuer son action.

Fortes inquiétudes pour ce début d’année 2021, les retraités et les personnes âgées sont les principales victimes du COVID. C’est pourtant eux qu’une campagne médiatique tente de rendre responsables de la crise économique mais depuis six ans nos pensions ne bougent pas.

Défendons très fort notre système santé, soyons à l’action pour un service public digne de ce nom. Défendons les valeurs humaines et de liberté.

La situation des jeunes est préoccupante, les fermetures d’entreprises, l’abandon de l’industrie, les licenciements, les contrats précaires l’appauvrissement des retraités, la destruction du lien social est terriblement ressentie.

Soyons à l’offensive pour défendre nos droits d’anciens combattants et veuves.

 

Robert BAPTIER

Président National      

Hommage à Daniel CORDIER

C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que nous avons appris la disparition ce 20 novembre 2020 de Daniel CORDIER avant dernier Compagnon de la Libération, qui fut le secrétaire de Jean MOULIN de juillet 1942 au 21 juin 1943 jusqu’à son arrestation à Caluire. Jean MOULIN alias Max lui accorda toute sa confiance sur lequel il s’appuya dans cette période cruciale pour la Résistance que fut celle de la mise en place non sans difficultés du Conseil National de la Résistance dont la première réunion se tint le 27 mai 1943 rue du Four à Paris

Daniel CORDIER fut jusqu’à ses derniers jours l’homme de la fidélité à la mémoire de Jean MOULIN. Il fut aussi le symbole de cette diversité des raisons d’engagement qui conduisirent des femmes et des hommes d’horizons et de classe sociale différente à entrer dans la Résistance avec sur le sol national lui qui au départ fut un jeune Maurassien de droite extrême en 1940 pour devenir un Républicain défenseur des valeurs de solidarité, d’humanisme et de démocratie.

Une grande voix de la Résistance s’est éteinte ce 20 novembre 2020 mais il restera à jamais porté par ses nombreux livres, ses entretiens un exemple pour notre jeunesse dans le devoir de mémoire de cette période noire de notre histoire Nationale.

L’ANCAC s’incline avec respect devant la mémoire de Daniel CORDIER

                                                      Annette COLAS

Au cœur de la guerre de 1914-1918

 

Souvenons-nous en cette année 2020, 102 ans après, que jamais dans l’histoire passée, ce conflit mondial a changé l’idée même de faire la guerre.

Le déluge de feu qui s’abat sur les hommes, souvent sacrifiés pour quelques mètres de terrain gagné, banalisé la mort comme la manière de la donner d’où l’expression « BOUCHERIE ». Symboliquement, l’apparition des gaz marque une escalade dans l’horreur. Evidemment, la guerre, dite la grande guerre, fut un déchainement de violence.

Des milliers d’hommes furent mobilisés, encadrés, armés et jetés les uns contre les autres. Les moyens de destruction massive que la civilisation industrielle était capable de multiplier furent employés sur terre, sur mer, sous la mer et dans les airs. Subissant les tranchées, les bombardements d’une artillerie de plus en plus puissante, sans pouvoir se défendre, les hommes fragilisés et vulnérables furent massacrés ou pulvérisés.

La guerre n’épargne pas les civils, et c’est le cas de la plupart des guerres. Le discours de guerre exprime une violence extrême contre un ennemi diabolique et ridiculisé.

La censure bloquait toute pensée contestataire. Jamais de tels moyens industriels et de telles quantités d’hommes n’avaient été employés, la propagande portée aussi loin.

Dans tous les pays beaucoup d’industriels en tirèrent un profit et sont partout associés à la direction de l’économie. Les fabricants de canons, d’obus, de tanks et les entreprises du textile sont chargées de coordonner la production d’armements et faire tourner l’industrie de guerre.

La grande guerre fut la première à mobiliser 70 millions d’hommes dans 36 des 59 états mondiaux. La France a mobilisé 8 millions d’hommes. Les adolescents furent mobilisés dès 14 ans et les vieillards jusqu’a 70 ans. Le temps de travail prolongé. La France fit venir plus de 200 000 travailleurs coloniaux.  Les salaires furent contrôlés par l’état et les femmes furent sous-payées.

Après quatre années de conflit, la France, triomphante, panse néanmoins ses plaies, certaines sont béantes. La société a été profondément modifiée. Le monde paysan s’est affaibli. Spectaculaire chute des naissances … des centaines de milliers de veuves et d’orphelins.

L’écrivain Anatole France dira : on croit mourir pour la patrie et on meurt pour les industriels.   

 

Robert BAPTIER

Retour sur le documentaire « la saga du rail »

 

Une fois de plus ce film, bien mal documenté par ailleurs, reviens sur l'idée honteuse de cheminots volontaires pour tirer les trains de déportés qu'ils n'auraient pas su ou pas voulu résister à l'occupant nazi et ses complices collaborateurs.

Ces pseudos journalistes n'ont sans doute jamais remarqué les plaques dans les gares où figurent les noms des 10 000 cheminots fusillés, tués ou morts en déportation. A l'exemple de Léon Bronchart qui refusant de conduire un train a été immédiatement poussé à coups de crosse dans le premier wagon.

Ces transports étaient rappelons-le escortés par des soldats de la wehrmacht en arme, et les agents de conduite avaient à côté d'eux, sur les machines, des cheminots de la Deutsch Reich Bahn (surnommés Bahnhof), pour les surveiller.

En conclusion je ne peux que proposer aux auteurs de ce film de prendre le temps de lire l'ouvrage « Les cheminots dans la Résistance » de Mme Cécile Hochard ce qui leur permettra de mieux comprendre le sujet.

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