POUR LE RESPECT DE NOS DROITS

Notre assemblée générale nationale qui vient de se tenir le 22 mai à paris a permis aux délégués de dresser le bilan de ces deux dernières années, tracer des perspectives et définir les orientations pour les deux années à venir.

Les résolutions adoptées par les participants s’inscrivent dans une ambition : celle d’un avenir meilleur pour l’ensemble des anciens combattants, veuves et ami(e)s, du respect de nos droits à réparation. L’ANCAC regrette que les anciens combattants ne bénéficient pas d’un ministre ou d’un secrétaire d’état de plein exercice avec un budget lui étant alloué en propre.

Il y a urgence, de faire évoluer la valeur du point d’indice de PMI de manière progressive pour arriver au rattrapage espéré.

Dans le cadre de l’égalité des droits, nous continuons à réclamer l’extension du bénéfice de la campagne double en fonction du temps de présence pendant la guerre d’Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc.

L’attribution de la demi-part fiscale en faveur des conjoints survivants et plus et plus particulièrement des veuves dès lors qu’elles sont âgées de 74 ans et plus.

Si ce mois de mai est riche d’évènements, en particulier les élections européennes qui n’apporteront pas les changements souhaités, on se souviendra des commémorations du 8 mai 1945. Aussi, il y a 75 ans, au petit matin du 6 juin 1944, une nuée de barges militaires à recouvert la Manche, pour déverser sur les plages de Normandie des dizaines de milliers de soldats venus des quatre coins du globe, pour libérer la France. Un tournant de la seconde guerre mondiale, célébré à travers une série d’hommage.

Mais nous avons également à cette Assemblée Générale, décidé de notre participation et de notre soutien à toutes les actions qui seront menées dans le cadre de la défense des intérêts des cheminot(e)s et de faire face aux politiques gouvernementales qui s’attaquent à nos retraites. Nous aurons l’occasion de nous retrouver le samedi 10 aout, pour rendre hommage à tous les cheminots résistants, fusillés, morts en déportation, lors de notre cérémonie sous l’arc de triomphe à Paris.

Je salue à nouveau mon prédécesseur à la présidence de l’ANCAC, notre camarade Robert MOULLIERE qui à défendu pendant 10 ans nos droits d’anciens combattants et veuves.

Robert BAPTIER

Président National  

 

 

 

 

Réseau Sud - Ouest Bordeaux

 

Le Président du Réseau Sud - Ouest prie les délégués d'assister le jeudi 24 Octobre 2019 au Collectif du Réseau Sud – Ouest à Bordeaux à 9h30.

Le lieu vous sera précisé ultérieurement.

 

Mémoire d’avenir

 

 

Le 29 octobre 2016 restera dans l'Histoire de France comme une date marquante pour les Tsiganes, Gitans et Voyageurs. Ce jour, où le président de la République a officiellement reconnu la responsabilité de l'État français dans l'internement des nomades entre 1940 et 1946, réhabilite enfin la place des victimes et de leurs familles dans notre mémoire collective.

Cette reconnaissance officielle fait suite à un long et indispensable travail de mémoire mené sur le terrain par les familles, le plus souvent accompagnées d'associations comme l'ANGVC (Association nationale des gens du voyage citoyens) et la FNSAT, Fédération nationale des associations de soutien et d'aide aux Tsiganes. Une fédération qui regroupe 80 structures, dont l'Association départementale des gens du voyage citoyens de Loire-Atlantique (ADGVC 44).

Depuis maintenant près de dix ans, l'ADGVC 44 a exhumé, sans relâche, les noms de 567 Tsiganes internés, dont nombre d'enfants, au camp de la Forge de Moisdon-la-Rivière. Un site moins connu que celui de Montreuil-Bellay (49), mais qui fait tout autant partie de notre histoire collective. Celle de citoyens français victimes d'une logique folle et barbare reposant sur l'idée de « la pureté de la race ».

« Une blessure jamais oubliée », selon les mots de François Hollande, qui a durablement marqué les habitants de Moisdon-la-Rivière.

Soutenue dès l'origine du projet de pose d'une « stèle du souvenir » par André Lemaître, le maire de Moisdon-la-Rivière ; Mohamed Saadallah, le sous-préfet de Châteaubriant/Ancenis ; Dominique Raimbourg, le président de la commission nationale consultative des gens du voyage ; ainsi que par les élus et les parlementaires de la Loire-Atlantique ; des artistes à la renommée internationale tel le guitariste Titi Robin et le groupe angevin Lo'Jo ; Emilie Jouand, Marie-Christine Hubert et Henriette Asséo, historiennes spécialistes de la question de l'internement des Tsiganes en France et en Europe ; et par des citoyens ordinaires...

... l'ADGVC 44 a le plaisir de vous inviter à participer à une Journée de la Mémoire, organisée sur le site de la Forge, à Moisdon-la-Rivière, le samedi 27 avril 2019, journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation.

A cette occasion, aura lieu la pose officielle d'une Stèle du souvenir où seront gravés à jamais ces quelques mots : « Ici, 567 familles Tsiganes et autant de Républicains espagnols ont été internés. Avec l'ADGVC 44, souvenons-nous. »

Comme l'a magnifiquement écrit le poète et dramaturge espagnol, Federico Garcia Lorca : « Rien n'est plus vivant qu'un souvenir ».

Dans cette conscience qu'il faut savoir faire mémoire commune pour bâtir collectivement les fondations républicaines du vivre ensemble

 

Yannick Perron président de l'ADGVC 44

 

LE MONDE COMBATTANT

 Le 20 novembre 1917, le président du Conseil, Georges Clemenceau, déclarait à la Chambre des députés « ils ont des droits sur nous »,

mettant en lumière l'obligation de l'État vis-à-vis du monde combattant.

Ainsi naissait, grâce à la mobilisation des associations,

le « droit à réparation ».