Communiqué

 Le 11 Novembre est le jour particulier où la France honore ses "Morts pour la France" à cette date anniversaire de l'Armistice de 1918 et chaque année, l'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC), par son Message à lire au "Monument aux Morts" de chaque commune de France, rend ainsi hommage à tous les combattants de la Grande Guerre.

En cette année 2020, l'UFAC souhaite s'exprimer aussi sur les morts du terrorisme, assassinés parce qu'ils étaient citoyens français : enseignants, passants ou tout simplement présents là au mauvais moment. Leur mort est le fait d'un assassinat déterminé par haine de la France, de ses valeurs et de son art de vivre.

Alors que nous étions en droit d'espérer un soutien international dans ces épreuves, il s'est trouvé de par le monde des dirigeants approuvant ces crimes, les justifiant au nom de dogmes religieux.

 

Ces morts ne doivent pas être oubliés.

L'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) s'incline avec un profond respect devant la douleur de leur famille, de leurs proches, douleur extrême qu'elle partage avec tous les Français et Françaises.

Derrière ces victimes, il est certain que c'est notre Démocratie qui est visée. Nos lois reflétant cette Société démocratique qu'est la nôtre, respectent chacune et chacun d'entre nous. Il appartient à notre classe politique et à notre Gouvernement de trouver, rapidement, les solutions adaptées que la situation exige.

 

Evolution de la CPRP vers la Caisse de la branche ferroviaire.

Par décision gouvernementale, l’ensemble des salariés, issus de la SNCF au statut, contractuels ou d’une autre entreprise ferroviaire privée, dépendront pour leur couverture maladie d’une caisse unique baptisée pour l’instant « caisse de la branche ferroviaire ».

En effet avec à l’horizon l’ouverture des lignes TER à la concurrence, les AOR (Régions politiques) pourront attribuer des concessions pour tout ou partie des lignes régionales à des opérateurs privés, selon le décret portant réforme de la SNCF par présenté par Manuel VALLS en 2018 et adopté par l’emploi de l’article 49.3.

 Des agents SNCF vont devoir, soit rejoindre l’attributaire de la ligne, soit rester dans le giron de l’entreprise historique, moyennant une mutation latérale. Dans ce cadre ceux quittant la SNCF en fonction de l’application du fameux « Sac à dos social » défendu par une partie des organisations syndicales, et de la convention collective négociée localement, pourront bénéficier de la continuité du régime de la CPRP devenue « caisse de la branche ferroviaire ». Sans cet aménagement de la Caisse ceux-ci se retrouvaient sans continuité du régime de couverture sociale. Selon les estimations, environ 35 000 du TER seraient concernés, ce n’est pas rien. Nous invitons l’ensemble du monde cheminot à rester vigilants à cette évolution.

La campagne double en question à l'assemblée nationale

 

Dans une question publiée au journal officiel de l’assemblée nationale (JOAN). Une députée de Saône et Loire, attire l’attention de la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées sur le mode de calcul de la campagne double pour les anciens combattants de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie.

« En effet, la campagne double est attribuée actuellement pour les actions de feu pour les anciens combattants d’Afrique du nord, alors que pour les conflits de 1914-1918, 1939-1945, les guerres d’Indochine et de Corée, cette double campagne est attribuée sur le temps passé dans les territoires concernés », a expliqué la parlementaire. Elle a donc demandé si le gouvernement envisageait une révision du mode de calcul de la campagne double pour les anciens combattants de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. Sachant que les vétérans attendent avec une réelle impatience, une prise en considération juste par l’Etat de leur engagement.

 

75 Anniversaire de la sécurité sociale

L’ordonnance du 04 octobre 1945 créant la sécurité sociale est promulguée par le gouvernement provisoire dirigé par le général DE GAULLE. Cette réalisation nouvelle dans le sillage du programme du Conseil National de la Resistance est portée par le ministère du travail. La sécurité sociale voit le jour, face aux obstacles, grâce à l’action obstinée du ministre communiste Ambroise CROIZAT et des militants ouvriers de la CGT.

La sécurité sociale célèbre ses trois quarts de siècle. Soixante-quinze années d’une conquête historique pour le monde du travail, imaginée par la Résistance à l’occupation nazie en pleine seconde guerre mondiale. Elle a profondément transformé la condition de milliers de salariés, leur offrant la possibilité de se soigner, de partir en retraite, d’aider leur famille. La sécu a toujours été l’objet d’attaques visant à réduire sa portée transformatrice pour la société française. La sécu aiguise les appétits du capital, désireux de s’emparer d’une vaste couverture qu’il transformerait en marché. La crise sanitaire du COVID19 et ses choix économiques et sociaux démontrent à nouveau l’utilité de ses amortisseurs. La sécurité sociale est un bien commun, une propriété collective, défendons-la.

Le secrétariat national

Essais Nucléaires en Polynésie

 

L’assemblée Nationale avait voté en novembre 2018 la cession par l’Etat Français d’un bâtiment nécessaire à la réalisation d’un centre de la mémoire des essais nucléaires en Polynésie.

Le jeudi 05 mai, la Polynésie française a officialisé avec l’Etat Français pour installer le futur centre d’archives, d’informations et de documentations sur les essais nucléaires.  Il s’agit de l’ancien hôtel du commandement de la Marine Nationale, situé sur le front de mer de Papeete. Il servira à conserver et transmettre : « La mémoire des évènements qui se sont déroulés au cours de la période des essais nucléaires ».

La démarche veut créer un climat apaisé de recherche des faits historiques.

 

Le Secrétariat National  

 

Message -pour le 11 novembre 2020

 

 

L'UFAC souhaite que ce message soit lu par une jeune fille ou un jeune garçon. Il convient que la lectrice ou le lecteur ait non seulement lu le texte auparavant, mais aussi qu'il lui ait été explicité. Il appartient donc à toute instance éducative ou associative contactant la future lectrice ou le futur lecteur, d'assurer cette information au travers, entre autres, de témoignages.

 

Il y a 102 ans, près de la gare de Rethondes, dans une clairière de la forêt de Compiègne, était signé l'Armistice du 11 Novembre 1918.

 

Ainsi s'achevait, après quatre années de combats meurtriers, la Première Guerre mondiale.

 

La France, victorieuse, mais affaiblie, déplorait :

 

1 400 000 morts. 740 000 invalides. 3 000 000 de blessés des centaines de milliers de veuves et d'orphelins.

 

Ce bilan très lourd nous rappelle nos valeureux aînés tombés au Champ d'Honneur et reflète l'ampleur de leurs sacrifices consentis pour un idéal de Paix, de Liberté et de Fraternité.

 

Conservons à cet anniversaire du 11 Novembre 1918 et en hommage au glorieux comportement des soldats de Métropole, des Territoires d'Outre-mer, des Pays alliés et à leur sacrifice, la réelle dimension de ce Souvenir, que nul n'a le droit d'effacer, d'amoindrir ou d'ignorer.

 

Ils sont morts pour la France !

 

N'oublions pas non plus nos combattants des Opérations Extérieures pour qui, cette date du 11 novembre, est la façon qu'a la France d'honorer ceux qui se battent et parfois meurent loin de leur pays. Les événements tragiques de ces mois passés nous rappellent, en effet, que l'engagement de ces soldats à un coût, celui du sang.

 

En cette année 2020, l'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) estime que la situation internationale, particulièrement dangereuse, rend plus important que jamais, le rôle de l'Organisation des Nations Unies. En ce 75e anniversaire de la signature de la Charte, l'UFAC invite toutes les générations et spécialement la jeunesse, à œuvrer pour un monde plus juste, plus solidaire et en paix.

 

Vive la République !

 

Vive la France !

 

UFAC138-le 12.09.2020