Saint Raphaël Fréjus

 

 

75e anniversaire du débarquement, des forces alliées en Provence le 14 aout 1944 Viaduc  D'ANTHEOR

Le 15 AOUT à la NECROPOLE DE BOULLOURIS (st Raphaël) en présence du Président de la République, les dignitaires invités et les élus locaux, et en hommage aux troupes d'Afrique, la région a commémoré le 75eme anniversaire du débarquement, des forces alliées en Provence.

 Une deuxième cérémonie a suivie sur la plage ou a eu lieu le débarquement au DRAMONT, en hommage du débarquement de la 36e division du TEXAS, et des représentants Américain et Anglais.

Les élus de st Raphaël Fréjus, les portes drapeaux des associations présentes et un grand nombre de personnes ont participé à ces cérémonies du souvenir.

     

 Section ANCAC de St Raphaël Fréjus

 

Marseille

 

Ce 28 Août 2019 dès 11h00, les cheminots ont commémoré le 75e anniversaire de la libération de la ville de Marseille au Square Narvik-Gare SNCF Marseille St Charles. Nous étions peu nombreux et pas le moindre élu ! Pour la Direction SNCF : Madame Catherine Macary, Direction Régionale Provence-Alpes-Côte d’Azur et Monsieur Jean-François Trestard, Secrétaire Général de la SNCF en PACA, pour la CGT des Cheminots, l'intervention de Rémy HOURS Secrétaire Général Cheminots Marseille et Adam LAYNET CPRP.

Cette date du 28 août doit nous rappeler l’épopée héroïque de l’Armée d’Afrique. Mais le temps ayant fait son œuvre, les souvenirs de la semaine de combats intenses en Août 1944, sont en grande partie estompés. Les passants ne lèvent plus la tête pour lire les stèles aux caractères effacés, et peu de gens savent que la rue dans laquelle ils passent, porte le nom d’un FFI ou FTP tombé au champ d’honneur ou encore celui d’un héros de l’armée d’Afrique.

Petit rappel historique : C’est dans une ville meurtrie par l’Occupation (depuis 1942), la destruction du Vieux-Port (février 1943) puis le raid meurtrier des avions de l’US Air Force en mai 1944, que démarre la bataille de Marseille pour sa libération. Premier acte, le 17 août où la CGT clandestine lance l’ordre de la grève insurrectionnelle. Elle deviendra générale le 19 ... Et le 28 août à 8 heures, Hans Schaeffer quitte son PC de l’hôtel Noailles pour rejoindre celui du Général De Monsabert et signer l’acte de capitulation sur le capot d’une jeep.

Le Général de Montsabert, commandant la 3e Division d'Infanterie Algérienne, en a fait afficher l'annonce : "Habitants de Marseille, Marseille est définitivement délivrée. Grâce à votre courage et au sacrifice de vos enfants, grâce aussi à l'intervention des troupes débarquées, l'ennemi a accepté les conditions que je lui ai imposées".

Quelques jours plus tôt, lors du débarquement de Provence du 15 août 1944, déferlèrent dans le Midi les divisions de Tirailleurs, de Zouaves, de Spahis, de Goumiers, de Tabors, de Chasseurs d’Afrique, etc. Le mot d’ordre des combattants de cette armée composée en grande partie de soldats musulmans était : « vive la France ! ». Il importe qu’au-delà des anciens combattants, la Nation, tout entière liée par les sacrifices consentis pour sa liberté, enseigne et évoque régulièrement le souvenir de l’Armée d’Afrique. Durant 130 années d’existence, de 1832 à 1962, que ce soit sous la Monarchie, le Second Empire ou la République et même quand la France paraissait humiliée, l’Armée d’Afrique lui est demeurée fidèle. Elle a vaillamment soutenu plusieurs guerres notamment quand la France fut envahie en 1870, 1914 et 1940. En tout, l’ensemble des guerres auxquelles elle a participé a coûté un million de vies humaines.

Pour toutes ces raisons, et devant l’inquiétant développement des troubles internationaux et des tensions sociales qui envahissent notre société, il est crucial de faire appel à la mémoire et au souvenir de l’Histoire de France :

https://mondafrique.com/soldats-indigenes-ont-sauve-marseille/

Néanmoins un symbole de ces combats est toujours fortement présent à l’esprit de tous les marseillais, c’est un char faisant face à la basilique Notre Dame de la Garde à l’endroit même où il fut détruit le 25 août 1944. Ce char Sherman M4A4 de la 1°DB, 2° Cuirassier placé depuis 60 ans sur la route menant à la « Bonne Mère » protectrice de Marseille porte un nom hautement symbolique en un tel lieu : « Jeanne d’arc ».

Quant à La grande « armée d’Afrique », ses hauts faits d’armes jusqu’en Alsace et ses innombrables victoires permirent à son commandant, le Général de Lattre de Tassigny, de siéger en compagnie des chefs alliés pour obtenir la capitulation de l’armée allemande. Dans son ordre du jour numéro 9, il écrira à ses soldats africains : « De toute mon âme, je vous dis ma gratitude. » De son côté, le Général de Montsabert écrira : « C’est grâce à l’Armée d’Afrique que la France a retrouvé non seulement le chemin de la victoire et la foi en son armée, mais aussi et surtout l’honneur et la Liberté. »

Merci à Lounès Chérif pour lui avoir emprunté ces quelques lignes ; Lounès Chérif, réserviste, est fils d’un ancien combattant de l’Armée d’Afrique : << ...l'inquiétant développement du racisme et les tensions sociales de toutes sortes qui envahissent notre société et devant les troubles internationaux, il est crucial de faire appel à la mémoire et au souvenir de l’Histoire de France. >>

              Gilbert SOULET Vice-Président de l’ANCAC à Marseille

Reims

 

La vie difficile des appelés du contingent et la suite de leur santé au retour de la guerre en Afrique du Nord

Déjà traumatisés par la seconde guerre mondiale durant leur enfance, ceux que l’on appelait à l’époque (J2-J3) en fonction de leur âge sont les mêmes au jourd’hui parmi les anciens combattants en Afrique du Nord.

La plupart obligés de s’exiler à partir du 10 Mai1940raison de la progression rapide des forces Allemandes et mitraillés des jours sur les routes de France et dans les trains par la Luftwaffe avec leurs redoutables avions de chasse (STUKAS).

Au-delà la déchirure pour plus de 8 millions de réfugiés français, les enfants étaient les plus menacés, ils étaient des cibles faciles.

Sur le chemin de l’exode des centaines étaient perdus ou abandonnés attendent leurs parents décèdes par les bombardements.

Certains portaient des masques à gaz, appris à l’école dès Novembre 1939 lors des déplacements, en souvenir des soldats gazés pendant la guerre 1914, la peur d’obus et de tombes au gaz moutarde était quotidienne Parmi cette débâcle les routes sont des champs de désastre où se dégage une odeur de mort. Après une longue marche, beaucoup de famille seront accueilles dans l’Ouest de la France notamment en Vendée et dans les Deux-Sèvres.

Les jours, les mois passants, arrive alors celui des pénuries, des privations c’est le manque d’hygiène, une scolarité bousculée, une jeunesse appauvrie par les restrictions alimentaires, mais qui voulait survivre avec les cartes de tickets d’alimentation distribués dans cette période noire de notre histoire nationale, se sont les années 1941-1942-1943-1944 et 1945.

Les français vivants en milieu rural étaient privilégiés par rapport aux citadins, les plus débrouillards s’alimentaient grâce au marché noir, d’autant que les allemands avaient pillés les stocks de matières première pour la ravitailler leur troupe sur les fronts de bataille.

Puis quelques temps après le Marechal PETAIN, alors chef de l’état, avait décrété que pour les familles nombreuses, les paysans cultivateurs devaient recueillir les enfants en manque de nourriture notamment pendant les vacances scolaires. Il n’empêche que la croissance des adolescents restait bloquée après tant d’années et l’impression de végéter sur place, la tuberculose était largement répandue parmi la population et la fragilité des plus jeunes avait provoqué un début de rachitisme.

Dans les écoles pour pallier les carences d’alimentations et lutter contre la malnutrition des enfants, le gouvernement organisa des distributions gratuites de lait et de biscuits caséines à bases de vitamines.

Pourquoi parler de la faim, du manque de nourriture, il y a si longtemps, parce que depuis leur jeune âge et leur séjour pendant la guerre en Afrique du Nord, beaucoup de notre génération en subissent aujourd’hui les conséquences avec des maladies à évolutions lentes.

Tant que l’on est jeune, on supporte plus ou moins bien son état de santé, beaucoup par la suite ont souffert de troubles chroniques de l’appareil digestif (foie, estomac, intestin) de troubles urinaires, cardio-vasculaires, dés désordre du système nerveux, d’affections musculaires ou osseuses, de maladies infectieuses de la peau, la vie des troupes était dure, s’accompagnant d’une mauvaise hygiène alimentaire, les rations étaient mal supportées, l’éloignant du traditionnel repas français.

Les cuisines étaient d’une propreté douteuse, les mouches présentent en tous lieux, il  n’y avait pas de fruits (hormis  des dattes, figues, pastèques) concernant le lait, de la crème de gruyère, en guise de poisson des boites de sardines à l’huile ou tomate, les volailles n’existaient pas, la viande servait à préparer des repas cuits dans une sauce épicée, d’autant plus que le contrôle vétérinaire des viandes étaient pratiquement inexistant dans le bled.

Le vin, la bière refroidie, le café altérés par l’action du temps étaient le lot des jeunes soldats, nous buvions plus ou moins polluée l’eau recueille dans les oueds, par la suite certains camarades souffriront de dysenterie.

Comme les conditions de préparation des repas étaient précaires et les horaires irréguliers, chacun prélevait ce qui lui convenait le mieux au risque de déséquilibrée un régime alimentaire adapté sommairement.

De plus le climat chaud, les opérations éprouvantes, l’ennui prédisposaient à boire d’avantage, plus que d’habitude au détriment de sa santé.

Cet ensemble n’est pas excessif permettre de vérifier son exactitude est facile, il suffit simplement de contacter ceux qui furent exposés à ces conditions. Ils pourraient attester ces évidences ou les compléter par leurs témoignages.

Beaucoup sont revenus, malades, affaiblis, présentant des traumatismes importants après avoir laissé pendant 24 et 30 mois une bonne partie de leur jeunesse et de leur santé dans les AURES.

Malgré une difficile bataille menée auprès des gouvernements successifs pour une pathologie propre à la guerre en Afrique du Nord et la prise en compte de l’aggravation de leur état général, la Nation à toujours une dette à régler à ses représentants.

 

                                                                                   Jean MARCHANDEAU

                                                                                   A.C en Afrique du Nord

 

 

ANGERS


 

 Notre président Jacky Le breton malgré sa maladie a fait le déplacement pour participer aux commémorations du 10 Aout

(en photo avec Jean Fournier et Robert Moullière Présidents Honoraires)

Moïse DERSOIR