Dreux

75ème Anniversaire du Souvenir du Bombardement du site Ferroviaire de Dreux du 10 Juin 1944

Fidèles à notre devoir de mémoire, c’est avec beaucoup de dignité et de recueillement, que nous avons célébré l’hommage du souvenir, de cette tragédie, le 7 Juin 2019 à 10h30 en Gare de Dreux (28).

Déroulement :

  • Rassemblement place Pierre Sémard en lui adressant une pensée émue.
  • Cortège jusqu’à la stèle A-C des cheminots de la gare.
  • Mise en place des portes drapeaux, des autorités et de l’assistance
  • Minute de silence.
  • Lecture par 2 adhérents A.N.C.A.C des noms des 24 cheminots MORTS POUR LA France en service SNCF.
  • Dépôt de compositions florales naturelles effectué par un membre de la Direction SNCF de Versailles, l’A.N.C.A.C, le Syndicat C.G.T des Cheminots de Versailles par son secrétaire et des Cheminots C.G.T de Dreux.
  • Hymne National.
  • Salut aux drapeaux remerciements et excusés.

Le Secrétaire du Syndicat C.G.T (région de Versailles) Matthieu Bollé-Redda présent à cet hommage a évoqué un historique très émouvant de cette tragédie.

Le Président, Jean-Pierre Vidal a remercié très chaleureusement l’assistance du soutien et de leur présence à ce Devoir de Mémoire ;

Nous avons partagé le verre de l’Amitié ce qui a clôturé ce rassemblement chaleureux.

                 Le Président A.N.C.A.C Chartres - Dreux - Trappes

                                            J.P VIDAL

Oradour-sur-Glane

L’Histoire d’Oradour-sur-Glane est celle d’un bourg du Limousin. Il y a 75 ans le 10 juin 1944 la division Waffen SS Das Reich massacre 642 personnes, en un après midi, dont 205 hommes, 244 femmes et 193 enfants, pille puis incendie les bâtiments et fait disparaître les cadavres.

Soumis à des normes de conservation spécifique «ruines à conserver en l’état » dans le cadre d’un statut de monument historique.

Massacre de Tulle

 

Le massacre de Tulle désigne les crimes commis dans la ville de Tulle par la 2e division SS « Das Reich » le 9 juin 1944, trois jours après le débarquement en Normandie. A prés une offensive des FTP, les 7 et 8 juin 1944, au cours de laquelle les troupes allemandes assassinent dix-huit garde-voies, l’arrivée d’éléments de la « Das Reich » contraint les maquisards à évacuer la ville. Le 9 juin 1944, après avoir raflé les hommes de 16 à 60 ans, les SS et des membres du Sipo-SD vouent 120 habitants de Tulle à la pendaison, dont 99 sont effectivement suppliciés. Dans les jours qui suivent, 149 hommes sont déportés à Dachau, où 101 perdent la vie. Au total, les crimes de la Wehrmacht, de la Waffen-SS et du Sipo-SD font 218 victimes civiles à Tulle.

Mais il faut aussi rappeler que les donneurs d’ordre dont le commandant Heinz Lammerding d’exécuter les hommes par pendaison eux sont morts dans leur lit en Allemagne en 1971 à l’âge de 66 ans sans n’avoir été ni jugés ni condamnés. Vous jugerez le manque de la justice française et allemande dans cette tragédie. Mais les survivants et les familles des suppliciés et des déportés eux n’oublieront jamais.

L'histoire de la libération de Paris a-t-elle été occultée ?

 

Le 75ème anniversaire du débarquement des troupes alliées en Normandie, en excluant la « France libre » de sa préparation, a donné lieu autour de différents théâtres historiques des opérations à une grandiose commémoration.

Les vainqueurs d'hier ne sont pas ceux d'aujourd'hui. Ce qu'on nous raconte est bel et bien une réécriture de l'histoire qui a permis d'effacer le rôle de la Résistance intérieure et en particulier celui des trois hommes qui ont décidé, organisé et imposé l'insurrection de Paris, les trois du COMAC (Comité d'Action Militaire Clandestine) ministère de la guerre à trois têtes qui a dirigé et unifié toutes les forces françaises de l'intérieur (notamment les FFI).

Cette histoire n'a jamais été racontée. Villon, Kriegel Valrimont et Vogué comptent parmi les oubliés de l'Histoire. Si le rôle du COMAC a été en partie occulté, c'est pour que l'histoire officielle soit plus conforme à la volonté de certains.

Sous l'égide du Conseil National de la Résistance, ils ont mis en œuvre des comités départementaux de libération constitués de représentants des mouvements, partis et syndicats : les comités ont assuré provisoirement la représentation de l'Etat républicain. Ce sont eux qui ont permis au Général de Gaulle, avec les insurrections de Paris, d'affirmer l'indépendance de la France et d'éviter l'administration directe par les Américains (AMGOT : gouvernement militaire allié des territoires occupés). Pendant la période décisive de l'insurrection parisienne, le COMAC sera présent dans les différents centres de commandement parisien.

C'est d'ailleurs cette présence qui va lui permettre de jouer un rôle central dans l'épisode de la trêve, donc dans la libération de Paris. Pour comprendre cette période cruciale, il faut rappeler que les représentants du gouvernement provisoire décident d'une trêve sans prévenir les membres du CNR, le COMAC et l'Etat major des FFI.

Lors de la réunion qui entend les différents protagonistes, le 21 Août 1944 alors que les V2 continuaient à pleuvoir sur Paris au 8 avenue du Parc Montsouris devenu aujourd'hui le 8 avenue René Coty, la trêve est définitivement repoussée grâce au COMAC et non pas décidée par deux personnages douteux (Nordling et Von Choltitz) ou par des alliés qui auraient aimé être les seuls libérateurs de Paris.

Car le 22 août 44, juste après cette réunion décisive les barricades s'installent partout, empêchant les chars de circuler dans la capitale et sauvant Paris de la destruction bel et bien programmée par Von Choltitz.

Von Choltitz, fidèle serviteur d'Hitler, avait miné nombre de monuments mais n'a pas eu le temps nécessaire de mettre son plan à exécution. Il n'a jamais sauvé Paris contrairement à ce qu'il raconte dans ses Mémoires.

Le Général de Gaulle aurait-il pu prononcer son discours : « Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple... » si la trêve avait été signée alors que les V2 tombaient encore sur Paris jusqu'en septembre 44. En 1944 les Parisiennes et les Parisiens n'attendirent pas l'arrivée du premier char Leclerc « Guadalajara » pour se libérer de l'occupant nazi.

Si les trois V, Villon, Kriegel-Valrimont et Vogué se sont les uns comme les autres accommodés avec un minimum d'ouverture d'être passés par pertes et profits, ils sont parvenus à rassembler la population tout entière qui a ensuite mis en péril la machine de guerre nazie. Il est bien dommage que l'on n'en trouve aucune trace dans l'histoire de la libération de Paris.

L'histoire de la libération de Paris a été remodelée au profit des hommes au pouvoir. Le film « Paris brûle-t-il ? » même s'il exalte le courage des résistants, ne relate pas objectivement les faits. Ce n'est pas ainsi que les choses se sont passées diront entre autres le chef des FTP de Paris, André Ouzoulias. Cette fiction de propagande porte un dessein politique (germano-américain) qui cherchait à dissocier rétrospectivement l'armée du parti nazi faisant de Von Choltitz un héros idéal, le général qui n'a pas brûlé Paris malgré les ordres d'Hitler. Jusqu'ici cette position était tenue par Vichy jamais éteint, toujours remis en lumière par les plus réactionnaires qui sont revenus à l'offensive à travers une sournoise et efficace propagande.

Pourquoi est-il si utile pour la jeunesse d'évoquer cette mémoire ? Sans doute parce que le but de toute cette propagande reste banal même aujourd'hui ; l'Argent et la Politique. C'est pour toutes ces raisons que les vœux de Jean de Vogué qui a joué un rôle décisif dans le refus de la trêve pendant les combats de la libération de Paris et de Pierre Villon, résistant de la première heure, architecte du programme du CNR doivent être inscrits dans la mémoire parisienne de toute la jeunesse, comme ceux de Marie Claude Vaillant- Couturier et de Maurice Kriegel-Valrimont.

 

Jean DUCHENE, Vice-Président section de Toulouse