L'A.N.C.A.C    ET LA FLAMME

 

 Août 1944, la défaite de l'Allemagne se précise, bientôt la bête nazie qui depuis 4 ans porte la mort dans l'Europe entière sera enfin vaincue.

 Les cheminots, durant cette période tragique, payèrent un lourd tribut dans la lutte entreprise, puisque 450 d'entre eux furent assassinés, parmi lesquels Pierre SEMARD, Georges WOLDI, Jean CATELAS ; des milliers furent déportés et beaucoup ne revinrent pas, tels nos camarades GUGELOT, GAUTHIER, JOSEPH, PERREGOT, BRIN, PERIOT, GIRARD et tant d'autres militants de l'A.N.C.A.C, dissoute par le gouvernement de VICHY.

 Mais ni les déportations, ni les fusillades ne devaient ralentir l'élan des patriotes, et le 10 août 1944, les cheminots déclenchaient la grève insurrectionnelle. Cette grève, désorganisant les transports ferroviaires de troupe et de matériels ennemis, créa l'enthousiasme qui entraîna l'ensemble de la population parisienne dans les combats libérateurs, elle a contribué pour une large part à hâter la libération de PARIS le 25 août 1944 et la défaite de l'ennemi nazi.

 

Sur la demande de l'A.N.CAC, le Comité de la Flamme a modifié son calendrier et c'est ainsi que notre Association Nationale a eu l'insigne honneur de ranimer la flamme, le 10 août 1965, jour anniversaire de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944 et ceci sans discontinuer.

 

En raison de cet anniversaire, la cérémonie du souvenir au « Poilu Inconnu » doit revêtir une ampleur exceptionnelle et ce d'autant plus que nous serons les seuls ce jour là « comme association d'Anciens Combattants » pour accomplir le geste rituel.

 

Plus particulièrement dans la région île de France, et même au-delà, un gros effort doit être effectué et déjà, il importe que dans chaque section soit envisagée une très large participation.

 

Tous les cheminots se souviennent de la grève insurrectionnelle du 10 août 1944 et de son action déterminante, aussi ils auront à cœur de se rendre au rassemblement place de l'Etoile -Charles de GAULLE en ce mercredi 10 août 2016.

Le COLONEL Henri ROL-TANGUY

 

Commandant la région des Forces Françaises de l'Intérieur

de l'Ile de France


 

 

 

Henri ROL-TANGUY, (1908 / 2002) homme politique et résistant fiançais, qui a dirigé l'insurrection de PARIS contre les allemands en août 1944

 

Né à MORLALX (Finistère) dans une famille de marins, Henri TANGUY, dit Henri ROL-TANGUY, travaille comme ouvrier métallurgiste. Il rejoint très tôt le parti communiste, et s'engage dans l'action militante. Lors de la guerre d'Espagne, il fait partie des brigades internationales et occuppe le poste de commissaire politique.

 

Mais c'est surtout durant la seconde guerre mondiale que Henri ROL-TANGUY s'illustre. Il entre dans la Résistance dans les rangs des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTP ou FTPF). Connu sous le nom de colonel ROL, il organise les différents réseaux dans la région parisienne et devient, le 5 juin 1944, le chef d'état- major des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) pour la région Ile de France. Dans ce cadre, il prend la tête de l'insurrection de PARIS, qui débute le 18 août 1944. Après une trêve signée le 21, il décide, en accord avec le Comité Parisien de Libération, de reprendre les combats de rue.

 

Dans le même temps, le général Charles de GAULLE obtient d'EISENHOWER d'envoyer la 2eme Division Blindée ( 2ème D.B) du général LECLERC aider à la libération de PARIS. Le 24 août, la division blindée entre dans la capitale. Le commandant allemand de PARIS, le général Diétrich von CHOLTITZ, signe une convention de capitulation avec le général LECLERC. Le lendemain, ROL-TANGUY convainc cependant ce dernier de le laisser signer également cette capitulation, obtenant ainsi la reconnaissance du rôle de la Résistance intérieure dans la libération de la capitale.

 

Membre du comité central du parti communiste français de 1964 à 1987, Henri ROL-TANGUY était compagnon de la Libération et grand-croix de la Légion d'honneur.

CHEMINOTS, SOUVENEZ-VOUS!

 

les cheminots dans l'insurrection

 

Partout dans Paris les barricades s'élèvent

Comme en 1848, comme en 1871, le peuple de Paris passe à l'action insurrectionnelle qui libérera notre capitale.

cheminots

 

Vous avez l'honneur d'être à l'origine de cette gigantesque lutte libératrice.

Par la grève, vous avez tout d'abord arrêté tout trafic boche diminuant ainsi terriblement le potentiel de guerre de l'ennemi nazi.

Stratégiquement, vous avez contribué sensiblement à l'avance des alliés. Ensuite, vous avez déclenché la grève générale et enfin l'insurrection.

 

Votre grève sera historique

 

Vous resterez à la pointe du combat en luttant les armes à la main. Avec le peuple parisien, vous exterminerez le boche. Déjà les cheminots groupés dans les milices patriotiques ont participé énergiquement à la libération de notre Patrie. Sur tous les réseaux, les cheminots sont entrés dans leurs dépôts. Partout ces établissements sont des bastions de la résistance.

 

sud- est les camarades des différents « centres », s'armant sur les boches, ont fait sauter le rail de raccordement de la grande ceinture de VILLENEUVE, -un déraillement qui obstrue deux voies à Bercy.

-au raccordement de la ceinture à Bercy, les cheminots coupent les voies retardant le départ des trains de repli.

-à CONFLANS, plusieurs wagons de blé, pris à l'ennemi sont mis à disposition du ravitaillement d'ALFORTVILLE et CHARENTON,.

-attaque au fusil-mitrailleur d'un train boche à la ceinture (passerelle de Picpus).

 

sud-quest, à IVRY, les cheminots, dans une expédition combinée avec les forces locales, tuent six allemands, en blessant plusieurs, s'arment sur l'ennemi et se retirent sans perte.

 

ouest, aux Batignolles les cheminots attaquent le dépôt, tuent deux allemands, en blessent grièvement un, récupèrent ainsi les armes. Au cours de cette action qui a permis la réoccupation du dépôt, quatre de nos camarades sont blessés.

 

NORD, à la Chapelle, le Comité de grève a mis à la disposition de la Croix- Rouge pour les besoins de la population, 40 wagons chargés de vivres arrachés aux boches. Les cheminots de ce centre, groupés dans les milices patriotiques, d'accord avec les autorités compétentes de la résistance procèdent à l'arrestation des cheminots traîtres à la Patrie.

 

est, les cheminots de NOIS Y participent en accord avec les milices locales à la prise de la Mairie. Voici des exemples parmi tant d'autres qui démontrent que les cheminots sont dans la lutte insurrectionnelle.

 

IL FAUT AMPLIFIER CETTE LUTTE

 

Tous les cheminots à partir de 18 ans doivent appartenir aux milices patriotiuques et se battre, se battre les armes à la main contre l'ennemi qu'il faut exterminer.

Honneur aux camarades de Vitry, qui sont morts en combattant pour la libération de la Patrie. Debout, cheminots Parisiens pour venger nos héros tombés pour que vive la France.

 

Le Comité Central de la Région Parisienne

L'appel à l'insurrection (1944)

Porte-drapeaux

 

Un peu d'histoire

Emblème national de la République, le drapeau tricolore est né sous la Révolution, de la réunion de la couleur du Roi (le blanc) à celles de la ville de Paris (le bleu et le rouge). Aux premiers jours de la Révolution de 1789, les trois couleurs sont d'abord réunies dans une cocarde. Le 17 juillet (la Bastille a été prise le 14) Louis XVI, venu officialiser la nouvelle garde nationale, porte une cocarde bleue et rouge... à laquelle Lafayette aurait ajouté le blanc.

Quoi qu'il en soit, c'est la loi du 15 février 1794 (27 pluviôse An II) qui fait du drapeau tricolore le pavillon national de la France. Et si c'est le bleu qui est attaché à la hampe, nous le devons aux recommandations du peintre David, un orfèvre en matière de couleurs.

Porte-drapeau et diplôme

Selon la formule, le porte-drapeau agit bénévolement et se doit de demeurer impassible, quelles que soient les circonstances du déroulement de la cérémonie à laquelle il participe.La reconnaissance de la Nation aux porte-drapeaux est devenue concrète par arrêté du 26 juillet 1961, date à la­quelle ces bénévoles se virent attribuer un diplôme d'honneur.

Seuls les anciens combattants comptant au moins dix années de service comme porte-drapeaux pouvaient le recevoir.

Dès 1978, l'obligation d'être ancien combattant disparaît, et le temps de service est ramené à cinq ans.

L'arrêté du 30 janvier 2003 permet l'adjonction des associations de sapeurs-pompiers, celles de policiers, des gardes champêtres communaux et intercommunaux, et des associations de la protection civile (sauveteurs secouristes, hospitaliers, Croix-Rouge, etc.).

La durée de service est ramenée à trois ans pour tous.

Bon à savoir: subventionsL'ONAC, chargé de l'attribution des diplômes, a également, depuis janvier 2002, mission d'aider à l'achat et au renouvellement des drapeaux associatifs. Elle octroie donc des subventions pour l'achat d'un drapeau (150 euros) ou pour la restauration d'un drapeau ancien (80 euros), aux associations départementales, régionales ou interdéparte­mentales.Le diplôme d'honneur de porte-drapeau ouvre droit au port d'un insigne (Médaille ou pin's). Depuis 2005, trois nou­veaux modèles ont été créés. On distingue donc aujourd'hui :

un insigne ordinaire à partir de 3 ans de service,

un insigne pour 10 ans de service, avec étoile argentée,

un insigne pour 20 ans de service, avec étoile dorée,

un insigne pour 30 ans de service, avec palme argentée.

Le Bleuet de France

C'est à l'occasion du 11 novembre 1934 que, pour | la première fois, des fleurs de bleuet en tissu fabriquées par des anciens combattants sont vendues sur la voie publique à Paris. La Nation veut témoigner de sa reconnaissance et venir en aide aux hommes qui ont sacrifié leur jeunesse à défendre la France. Le succès est tel que, dès 1935, l'Etat décide de la vente officielle du Bleuet chaque 11 novembre. Après la Seconde Guerre mondiale, en 1957, il crée un second jour de collecte, le 8 mai.

Aujourd'hui encore, lors de ces deux journées commémoratives, l'Œuvre nationale du Bleuet de France organise des collectes dans toute la France grâce à son réseau de 20 000 bénévoles. Les fonds récoltés (près de 1 120 000 euros en 2013) lui permettent d'aider les ressortissants de l'ONACVG en difficulté : maintien à domi­cile des anciens combattants et de leurs veuves, financement des études des pupilles de la Nation, assistance aux militaires blessés et aux familles en­deuillées, etc. Le Bleuet de France, dont la gestion est assurée depuis 1991 par l'ONACVG, soutient également des centaines de projets mémoriaux aux plans national et local visant l'éducation civique des jeunes.

Les 300000 bleuets annuels sont désormais confectionnés en France dans quatre établissements réservés aux personnes en situation de handicap. Du 2 au 11 novembre, la campagne d'appel au don du Bleuet de France, symbole du souvenir et de la solidarité, battra son plein.

Le pavoisement des édifices publics constitue une opération à caractère hautement symbolique qui ne fait cependant l'objet d'aucun texte réglementaire .

Emblème national, le drapeau tricolore doit être manipulé avec précautions et être dans un état conforme au respect qui lui est du.

A l'occasion des cérémonies commémoratives officielles, les communes sont invitées par le préfet (sur instruction du gouvernement) à procéder au pavoisement des édifices publics.

Cette directive est également rappelée dans la circulaire que le secrétaire d'état auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants adresse aux préfets de tous les départements à l'occasion des neuf journées nationales.
 
Le pavoisement doit être effectif pendant toute la journée de commémoration officielle.
 
Il est donc conseillé d'y procéder la veille au soir et de retirer les drapeaux le lendemain de la cérémonie.

Le ministre de l'intérieur dispose du pouvoir de suspendre le maire en cas de refus de procéder au pavoisement, en vertu de l'article L.2122-16 du code général des collectivités territoriales.