Journée Internationale des droits de la femme

Hommage aux femmes dans la Résistance.

Rose Vallant

 

 

Rose Valland est née le 1er septembre 1898 à Saint-Etienne de Saint-Geoirs en Isère bourg de 2000 habitants près de Grenoble elle est la fille unique de François Vallant, charron et maréchal ferrant et de Rose Maria Viardin.

Elle peut suivre des études grâce à sa mère qui demande des bourses pour sa fille. En 1914 elle entre à l’école normale d’institutrice de Grenoble dont elle sort en 1918. Douée en dessin et encouragée par ses professeurs elle intègre l’école nationale des beaux-arts de Lyon. Elle s’y fera remarquer et obtient de nombreux prix. Elle réussit ensuite le concours du professera à l’enseignement du dessin 6éme sur 300 candidats et continue d’enchainer les écoles d’arts pour obtenir une licence spéciale d’histoire de l’art et d’archéologie. Elle voyage en Italie et en Allemagne dont elle parle la langue sans l’avoir appris durant son cursus scolaire et universitaire. A partir de 1932 elle devient attachée bénévole pour la Galerie Nationale du jeu de Paume. Elle s’y occupe du catalogue des collections du musée puis organise une quinzaine d’expositions internationales et à leur catalogue. Elle écrit de nombreux articles dans des revues d’art et des journaux. Elle ne sera pourtant titularisée qu’en 1941.

A partir du 30 août 1940 à la demande du Directeur des Musées Nationaux Jacques Janjard elle demeure en activité au Musée du jeu de Paume officiellement comme attachée de conservation officieusement chargée par Jaujard de lui rendre compte des agissements des Allemands qui viennent de réquisitionner le musée pour y stocker les œuvres d’art spoliées à des collectionneurs privés.

Pendant l’occupation, les Allemands commencent à travers la France un pillage systématique des œuvres des musées et des collections privées appartenant à des Juifs déportés ou ayant fui et c’est là que Rose Vallant intervient elle relève aussi précisément que possible le mouvement des œuvres qui transitent au musée du jeu de Paume, le nom des victimes, spoliées le nombre d’œuvres, leurs destinations et le nom des agents chargés des transferts, le nom des transporteurs, les marques des caisses, les numéros et les dates des convois, sans oublier le nom de l’artiste de l’œuvre et ses dimensions car vous vous doutez bien que les Allemands les expédient en Allemagne, en Autriche et dans l’Europe de l’Est.

Le musée du jeu de Paume est visité par hauts dignitaires nazis, Rose Valland est présente durant les différentes visites au cours desquelles Herman Göring vient enrichir sa propre collection par des tableaux volés.

Pendant quatre ans elle garde la trace des mouvements de la provenance et la destination des œuvres .

Elle rédige des dizaines de fiches, déchiffre les papiers carbones allemands dans les poubelles du musée et surtout elle est présente lors des visites des officiels nazis. Elle fournit des informations essentielles à la Résistance sur les trains qui transportent les œuvres afin qu’ils soient épargnés par les Résistants.

A l’automne 1944, elle communique aux alliés les noms des dépôts Allemands et Autrichiens afin d’éviter les bombardements, de les sécuriser et de faciliter leur récupération des œuvres d’arts majeurs du patrimoine culturel de la France.

A partir du 1er mai 1945 elle est détachée de l’Education Nationale au Ministère de la Guerre. Elle devient <<officier Beaux-Arts>> dans la 1er armée Française. Elle a le grade de capitaine. En résidence à Berlin elle est habilitée à se rendre dans les différentes zones d’occupation alliées, britannique, américaine et soviétique. Elle coopère avec les agents américains pour interroger les officiers et marchands nazis auteurs des pillages.

Elle témoigne au procès des dirigeants nazis à Nuremberg.

Entre 1945 et 1954, elle aura participé au rapatriement de plus de 60 000 œuvres et objets spoliés aux institutions publiques et aux familles Juives persécutées.

A son retour à Paris en mars 1952 elle réintègre l’administration des Musées de France comme conservatrice des Musées Nationaux.

Si son travail est reconnu par les victimes qui lui témoignent leur gratitude, il demeure toutefois peu valorisé et peu encouragé par son administration.

Elle prend sa retraite en 1968 mais continue à travailler sur la restitution des œuvres spoliées. Son action héroïque durant la guerre et l’après-guerre lui valurent de nombreuse décorations Françaises et étrangères :

Chevalier de la Légion d’Honneur,

Commandeur des Arts et des Lettres,

Médaille de la Résistance,

Médaille de la Liberté des Etats Unis,

Officier de l’Ordre du Mérite de la République Fédérale d’Allemagne.

C’est vrai que pour le commun des mortels, son action est différente des Résistants mais elle mettait sa vie en danger chaque jour à côtoyer les nazis, aussi nous garderons à jamais son énorme travail pour redonner à la France son héritage culturel.

Merci Madame Valland pour votre action si nous pouvons admirer les œuvres restituées dans différents Musées et aussi aux personnes spoliées de leur héritage familial.

Elle décède en 1980 à 81 ans dans une relative solitude à Ris Orangis, mais un collège et une place portent son nom dans son village natal de l’Isère.

 

                                                                                                                      Annette COLAS

 

76éme Anniversaire de la libération des camps le 27 Janvier 1945

 

 

Le 27 janvier 1945, les soldats soviétiques de l’Armée Rouge ouvraient les portes du camp d’extermination d’Auschwitz en Pologne et libéraient les déportés survivants.

Ils étaient 7000, la plupart malades. Avant leur départ les nazis fusillent 200 femmes juives et dynamitent les fours crématoires. Ils n’auront pas le temps de comblé les fosses communes où sont entassés des milliers de victimes morts de faim, de froid et de la bestialité des nazis.

Ici dans ce camp furent exterminés plus 1,1million d’hommes, de femmes et d’enfants.

Aussi aujourd’hui souvenons-nous de toutes les victimes innocentes de la barbarie nazie.

Ils s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel certains priaient jésus, Jéhovah ou Vishnou et d’autres n’y croyaient pas, ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux comme l’a chanté Jean FERRAT dans Nuit et Brouillard.

Les autres camps furent libérés par les troupes alliées dans l’Allemagne afin que les nazis rendent les armes et signent l’Armistice le 08 mai 1945.   

                                                                                                   Annette COLAS

 

 

 

LA NAISSANCE D'AUSCHWITZ

Le plus tristement célèbre des camps d'extermination nazis a vu le jour en 1940 en Pologne. Les nazis ont choisi un site situé dans un secteur riche en matières premières. Les bâtiments d'une ancienne caserne d'artillerie devront accueillir déportés et gardiens. Dans son autobiographie, écrite avant sa pendaison, Rudolf Hôsse, son commandant explique le choix du site: «Un vaste champ d'activité s'y ouvrait pour l'inspection générale des camps de concentration : elle y avait toute liberté d'action».

Hôss décrit un site en ruines où «tout, du point de vue de l'hygiène faisait défaut». Charge à lui de le transformer en un camp qui doit accueillir dès 1940 «dix mille internés». Outre des gardiens de la SS, dont le commandant se plaint amèrement, il reçoit le renfort de condamnés de droit commun. Auschwitz accueillera rapidement ses premiers prisonniers comme l'exigent, de manière pressante, les responsables allemands en place en Pologne.

Le chant des partisans

C'est en lisant un article, en 1941, sur le rôle des partisans soviétiques pendant la bataille de Smolensk, que vient à Anna Marly, immigrée russe, le besoin, en réaction, d'écrire une chanson. C'est ce terme de partisan qui l'a fait réagir. La première version est en russe, elle s'appelle alors « la marche des partisans » et évoque le combat de la population civile contre l'armée nazie.

La chanson devient rapidement un hymne pour l'émission de radio « Honneur et patrie » diffusée sur la BBC entre 1940 et 1944. Cette mélodie sifflée permet d'être identifiable sur les ondes malgré le brouillage allemand.

Deux écrivains français, Joseph Kessel et son neveu Maurice Druon, fraîchement arrivés à Londres pour s'engager dans ta résistance, seront chargés d'en écrire les paroles en français.

En 1943, Germaine Sablon, compagne de Joseph Kessel enregistre une première version du « chant des partisans ». En septembre de là même année, le texte est Imprimé dans le premier numéro de la revue clandestine « les cahiers de la libération ». La volonté d'alors est de ne pas mentionner les noms des auteurs afin que chacun s'approprie tet hymne, bien que peu y aient accès du fait de l'occupation, de ses interdictions et du caractère clandestin des médias qui la véhiculent Ce n'est qu'à la Libération que la chanson deviendra populaire, au point d'être identifiée comme une « Marseillaise de la résistance ».

Depuis, de nombreux artistes ont repris cet hymne, le faisant perdurer, témoin de tous les combats.

D’après le bulletin de l’orphelinat national des chemins de fer N° 317P

 

Paroles de la chanson Le Chant Des Partisans

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...

 

 

Tombe du soldat inconnu

 

La tombe a été installée le 11 Novembre 1920 sous l’arc de triomphe à Paris. Elle accueille le corps d’un combattant tombé lors de la première guerre mondiale, et commémore tous ceux qui sont alors morts pour la France. Symbole National, le soldat inconnu voit passer toute l’histoire de France depuis sa tombe. L’Autel National n’est pas seulement le lien des hommes officiels, car tout le pays se réclame de lui.

A Paris, sous l’Arc de triomphe de l’ Etoile en 1923 une flamme éternelle est ajoutée. Elle est ravivée tous les jours à 18H30.

                                                                 Le Secrétariat National

La guerre de 1870

 

La guerre de 1870 opposa la confédération Allemande à l’empire Français durant 6 mois du 19 juillet 1870 au 28 janvier 1871.

150ans après une guerre que beaucoup semblent avoir oublié, l’état a répondu à l’attente des territoires fortement mobilisés et marqués par une histoire dont les traces restent visibles dans certains sites de mémoire, ainsi que dans les pratiques commémoratives locales.

Chancelier du roi de Prusse, Bismarck s'était fixé pour but l'unité de l'Allemagne. Une guerre victorieuse contre la France cimenterait définitivement l'unité de la confédération, à l'intérieur de laquelle il sut utiliser les maladresses diplomatiques de Napoléon III pour créer un sentiment anti-Français. Le 19 juillet 1870, l'Empire français, cédant aux provocations de Bismarck, déclara la guerre au royaume de Prusse. Ce conflit amena les forces de la confédération aux portes de Paris et aux bords de la Loire. Il affecta plus de 40 départements, donna lieu à de nombreuses batailles emblématiques et se solda par la défaite de la France et la capitulation de Napoléon III le 2 septembre 1870. Forts de leur victoire sur les armées françaises dès septembre 1870, les États allemands s'unirent en un Empire allemand, proclamé au château de Versailles, le 18 janvier 1871. Les hostilités prirent fin le 28 janvier 1871 avec la signature d'un armistice.

Le traité de paix, signé le 10 mai 1871 à Francfort, consacra la défaite de la France. Il marqua l'affirmation de la puissance allemande en Europe et entérina l'annexion de l'Alsace, à l'exception du Territoire de Belfort, et d'une partie de la Lorraine, soit près de 1700 communes et une population de 1.600 000 personnes. En outre, la France dut payer au vainqueur la somme de 5 milliards de francs or. Pour en garantir le paiement, les troupes ennemies occupèrent plusieurs départements jusqu'en 1873.

Ce conflit fit près de 138000 morts dans les rangs français et 51000 morts côté allemand. 400000 prisonniers de guerre français restèrent captifs en Allemagne et 18000 d'entre eux, morts dans les camps, furent enterrés en Allemagne.

La guerre de 1870 a profondément marqué la population française. Après la paix, les monuments commémoratifs fleurirent autour des champs de bataille à l'initiative des communes et des régiments, rappelant aux Français les valeurs patriotiques pour lesquelles étaient tombés ces soldats. La défaite, la perte de l'Alsace-Lorraine, l'occupation allemande et l'installation difficile du régime républicain (Commune de Paris au printemps 1871) provoquèrent en France un sentiment de frustration durable et extrême qui contribua à poser les bases des grands conflits du XXe siècle et en premier lieu, la Première Guerre mondiale 40 ans plus tard.