Chanson d'auteur anonyme recueillie par R. Lefèvre et Paul Vaillant-Couturier. Elle se chante sur l'air de Bonsoir M'amour (Sablon).
    Elle a circulé en 1917, après l'offensive Nivelle, et est symptomatique de la lassitude de la guerre, qui a engendré de nombreuses mutineries.

Un lecteur de Bordeaux nous fait savoir que la chanson de Craonne  a aussi été interprétée par Yvon Dautin

Interdite par le commandement militaire qui la censura en raison de ses paroles antimilitaristes qui incitaient à la mutinerie alors qu’une guerre était en train de se livrer sur le territoire national.

 

Les restes de l'ancien village dévasté de Craonne, aujourd'hui

Quant au bout d'huit jours, le r'pos ter­miné,

On va r'prendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile.

Mais c'est bien fini, on en a assez,

Personn1 ne veut plus marcher,

 Et le cœur bien gros, comm' dans un san­glot

On dit adieu aux civ'lots.

Même sans tambour, même sans trompette,

On s'en va là-haut en baissant la tête.

 

Refrain

 

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours,

De cette guerre infâme.

C'est à Craonne, sur le plateau,

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés !


 

C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards

Tous ces gros qui font leur foire ;

Si pour eux la vie est rose,

Pour nous c'est pas la mêm' chose.

Au lieu de s'cacher, tous ces embusqués,

F'raient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendr' leurs biens, car nous n'avons rien,

Nous autr's, les pauvr's purotins.

Tous les camarades sont enterrés là,

Pour défendr' les biens de ces messieurs-là.

 

Refrain

 

Huit jours de tranchées, huit jours de souf­france,

Soudain, dans la nuit et dans le silence,

On voit quelqu'un qui s'avance,

C'est un officier de chasseurs à pied,

Qui vient pour nous remplacer.

Doucement dans l'ombre, sous la pluie qui tombe

Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

 

Refrain

 

Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,

Car c'est pour eux qu'on crève.

Mais c'est fini, car les trouffions

Vont tous se mettre en grève.

Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,

De monter sur l'plateau,

Car si vous voulez la guerre,

Payez-la de votre peau !

 

1914-1918

8,5 millions de vies détruites et un désastre Européen que nous payons encore.

 

 

Le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, le clairon annonce l'entrée en vigueur de l'armistice, signé six heures plus tôt. Les conséquences de la Grande Guerre se font encore sentir 90 ans après.

« Vous avez gagné la plus grande bataille de l'his­toire », affirme le maréchal Foch, généralissime des armées victorieuses, dans son dernier ordre du jour. Il n'en dit pas le prix. La guerre qui a duré 51 mois a fait 8,5 millions de morts, 21 millions de blessés dont un quart gravement mutilé, plusieurs millions de disparus, sans compter les victimes des épidémies et de la sous-alimentation. À peine un soldat français ou bri­tannique sur trois en sort indemne.

Des régions entières sont dévastées, particulièrement dans le nord et l'est de la France, zone occupée par l'Allemagne et théâtre des opérations durant quatre ans, systématiquement saccagée lors de la retraite allemande. L'Allemagne n'a subi aucune destruction.

Les dépenses ont été énormes. La France a jeté 143 milliards de francs or au feu. La couverture or de la Banque de France est tombée de 69,4 % en 1914 à 21,5 % en 1919.

En ce 11 novembre 1918, la France victorieuse est plus mal en point que l'Allemagne vaincue.

Dès le 13 août, l'empereur Guillaume II reconnaît « qu’il faut tirer le bilan ». Max de Bade, le nou­veau chancelier, est pressé par les autorités mili­taires de demander l'armistice.

Dans la nuit du 3 au 4 octobre, il s'adresse à Thomas Woodrow Wilson, président des États-Unis, intervenus depuis un an dans cette guerre européenne.

Le général Ludendorff, adjoint du commandant en chef, le maréchal Hindenburg, refuse les condi­tions imposées. Il est contraint de démissionner, et Hindenburg ramène l'armée qui recule en bon ordre.

Sur fond de soulèvements populaires et de mutineries dans la flotte, Guillaume II abdique, le 9 novembre, et s'enfuit aux Pays-Bas.

A Rethondes, dans la forêt de Compiègne, le maré­chal Foch, assisté d'un amiral britannique, accueille les plénipotentiaires allemands.

Pour maintenir leur pouvoir face à la révolution spar­takiste, la grande bourgeoisie et l'aristocratie allemandes disposent de troupes et de la compli­cité active de certains dirigeants du SPD. Ce sau­vetage du militarisme favorisera la montée du nazisme. Ludendorff sera un des chefs du natio­nalisme le plus réactionnaire. Très populaire pour avoir sauvé l'armée, Hindenburg sera élu président de la République, en 1925. Réélu en 1932, il fera de Hitler son chancelier.

 

AMAGNE LUCQUY

Pour que la mémoire ne s’estompe pas.

Le courage, le respect et le sacrifice pour la liberté restent graves à jamais dans la mémoire des hommes qui se sont battus pour la France occupée pendant la seconde guerre mondiale.

C’est le cas de quatre cheminots ardennais, René ARNOULT, Georges BOILLOT, Robert STADIER et Lucien MAISONNEUVE qui ont laissé leur vie pour construire l’indépendance et la paix dans notre pays.

Dans cette lutte opiniâtre, engagée parmi les organisations de la résistance, nombreux sans uniforme dans la clandestinité ont ouvres dans l’ombre pour la défense et la liberté de notre territoire. Ils font partie des 8938 cheminots abattus, fusillés, pendus, guillotinés, morts en déportation.

N’oublions jamais ce qu’ils représentaient, leurs noms figurent gravés dans les monuments aux morts de chaque ville et village.

C’est pourquoi chaque 26 juin jour ou ces valeureux cheminots furent massacrés un hommage particulier est célèbre dans ce lieu de mémoire et indélébile de cette région ardennaise.

Dans cette petite gare d’AMAGNE LUCQUY, une cérémonie émouvante continue de rassembler, les officiels, les diverses associations patriotiques d’anciens combattants et la population.

Le président a évoqué le parcours de ces quatre camarades qui appartenaient au groupe Libération Nord.

Apres l’appel des disparus, Jean MARCHANDEAU accompagnés du fils et petit-fils de Lucien MAISONNEUVE l’un des quatre martyrs a déposé ensuite une gerbe. La Marseillaise et le chant des Partisans retentirent face aux drapeaux.

C’est le témoignage d’estime et de respect vers ceux pour qu’au de la de la victoire un sens nouveau soit donné.

A noter parmi l’assistance la présence de Claude WANDEROILD porte-drapeau national, de Pierre MAIGRET et de Jean KROLAK de la section ANCAC de Chalons en Champagne.

 

                                                                                               Jean MARCHANDEAU


             Les Amis de l'Office Républicain des Mérites Civiques

(Civils et Militaires)

2, place du Méridien -94800- VILLFJUIF

 Tel 01.42.11.11.11 mail : ormcm.national@orange .fr


         Pour rappel, c'est en 1963, sous l'autorité morale du général de corps d'armée Ernest PETIT, chef d'Etat-major de camp du Général de Gaulle, que l'ORMCM a été fondée par les Fédérations des Officiers de réserve Républicains (FORR), La Fédération des sous-officiers de réserve Républicains (FSORR) bientôt rejointe par l'ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants et victimes de guerre) et l'association nationale des cheminots anciens combattants (ANCAC) puis l'Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouille et l'Association des anciens combattants et victimes de la guerre d'Indochine (ACVGI).

Aujourd'hui, l'ORMCM continue de remplir le rôle assigné par ses fondateurs : honorer les porteurs les plus dévoués, les plus passionné des idéaux républicains, dans le temps douloureux des guerres ou dans les combats quotidiens d'aujourd'hui...

Démarche confirmée par l'article 2 de ses statuts : « l'ORMCM a pour objet de reconnaître et récompenser les mérites acquis par le patriotisme, l'esprit civique, l'attachement à la cause de la défense Nationale et de la Sécurité Française dans le dévouement aux idéaux démocratiques et à la cause de la Paix. »

         En 55 ans, ce sont près de 4200 militants engagés dans la défense des valeurs républicaines, dans la défense des valeurs humaines, dans la défense de la Paix qui ont été distingués par notre Office.

Ceux qui découvrent l'ORMCM, sont toujours surpris parce qu'ils prennent conscience qu'il existe une distinction qui s'attache à honorer le mérite plus que la hiérarchie, les actes quotidiens de courage, de justice, de paix plus que les faits d'armes, la participation patriote aux combats collectifs pour le bonheur de chaque citoyen(ne) dans une France souveraine et prospère.

COMMEMORATION

6 Aout 1945 Hiroshima et 9 Aout Nagasaki

Deux ville Japonais emblématique anéanties par des armes nucléaires---Nouvelle puissance de destruction dont la violence a dépassé toutes les limites imaginées par les humains.

 

Le monde entrait alors dans l’ère nucléaire, la nature des armes changeait désormais une guerre pourrait rendre la terre impropre à la vie humaine, maintenant il y a bien sûr le risque de guerre, les dépenses d’argent public qui fait défaut à nos hôpitaux.

Mais il y a aussi la menace d’un arsenal nucléaire multiplié et modernisé sans relâche, une menace de mort globale, véritable défi universel.

De nombreuses structures agissent également pour l’élimination des armes nucléaires (Mouvement de la paix PUGWASH, maires pour la paix etc…) beaucoup parmi elles se sont regroupées pour donner naissance à une fédération d’organisation.

Un traité prévoit cette élimination de non-prolifération de l’arme nucléaire, or son application tarde. La France l’a ratifié et elle pourrait s’honorer par une diplomatie novatrice sur ce thème.

 En 2017 un nouveau traité d’interdiction de ces armes a été adopté par 122 pays aux Nations Unies. La France pourrait s’y rallier.

Il est donc urgent de faire de ces questions une priorité politique, sociale, environnementale. Il serait crédible de se donner comme objectif d’éliminer 15000 bombes atomiques prêtes à l’emploi, faire de l’action pour la paix la priorité afin de donner sens à la vie et nourrir l’espoir.

 

                                                                                   Le secrétaire National

 

Le 18 juin 1940, à 18heures, d’un studio de la BBC à Londres, le Général DE GAULLE lance son célèbre appel ;

« J’invite les officiers, les soldats Français…Les ingénieurs…, les ouvriers spécialisés… à se mettre en rapport avec moi »

D’autre appels suivront, à mesure que s’organisera la France libre. Le 7 août, il conclut un accord avec Churchill sur l’utilisation des volontaires Français dans les forces alliées, le tribunal militaire convoqué par le gouvernement de Vichy vient de le condamner à mort pour trahison.

Chef des Français libres et reconnu comme tel, il se comporte en chef d’état… Bien plus tard, le 25 août 1944 il fait son entrée dans Paris, qui fête sa victoire le lendemain.

Des centaines de milliers de personnes se sont massées sur les Champs Elysées que le général descend en triomphateur.