LA DEPORTATION

 

Il y a 70 ans, les camps de concentration et d'extermination se libéraient les uns après les autres........

C'était la chute du nazisme, une horrible doctrine dont le chef Hitler va sévir en Allemagne dès 1933.

Hitler déclare : "la démagogie, le racisme et la perversion qui galvanise la masse est l'instrument de ma politique "

Dès leur arrivée au pouvoir les nazis vont inculquer à la Société Allemande : le mythe de la race supérieure par tous les moyens de propagande à leur disposition, y compris les manuels scolaires. Le crime d'État devient la règle...

Il faut se débarrasser des handicapés, des malades mentaux dans des centres d'euthanasie, une expérimentation de la mise à mort, appliquée à grande échelle pour l'extermination des Juifs et des Tsiganes.

 

Dès 1940 à l'appel du Général de Gaulle, beaucoup de Français avec courage vont réagir se soulever, c'est la naissance de la Résistance (un nom commun qui devient un nom propre) la période la plus importante de notre histoire avec la Révolution Française               

Arrêtés, capturés, dénoncés, torturés, fusillés, décapités à la hache, enfin Déportés, ces antis nazis vont payer un lourd tribut pour défendre leur idéal de paix, de justice et de liberté :

(les 3000 premiers exterminés au camp du STRUTHOF en France étaient des Allemands anti-nazis, considérés comme des ennemis de l'État).

Les lois de Nuremberg en 1938 interdiront aux juifs la quasi-totalité des métiers, ils sont expulsés, leurs biens sont confisqués.

Condamnés à l'exil, internés dans des camps ou ghettos. Les enfants ne peuvent plus s'instruire.

Anne Frank, Déportée à 13ans, dans son remarquable journal a tout compris de la haine, de la violence, du système nazi.

 

Quel fut le rôle des camps de Déportation ?

-       Ecraser la Résistance, en Allemagne et dans les Pays occupés.

-       Exploiter jusqu'à la mort une main d'œuvre d'esclaves.

-       Exterminer les Juifs et les Tsiganes, les races inférieures.

 

Création de nouveaux camps de concentration à chaque nouvelle conquête ou invasion, sous l'autorité des SS qui rivalisent de brutalité et cruauté pour entretenir ou créer des rivalités, faisant régner une terreur permanente. Il existera malgré cela une solidarité dans les camps mais aussi des révoltes sauvagement écrasées dans le sang par les SS.... Plus d'un million d'enfants sont tués dans les camps nazi                Au camp de Buchenwald un millier d'enfants Polonais arrivés en janvier 1944 seront sauvés par la Résistance intérieure du camp....

 

Invraisemblable d'envoyer des enfants dans des camps de concentration... Partiront de France 10147 enfants juifs. Rien ne leur est épargné la même terreur, les coups, les expériences médicales...

Je lis souvent dans les établissements Scolaires, le témoignage d'un Déporté, qui a vu desenfants Juifs Hongrois, les plus jeunes n'avaient pas six ans, exterminés dans un marais sous la schlag des SS.

Le témoignage est poignant, les élèves pleurent souvent sur ce massacre desinnocents........


Aujourd'hui nous les témoins qui avons connu le nazisme, la perte de la liberté, comme le disait "Lucie Aubrac" quand on a perdu la liberté, c'est difficile de la retrouver « Nous avons mis cinq ans....Nos proches arrêtés, déportés, fusillés, aussi nous devons poursuivre le combat... »

Paul Éluard écrivait : « si l'écho de leur voix faiblit, nous périrons....Plus jamais ça ! » le serment de Buchenwald.

 

A l'approche de la Libération, par les Alliés, les SS vident les camps et souvent les détruisent....Après la marche de la mort pour certains, qui vont mourir sur le bord de la route d'épuisement, ne pouvant atteindre un train ou un camion hypothétique. Arrivés, à l'hôtel Lutétia (J'habitais à côté) c'était une horde de fantômes, les yeux exorbités, en guenilles ou en costume rayé, l'uniforme de la déportation. Souvent ahuris ils cherchaient un visage ami, certains n'avaient plus rien, plus de famille. Il fallait se reconstruire physiquement et moralement dans un pays détruit par la guerre.

La FNDIRP va se créer dès l'été 1945, officiellement en octobre pour aider tous ces malheureux, beaucoup dans le plus grand dénuement et faire reconnaître leurs droits.

 

Le Maire de Paris, accueille le Congrès National de la FNDIRP pour cet anniversaire le 30/10/2015....

Si les fléaux de la guerre sont inévitables : 60 millions de morts, 9 millions de déportés.... Ne nous déchirons pas au sein de la paix !!!

VOLTAIRE écrit en 1763, dans son Traité sur la tolérance : "Quand allons-nous pratiquer les grands principes de l'humanité... ?"

 

La question nous est posée aujourd'hui... L'extrême Orient est à feu et à sang, la mer méditerranée un cimetière de migrants. « Bring back our girls » crient les mères de ces 200 jeunes filles disparues.... Rendez-nous nos filles... Ce jeune HALIMI torturé à mort parce que Juif.... Mohamed Mehra auteur de crimes horribles à Toulouse. Le massacre odieux des Chrétiens, les moines de Thibérine décapités pour leur amour de dieu.... Que d'horreurs où allons-nous ?

 

La jeunesse a des aspirations légitimes elle a beaucoup d'espoir nous ne devons pas la décevoir   Dans ce combat pour la mémoire c'est l'avenir démocratique de l'EUROPE qui est en cause, nous devons tous en prendre conscience !

C'est un cri d'alarme, car l'euro fascisme a tenu son congrès en France À Nanterre le
22/11/2014 à l'initiative du GUD (groupe d'union de défense) ancien mouvement d'extrême
droite Occident...........

Nous qui avons connu le nazisme, la plus grande entreprise d'extermination de l'histoire, ce génocide de la SHOAH : notre devoir de survivant est de témoigner et de combattre toutes les formes de négationnisme. Le fascisme, c'est toujours la même horreur : HITLER, MUSSOLINI, FRANCO, SALAZAR, PINOCHET.... C'est une tragédie pour les peuples.

 

WOLINSKY écrivait : " le rire est le plus court chemin d'un homme à l'autre "
        CARLA BRUNI : "On peut tout dire dans l'humour autrement on est fichu"

 

En janvier nous étions tous CHARLIE, des millions à se retrouver contre la barbarie pour défendre la liberté d'expression. Le pays des Droits de l'Homme a fait la démonstration, un court instant, de son unité et de sa force,  mais nous ne devons pas retomber dans la passivité et dans l'abstention....


Pourquoi cette intolérance oubliée depuis les années 1930 disait Raymond AUBRAC...

EINSTEIN écrivait aussi « le monde est dangereux à vivre, non pas à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire »

 

Alors il est temps de nous mobiliser tous pour passer à notre jeunesse " Ce flambeau de la Résistance qui ne doit pas s'éteindre " pour éclairer notre devise Républicaine : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ, dans un avenir de paix et de tolérance.

 

Blandine ACKERMANN

Présidente FNDIRP Cannes et Région

Pour la fédération nationale

LA DEPORTATION

 

Il y a 70 ans, les camps de concentration et d'extermination se libéraient les uns après les
autres........

C'était la chute du nazisme, une horrible doctrine dont le chef Hitler va sévir en Allemagne dès 1933.

Hitler déclare : "la démagogie, le racisme et la perversion qui galvanise la masse est l'instrument de ma politique "

Dès leur arrivée au pouvoir les nazis vont inculquer à la Société Allemande : le mythe de la race supérieure par tous les moyens de propagande à leur disposition, y compris les manuels scolaires. Le crime d'État devient la règle...

Il faut se débarrasser des handicapés, des malades mentaux dans des centres d'euthanasie, une expérimentation de la mise à mort, appliquée à grande échelle pour l'extermination des Juifs et des Tsiganes.

 

Dès 1940 à l'appel du Général de Gaulle, beaucoup de Français avec courage vont réagir se soulever, c'est la naissance de la Résistance (un nom commun qui devient un nom propre) la période la plus importante de notre histoire avec la Révolution Française               

Arrêtés, capturés, dénoncés, torturés, fusillés, décapités à la hache, enfin Déportés, ces antis nazis vont payer un lourd tribut pour défendre leur idéal de paix, de justice et de liberté : (les 3000 premiers exterminés au camp du STRUTHOF en France étaient des Allemands antis nazis, considérés comme des ennemis de l'État).

Les lois de Nuremberg en 1938 interdiront aux juifs la quasi-totalité des métiers, ils sont expulsés, leurs biens sont confisqués.

Condamnés à l'exil, internés dans des camps ou ghettos. Les enfants ne peuvent plus s'instruire.

Anne Frank, Déportée à 13ans, dans son remarquable journal a tout compris de la haine, de la violence, du système nazi.

 

Quel fut le rôle des camps de Déportation ?

-       Ecraser la Résistance, en Allemagne et dans les Pays occupés.

-       Exploiter jusqu'à la mort une main d'œuvre d'esclaves.

-       Exterminer les Juifs et les Tsiganes, les races inférieures.

 

Création de nouveaux camps de concentration à chaque nouvelle conquête ou invasion, sous l'autorité des SS qui rivalisent de brutalité et cruauté pour entretenir ou créer des rivalités, faisant régner une terreur permanente. Il existera malgré cela une solidarité dans les camps mais aussi des révoltes sauvagement écrasées dans le sang par les SS.... Plus d'un million d'enfants sont tués dans les camps nazi                Au camp de Buchenwald un millier d'enfants Polonais arrivés en janvier 1944 seront sauvés par la Résistance intérieure du camp....

 

Invraisemblable d'envoyer des enfants dans des camps de concentration... Partiront de France 10147 enfants juifs. Rien ne leur est épargné la même terreur, les coups, les expériences médicales...

Je lis souvent dans les établissements Scolaires, le témoignage d'un Déporté, qui a vu des
enfants Juifs Hongrois, les plus jeunes n'avaient pas six ans, exterminés dans un marais sous la
schlag des SS
. Le témoignage est poignant, les élèves pleurent souvent sur ce massacre des
innocents........


Aujourd'hui nous les témoins qui avons connu le nazisme, la perte de la liberté, comme le disait "Lucie Aubrac" quand on a perdu la liberté, c'est difficile de la retrouver « Nous avons mis cinq ans....Nos proches arrêtés, déportés, fusillés, aussi nous devons poursuivre le combat... »

Paul Éluard écrivait : « si l'écho de leur voix faiblit, nous périrons....Plus jamais ça ! » le serment de Buchenwald.

 

A l'approche de la Libération, par les Alliés, les SS vident les camps et souvent les détruisent....Après la marche de la mort pour certains, qui vont mourir sur le bord de la route d'épuisement, ne pouvant atteindre un train ou un camion hypothétique. Arrivés, à l'hôtel Lutétia (J'habitais à côté) c'était une horde de fantômes, les yeux exorbités, en guenilles ou en costume rayé, l'uniforme de la déportation                Souvent ahuris ils cherchaient un visage ami, certains n'avaient plus rien, plus de famille. Il fallait se reconstruire physiquement et moralement dans un pays détruit par la guerre.

La FNDIRP va se créer dès l'été 1945, officiellement en octobre pour aider tous ces malheureux, beaucoup dans le plus grand dénuement et faire reconnaître leurs droits.

 

Le Maire de Paris, accueille le Congrès National de la FNDIRP pour cet anniversaire le 30/10/2015....

Si les fléaux de la guerre sont inévitables : 60 millions de morts, 9 millions de déportés.... Ne nous déchirons pas au sein de la paix !!!

VOLTAIRE écrit en 1763, dans son Traité sur la tolérance : "Quand allons-nous pratiquer les grands principes de l'humanité... ?"

 

La question nous est posée aujourd'hui... L'extrême Orient est à feu et à sang, la mer méditerranée un cimetière de migrants. « Bring back our girls » crient les mères de ces 200 jeunes filles disparues.... Rendez-nous nos filles... Ce jeune HALIMI torturé à mort parce que Juif.... Mohamed Mehra auteur de crimes horribles à Toulouse. Le massacre odieux des Chrétiens, les moines de Thibérine décapités pour leur amour de dieu.... Que d'horreurs où allons-nous ?

 

La jeunesse a des aspirations légitimes elle a beaucoup d'espoir nous ne devons pas la décevoir   Dans ce combat pour la mémoire c'est l'avenir démocratique de l'EUROPE qui est en cause, nous devons tous en prendre conscience !

C'est un cri d'alarme, car l'euro fascisme a tenu son congrès en France À Nanterre le
22/11/2014 à l'initiative du GUD (groupe d'union de défense) ancien mouvement d'extrême
droite Occident...........

Nous qui avons connu le nazisme, la plus grande entreprise d'extermination de l'histoire, ce génocide de la SHOAH : notre devoir de survivant est de témoigner et de combattre toutes les formes de négationnisme. Le fascisme, c'est toujours la même horreur : HITLER, MUSSOLINI, FRANCO, SALAZAR, PINOCHET.... C'est une tragédie pour les peuples.

 

WOLINSKY écrivait : " le rire est le plus court chemin d'un homme à l'autre "
        CARLA BRUNI : "On peut tout dire dans l'humour autrement on est fichu"

 

En janvier nous étions tous CHARLIE, des millions à se retrouver contre la barbarie pour défendre la liberté d'expression. Le pays des Droits de l'Homme a fait la démonstration, un court instant, de son unité et de sa force,  mais nous ne devons pas retomber dans la passivité et dans l'abstention....


Pourquoi cette intolérance oubliée depuis les années 1930 disait Raymond AUBRAC...

EINSTEIN écrivait aussi « le monde est dangereux à vivre, non pas à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire »

 

Alors il est temps de nous mobiliser tous pour passer à notre jeunesse " Ce flambeau de la Résistance qui ne doit pas s'éteindre " pour éclairer notre devise Républicaine : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ, dans un avenir de paix et de tolérance.

 

Blandine ACKERMANN

Présidente FNDIRP Cannes et Région

Pour la fédération nationale

Le Bleuet de France

C'est à l'occasion du 11 novembre 1934 que, pour | la première fois, des fleurs de bleuet en tissu fabriquées par des anciens combattants sont vendues sur la voie publique à Paris. La Nation veut témoigner de sa reconnaissance et venir en aide aux hommes qui ont sacrifié leur jeunesse à défendre la France. Le succès est tel que, dès 1935, l'Etat décide de la vente officielle du Bleuet chaque 11 novembre. Après la Seconde Guerre mondiale, en 1957, il crée un second jour de collecte, le 8 mai.

Aujourd'hui encore, lors de ces deux journées commémoratives, l'Œuvre nationale du Bleuet de France organise des collectes dans toute la France grâce à son réseau de 20 000 bénévoles. Les fonds récoltés (près de 1 120 000 euros en 2013) lui permettent d'aider les ressortissants de l'ONACVG en difficulté : maintien à domi­cile des anciens combattants et de leurs veuves, financement des études des pupilles de la Nation, assistance aux militaires blessés et aux familles en­deuillées, etc. Le Bleuet de France, dont la gestion est assurée depuis 1991 par l'ONACVG, soutient également des centaines de projets mémoriaux aux plans national et local visant l'éducation civique des jeunes.

Les 300000 bleuets annuels sont désormais confectionnés en France dans quatre établissements réservés aux personnes en situation de handicap. Du 2 au 11 novembre, la campagne d'appel au don du Bleuet de France, symbole du souvenir et de la solidarité, battra son plein.

Le pavoisement des édifices publics constitue une opération à caractère hautement symbolique qui ne fait cependant l'objet d'aucun texte réglementaire .

Emblème national, le drapeau tricolore doit être manipulé avec précautions et être dans un état conforme au respect qui lui est du.

A l'occasion des cérémonies commémoratives officielles, les communes sont invitées par le préfet (sur instruction du gouvernement) à procéder au pavoisement des édifices publics.

Cette directive est également rappelée dans la circulaire que le secrétaire d'état auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants adresse aux préfets de tous les départements à l'occasion des neuf journées nationales.
 
Le pavoisement doit être effectif pendant toute la journée de commémoration officielle.
 
Il est donc conseillé d'y procéder la veille au soir et de retirer les drapeaux le lendemain de la cérémonie.

Le ministre de l'intérieur dispose du pouvoir de suspendre le maire en cas de refus de procéder au pavoisement, en vertu de l'article L.2122-16 du code général des collectivités territoriales.

L'armée soviétique libère Auschwitz

 

27 janvier 1945

 

« Si leur voix faiblit nous périrons »

Paul ELUARD

 

 

Le 25 janvier 1945 après 6 jours et 6 nuits de durs combats et la perte de 231 hommes, une poignée d'éclaireurs de la 60e armée du 1er front d'Ukraine, commandé par le général KONIER, entre dans le village d'Oswiecim rebaptisé Auschwitz par les Allemands en 1939.

Renseignés par les villageois polonais, l'armée rouge va faire la plus terrible des découvertes. Ils viennent de découvrir et d'investir le maillon essentiel de l'industrie nazie de la mort: le camp de concentration d'Auschwitz. Ils ont entendu parler des horreurs que leurs camarades ont découvert quelques mois auparavant à Majdanek un autre camp d'extermination mais n'imaginent pas le spectacle qui les attend.

Le camp d’Auschwitz est un vaste complexe de plusieurs centaines d'hec­tares composé de trois entités principales: Auschwitz, Stammlager ou Camp Source : Auschwitz II Birkenau ; Auschwitz III Buna Monowitz, Camp de travail pour les usines de fabrication du Zygon B et de ses filiales.

Lorsque l'armée soviétique arrive, il ne reste plus dans tout le complexe que 7000 hommes et femmes et une centaine d'enfants malades, mourants, grelottants et affamés ; petits cobayes soumis aux expériences médicales du docteur MENGELE, ce médecin nazi obsédé par la génétique qui menait des travaux visant à la perpétuation et la pérennité de la race aryenne des enfants furent ses principales victimes.

Quelques jours auparavant, les SS avaient contraint 60000 prisonniers à partir à pied vers l'ouest dans une marche de la mort qui tuera 15000 per­sonnes dont les cadavres jonchent alors les routes de Silésie,

Les témoignages accablants de plusieurs militaires soviétiques viennent confirmer ces découvertes macabres. Enver ALIMBEKON, 60e armée sovié­tique : « J'ai ouvert la porte d'un baraquement, l'entrée donnait sur une pièce très longue: j'ai regardé, des enfants, des enfants partout là et là et là. Des restes de vêtements pendaient sur leurs corps tout maigre. Ils s'approchaient de moi en rampant. Leurs petites mains sales et osseuses s'accrochaient a mes jambes... » Sergent tirailleur Ivan SAVOKOPOUD du 60e régiment de fusillés : « ce que j'ai vu à Auschwitz allait au-delà de l'imaginable à tel point que le souvenir de ce spectacle me secoue encore. En passant le portail nous avons vu une douzaine de squelettes vivants qui se déplaçaient avec peine. À travers les trous de leurs haillons transparaissaient les membres de leurs corps décharnés. Une odeur putride se dégageait de ces morts vivants Ils étaient sales au-delà de toute description, des yeux semblaient énormes mangeaient tout le visage, /es pupilles étaient anormalement dilatés. Il en émanait un regard inhumain, animal, indifférent à ce qui les entourait. Ils ne nous demandaient rien, ne cherchaient pas à nous parler, restaient à distance mais gardaient leurs yeux sur nous ».

Au mois de mars 1945, les autorités militaires soviétiques firent des obsèques grandioses aux 700 hommes et femmes dont ils avaient trouvé les cadavres dans les allées, les baraques, les fosses et symboliquement à toutes les victimes de la barbarie nazie.

Durant les quatre années de fonctionnement du camp d'Auschwitz 1 300 000 personnes dont 1 100 000 Juifs y ont été assassinés.

 

GIDDE.             Toulouse le 27 janvier 2015

Le Chant des Partisans

1

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux

Sur nos plaines ?...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays

Qu'on enchaîne ?...

Ohé! partisans, ouvriers et paysans,

C'est l'alarme.

Ce soir, l'ennemi connaîtra 1e prix du sang

Et des larmes.

2

Montez dans la mine

Descendez des collines,

Camarades.

... Sortez de la paille les fusils, la mitraille,

les grenades.

Ohé! les tueurs,

A la balle et au couteau,

Tuez vite.

Ohé! saboteur, Attention à ton fardeau

Dynamite...

3

C'est nous qui brisons

Les barreaux des prisons

Pour nos frères

La haine à nos trousses

Et la faim qui nous pousse

La misère.

il y a des pays

où les gens au creux des lits

Font des rêves.

Ici, nous, vois-tu,

Nous on marche et nous on tue

Nous on crève...

4

Ici, chacun sait

Ce qu'il veut, ce qu'il fait

Quand il passe.

Ami, si tu tombes,

Un ami sort de l'ombre

A ta place.

Demain du sang noir

Sèchera au grand soleil

Sur les routes.

Chantez, compagnons,

Dans la nuit la liberté

Nous écoute...

5

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays

Qu'on enchaîne ?...

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux

Sur nos plaines ?...

Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...

LA LIBERATION DE PARIS

 

 

Suite au mouvement insurrectionnel qui a chassé les occupants allemands de PARIS, (19 - 25 août 1944) à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la libération de la capitale s'est déroulée en deux phases principales, interrompues par une trêve.

Du 19 au 22 août, les résistants insurgés, toutes tendances confondues, sous la direction d'Henri ROL - TANGUY et des émissaires du général Charles de GAULLE, Alexandre PARODI et Georges BIDAULT, prennent par surprise les occupants allemands : les mairies, l'Hôtel de Ville, la Préfecture de police, la Bourse du travail sont occupés.

Dès le 20 août, le consul général de SUEDE, NORDLING, s'entremet pour négocier une trêve. L'insurrection, soucieuse de consolider ses positions en attendant l'arrivée des alliés, a intérêt à cette trêve, de même que les forces allemandes commandées par Dietrich VON SCHOLTITZ, qui peut ainsi préparer une éventuelle contre - offensive.

Alexandre PARODI, arrêté le même jour, est libéré par Dietrich VON SCHOLTITZ.

Après une séance tendue, le 21 août, les instances insurrectionnelles (le Conseil National de la Résistance et les représentants du général Charles de GAULLE) décident la reprise de l'insurrection.

Du 22 au 25 août, des barricades sont dressées dans tout PARIS, les troupes allemandes, épaulées par la milice, résistent, et il faut l'arrivée des premiers chars de la 2ème Division Blindée du général LECLERC, le 24 août au soir, pour que les allemands se rendent: Dietrich VON SCHOLTITZ capitule le 25 août, tout d'abord à la Préfecture de police à 15 heures 30, puis à la gare de PARIS MONTPARNASSE.

Le jour même, le général Charles de GAULLE entre à PARIS et prononce sa célèbre allocution aux parisiens depuis l'Hôtel de Ville; « PARIS, PARIS outragé, PARIS brisé, PARIS martyrisé, mais PARIS libéré, libéré par lui - même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l'appui et le concours de la France toute entière, c'est-à-dire de la France qui se bat, c'est-à-dire de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle ».

Malgré les fusillades de quelques miliciens postés sur les toits autour de Notre - Dame et d'autres édifices, PARIS-est libéré.

Le prix payé par la Résistance et la population parisienne est assez lourd: 3.000 morts et 7.000 blessés attestent la difficulté des combats, menés souvent avec des moyens de fortune. L'insurrection est déclenchée contre l'avis des américains qui sont surpris de son envergure : ils pensent contourner PARIS et attendre sa reddition.

Le succès de cet épisode hautement symbolique est lié à la capacité d'union manifestée par les différents courants de la Résistance intérieure et extérieure, le désir de participer à la libération de la France transcendant les oppositions sans apaiser les méfiances: le général Charles de GAULLE, le 25 août, reproche au général LECLERC d'avoir suivi les instructions d'Henri ROL - TANGUY ; auparavant, la séance du 21 août s'est ouverte sur un constat de rupture entre les partisans de la trêve et ceux de l'insurrection.

Mais le FRONT NATIONAL, qui regroupe les organisations résistantes, sait adopter finalement des positions fermes auxquelles le général Charles de GAULLE sait s'adapter.

Les journées du 25 et du 26, le général Charles de GAULLE les veut et les fait symboliques de la restauration de la France républicaine : il refuse de proclamer la IVème République depuis l'Hôtel de Ville malgré l'avis de Georges BIDAULT.

Il préfère une manifestation populaire à un défilé militaire pour la journée du 26, fondant dans l'appui du peuple la légitimité de son pouvoir.

La libération de PARIS, étape stratégique imprévue pour l'état - major américain, témoignait pour l'avenir que la France était redevenue un partenaire à part entière dans la lutte finale contre l'Allemagne nazie.