LE DRAPEAU TRICOLORE

L'HISTORIQUE DU DRAPEAU NATIONAL

En France, avant 1789, on ne peut guère donner le nom de drapeau national qu'à l'oriflamme et aux étendards royaux, dont la couleur a été tantôt bleue, tantôt rouge et tantôt blanche.

A partir du règne de LOUIS XIV, la couleur blanche semble se substituer, dans les enseignes militaires, aux couleurs variées, aux premières compagnies de chaque régiment.

En 1789, pour marquer la bonne intelligence entre le roi et la ville de PARIS, on réunit à la couleur blanche, qui était celle du roi, les couleurs rouge et bleue, qui étaient celles de la ville de PARIS.

Le 17 juillet 1789, le Général de LA FAYETTE remet au roi LOUIS XVI qui est accueilli à l'Hôtel de Ville, une cocarde aux couleurs de PARIS « le bleu et le rouge » en insérant le blanc, puis le 31 juillet 1789, il remet la dite cocarde à la municipalité de PARIS.

L'emblème national, le drapeau tricolore bleu, blanc et rouge est un héritage de la Révolution Française, comme l'est aussi l'hymne national « LA MARSEILLAISE » composée par l'officier du Génie Joseph Claude ROUGET de l'ISLE et créée chez le baron de DIETRICH, maire de STRASBOURG, le 25 avril 1792.

Le 15 février 1794, à PARIS, l'Assemblée de la Convention impose le drapeau tricolore bleu, blanc et rouge à compter du 1er prairial an II (neuvième mois du calendrier républicain du 20 ou 21 mai au 18 ou 19 juin) afin d'en terminer avec les couleurs fantaisistes dans la marine française qui prêtent à confusion lors des combats.

L'initiative revient au pasteur André JEANBON, député de MONTAUBAN qui fait approuver ces mesures le 15 février 1794, par le Comité de Salut Public et la Convention, et fait adopter pour la marine le drapeau tricolore.

Sous la République (décret du 27 pluviôse an II, cinquième mois du calendrier républicain du 20, 21 ou 22 janvier au 18,19 ou 20 février) et sous l'Empire, le drapeau tricolore fut déclaré « drapeau national ». Devenu blanc à la Restauration, le drapeau français reprit les trois couleurs en 1830.

Sous NAPOLEON 1er il fut surmonté d'un aigle; sous LOUIS-PHILIPPE, il le fut du coq gaulois. l'aigle a reparu pendant le second Empire.

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Le 14 juillet 1880, sous la 3ème République, le Président Jules GREVY remet le drapeau tricolore à tous les corps de l'Etat, et depuis cette date celui-ci est l'emblème de la France.

 

CONCLUSION : Tous les peuples ont eu, de tout temps, des drapeaux ou enseignes, avec des emblèmes particuliers, mais jusqu'à la fin du dernier siècle, chaque nation avait un grand nombre de drapeaux divers.

De nos jours, chaque Etat a adopté un drapeau qui lui est propre et qui porte les couleurs nationales.

 

René PALOS

 

l'ASSASSINAT DE PIERRE SEMARD

Son exécution, comme otage, par les autorités allemandes d'occupation en 1942 suscita une émotion et une réprobation qui en firent dès lors une figure de la lutte des cheminots pour l'indépendance nationale.





Ainsi, le nom de SEMARD, certainement l'un des plus familiers, notamment parce que nombre de cités, de places et de rues portent son nom  est devenu, après 1945, emblématique de l'action syndicale et politique des cheminots.

 

La mémoire de Pierre SEMARD occupe une place particulière à la fois dans la corporation cheminote mais plus encore dans notre Association dont il est un fondateur en 1931.

L'hommage à Pierre SEMARD offre à chaque fois l'occasion aux cheminots, militants syndicaux ou pas, d'honorer la figure devenue légendaire après qu'il eut été fusillé comme otage par l'armée allemande le 07 mars 1942, et qui reste présente et symbolise l'engagement des cheminots dans l'action patriotique.

Pierre SEMARD fut un des dirigeants ouvriers dont le passage dans la politique n'effaça pas les idéaux et les valeurs qui avaient présidé à ses premiers engagements.

Homme de fidélité jusque dans la mort. Son exécution, au bout d'un long chemin militant, frappe un homme incarnant une corporation dont il avait été le porte-parole dans les moments forts de ses luttes; son autorité syndicale au temps du front populaire puis de la naissance de la S.N.C.F. donne, à son exécution qui voulait à la fois discréditer le communisme et le syndicalisme, une dimension symbolique.

Au début de l'année 1942, Pierre SEMARD, au lieu d'être libéré au terme de sa peine, est transféré par les autorités de VICHY, de BOURGES au camp d'internement de GAILLON. Le 06 mars, il est transféré à la prison d`EVREUX où le lendemain il est fusillé à la demande des autorités allemandes au titre d'otage.

Une lettre manuscrite datée de ce jour appelle les cheminots à l'action contre les nazis.

Des obsèques officielles sont organisées par le P.C.F. le 07 mai 1945. Le cercueil est installé en gare de Lyon à PARIS d'où le cortège funèbre se dirige au cimetière du Père LACHAISE.

La figure de Pierre SEMARD s'inscrit dès lors dans la mémoire comme symbole de son engagement patriotique et de sa fidélité aux idéaux de justice sociale.

 

 

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