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LA MÉDAILLE SOUVENIR DE L'A.N.C.A.C.

Une médaille de couleur bronze (faces modelées, revers : filet), d'un diamètre de 75 mm et d'une épaisseur de 5 mm (dont vous trouverez la gravure ci-dessous), est en vente à notre siège.

 

Le colis comprend :

  • La médaille souvenir A.N.C.A.C.
  • L'écrin de couleur bleue (avec filet doré, intérieur avec mousse, fourreau carton blanc)

 

Votre commande est à envoyer au Secrétariat National, 9 rue de Château-Landon -75010 PARIS, accompagnée d’un chèque de vingt cinq euros « 25 euros » euros, libellé à l'ordre de: A.N.C.A.C. Siège National.

 

 

Pour plus de renseignement, téléphoner au 0142 05 12 13 les mardis, mercredis et jeudis, de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 16h00.

 

Notre association a pour but de grouper, sous l'égide de la loi de 1901 les agents des Chemins de Fer en activité et retraités de la S.N.C.F. et des Réseaux Secondaires de France, Anciens Combattants de toutes les guerres et campagnes coloniales, prisonniers, déportés ainsi que leurs ayants droit, veuves ascendants, descendants.
Toute personne peut également adhérer: comme « Ami de l'A.N.C.A.C. » dès lors qu'elle s'engage pour soutenir nos droits, le progrès social, la PAIX, le désarmement et l'amitié entre les peuples.
Ne peut adhérer à l'Association toute personne qui profère des propos racistes, antisémites ou xénophobes.

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ANCAC

9 Rue du Château Landon

75010 Paris

 

Maurice AUDIN Un crime d'Etat enfin reconnu

 

Dans un pays aux 130 années de colonialisme 7 ans de guerre de libération ont laissé des plaies toujours à vif, la figure de Maurice AUDIN est perçue pour beaucoup comme l'emblème de milliers d'algériens disparus après avoir enduré les sévices de l'armée française.

Maurice AUDIN était algérien, sa famille comme beaucoup d'autres familles algériennes ont souffert de l'im­possibilité des enterrements et du deuil. Soixante après, elles sont encore dans la souffrance. Il ne faut pas ou­blier que pendant la bataille d'Alger en 1957, 3024 algériens ont « disparu » comme Maurice AUDIN. C'est considérable. Ce sont des fantômes qui continuent d'errer dans la mémoire collective algérienne. La déclaration du chef de l'Etat permettra peut-être de combler ce déni de l'histoire.

Cette reconnaissance constitue d'abord un aveu de la nature inhumaine des crimes de la France coloniale en Algérie. C'est également un premier pas en vue de reconnaître d'autres crimes et atrocités notamment aux mas­sacres de mai 1945 dans la région de Sétif, Guelma et Kerrhata.

Maurice AUDIN dont nous avions déjà évoqué dans nos colonnes les mystères de son assassinat, comme Fernand YVETON et tant d'autres a été arrêté le 11 juin 1957 et assassiné parce qu'il était un militant de la cause algérienne. L'apaisement des mémoires ne se décrète pas il exige la mise en conformité de la parole politî-| que avec la vérité historique.

Parmi ce si long combat il faut reconnaître l'admirable ténacité de Josette AUDIN, son épouse qui, en pleine guerre et en charge de ses trois enfants a continué à mener le combat de solidarité envers les détenus, familles de « disparus ».

C'est une bonne nouvelle pour tous ceux qui n'ont cessé de rendre hommage au jeune héros et martyr algérien, fidèle à son idéal tombé comme des dizaines de milliers de ses compatriotes pour l'avènement d'une Algérie in­dépendante, sociale et démocratique.

Mais le combat de Josette AUDIN ne s'arrête pas là. « Je serai vraiment heureuse quand je connaîtrai les noms des assassins de mon mari et qu'on pourra lui offrir une sépulture ».

A ce jour les circonstances précises de sa disparition ne sont toujours pas connues. Mort sous la torture d'un étranglement par le lieutenant CHARBONNIER ou de l'exécution par un commando de l'équipe du général AUSSARESSES. Plusieurs hypothèses continuent de coexister faute de preuves écrites. La vérité achoppe enco­re sur le silence ou le mensonge de témoins clés qui ont toujours fait obstruction à l'enquête.

L'ouverture des archives et appels à témoignages peuvent être entendus par tous les témoins encore vivants, tous ceux qui savent quelques choses susceptibles d'éclairer les circonstances exactes de la mort de Maurice AUDIN et tous ceux qui ont subi le même sort

Jusqu'à présent les autorités algériennes n'ont jamais donné suite aux enquêtes de la famille AUDIN d'engager des fouilles dans les lieux désignés par des témoins comme étant ceux où pourrait se trouver le corps de Maurice AUDIN.

Ancien du contingent envoyé en Algérie, je constate encore aujourd'hui que les plaies ne sont pas refermées sur ces 7 années de « pacification » et de « maintien de l'ordre ». Entre tous ces pieds noirs déracinés et le désir d'in­dépendance du peuple algérien, entre le « je vous ai compris » et « l'Algérie restera française de Dunkerque à Tamanrasset » c'est un fardeau que nous portons pour la plupart d'entre nous, des souvenirs douloureux que nous n'oublions pas et 30 000 de nos camarades qui ne sont jamais revenus.

Nous sommes restés là-bas avec notre jeunesse, avec ceux et celles que nous avons connus, avec qui nous avons, vécu et qui ne sont plus là. C'est pour ces raisons que nous n'avons pas envie d'en parier encore aujourd'hui...

 

 

                                                  DUCHENE Jean 28 mois en Algérie

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