CHERS AMIS (es) CHERS CAMARADES

Me voici arrivé à la fin de mon mandat, depuis dix ans j’assurais cette responsabilité de Président National avec l’aide de tous les Conseillers Nationaux et le Secrétariat National.

J’ai eu l’occasion de mener nos actions Nationales avec vous, je pense que nous avons fait du bon travail, plus particulièrement en ce qui concerne l’attribution de la campagne double même si aujourd’hui les conditions d’attribution ne sont pas réglées comme le prévoit la loi, mais notre combat doit continuer pour arriver à l’égalité des droits entre toutes les générations du feu.

Depuis 1964 date ou j’ai adhéré à l’ANCAC à Paris sud-est, j’ai pu côtoyer de nombreux, grands militants tant au niveau National que dans les Réseaux et Sections.

J’ai milité avec des Présidents Nationaux d’une grande valeur humaine comme Laurent COMBIER, André ACKERMANN, André LAMY ce sont eux qui nous ont apporté l’expérience et surtout les idéaux de l’ANCAC, tous les Présidents qui se sont succédés par la suite sont restés dans le même ligne de conduite. Pendant ces dix années, j’ai apprécié la camaraderie qui règne dans notre association même si quelque fois, il y a des divergences sur des points, mais toujours dans le respect et l’amitié.

Ce travail collectif nous a permis de faire avancer nos droits à réparation, même si aujourd’hui nos effectifs se réduisent, la volonté de se battre est toujours présente.

Tous les gouvernements successifs n’ont pas tenu leur parole, à nous de leur faire comprendre que nous avons rempli notre mission dans des moments difficiles en faveur de la France. A eux de prendre les décisions et respecter les lois.

Aujourd’hui je passe la main a notre ami et camarade Robert, le prénom ne change pas en sachant qu’il saura être à la hauteur pour mener notre association le plus loin possible dans son activité.

Merci a vous toutes et tous pour la confiance que vous m’avez apportée pendant ces dix années.

                                                                                   Robert MOULLIERE

 

                                                       

 

 

           

    Présentées par Jean FOURNIER

 

 

RESOLUTIONS AFFAIRES INTERNATIONALES DE PAIX ET DESARMEMENT

 

Les délégués à l’Assemblée Générale Nationale de (Association Nationale des Cheminots Anciens Combattants Résistants, Victimes de Guerre), réunis à Paris le 22 mai 2019

 

Soulignent à nouveau et avec force, que la préservation de la Paix mondiale a toujours été au centre de leurs préoccupations et des objectifs de l'A.N.C.A.C, et qu'elle n'a jamais ménagé ses efforts dans le combat permanent particulièrement dans cette société inter-mondialiste.

Réaffirment qu'en raison de leur passé, les Anciens Combattants et victimes de Guerre sont particulièrement attachés au maintien de la Paix, de la Sécurité, des libertés, ils sont opposés au racisme, à la xénophobie et à toutes sortes d'exclusions, ils ont le souci des générations qui leur succéderont.

Renouvellent l'expression de leur inquiétude devant la persistance de l'aggravation de la situation internationale par les conflits au Moyen Orient, par le recours à des représailles armées plus ou moins justifiées dont les auteurs semblent ne pas se préoccuper, des dangers d'escalades, de la grande déstabilisation de l’Amérique du sud.

Soulignent à cet égard leur vive préoccupation devant la décision du Président TRUMP de procéder à un réarmement comportant la création d'une bombe nucléaire « légère » beaucoup moins puissante et faisant moins de dégâts que l'armement nucléaire actuel. Elle serait donc utilisable, rompant par là-même le concept de dissuasion qui implique le non-recours à la première frappe, en raison de la certitude d'une réplique dévastatrice.

Estiment face à cette menace opportune en cette année 2019 marquée par le centième anniversaire de la Première Guerre mondiale de rappeler comment un évènement tragique mais singulier -l'attentat contre l'Archiduc François Ferdinand d'Autriche par un nationaliste - a conduit par le jeu des alliances, à un enchainement mortifère nourri de l'aveuglement, du désir de puissance et de l'instrumentalisation du nationalisme dans cette boucherie qui a affaibli considérablement tous les pays participants.

Rappellent qu'en France, les combattants survivants ont été les premiers à souligner l'absurdité criminelle de cette guerre, à affirmer leur volonté d'œuvrer pour la compréhension internationale et pour la paix et à agir à cet effet au sein de leurs associations. Les graves défauts des traités de paix et les erreurs politiques ont pesé lourdement sur les actions en faveur de la paix et ont amené l'Allemagne nazie à déclencher la Seconde Guerre mondiale qui pour les historiens, en est une conséquence.

Déplorent que soit évoquées ici et là au-delà des conflits armés en cours, les possibilités et quelquefois même la probabilité d'utiliser la force armée pour régler des différends entre pays en dehors de tout recours aux Nations Unies sans se préoccuper des dangers d'escalades. La guerre en Syrie en fournit l'illustration tragique. La répression féroce d'une manifestation pacifique en faveur de la liberté d'intervention du Conseil de sécurité des Nations Unies rendu impossible à la suite du veto de la Chine et de la Russie ont eu pour conséquence une guerre qui s'est internationalisée et se poursuit depuis sept ans en violation -en particulier par le régime de BACCHAR-EL-ASSAD du droit international Humanitaire qui a provoqué un déchaînement de violence et de barbarie dans la région. Les principales victimes en ont été et en sont encore les populations civiles tuées ou blessées dans les bombardements, ou les familles qui ont été obligées de fuir par millions et dont le problème de leur accueil a conduit la plupart des pays de l’Union Européenne, en particulier sous l'influence des mouvements populistes générateurs de la peur, à une attitude négative de nationalisme xénophobe, soi-disant protectrice et de rejet des réfugiés et des migrants. Devant cette situation dégradée, aggravée par le terrorisme international et les dérèglements climatiques, la communauté internationale dispose avec les Nations Unies, les autres institutions internationales et les avancées numériques, des moyens permettant, par la négociation, la solution dans l'intérêt commun des différends internationaux.

Appellent donc, en particulier aux générations montantes, à promouvoir l'action pour éviter le retour des méthodes passées génératrices de catastrophes et pour créer la confiance et la volonté politique d'user de ces moyens nouveaux pour assurer la sauvegarde de notre planète et progresser vers un monde plus pacifique et plus juste, respectueux de la dignité humaine.

Affirment leur attachement aux Nations Unies, car il a fallu la tragédie de deux guerres mondiales pour qu'une conscience universelle se construise et décide enfin de mettre la guerre hors de la loi. C 'est la Charte des Nations Unies qui marque cette conscience.

Depuis la deuxième guerre mondiale auraient pu être épargnées bien des vies humaines, si les Etats Membres des Nations Unies avaient respecté ces principes comme ils s'y étaient engagés. Que, face à cette situation menaçant le devenir de cette institution, créée à la sortie de la 2eme guerre mondiale (26 juin 1945), seule organisation diligentée pour régler tout différend survenant entre deux pays ou tout conflit, qu'une volonté publique devrait se manifester pour imposer un ordre qui permettrait à l'O.N.U. de retrouver pleinement sa légitimité et ses missions fondatrices.

Denoncent à nouveau les surcoûts liés à la réintégration de la France dans l'OTAN qui se seraient élevés à 650 millions d'euros sur la période 2010 à 2013.

Dénoncent également que l'OTAN va à l’encontre de la charte des Nations Unies, à ce titre elle est une organisation illégale, étant donné sa composition et son orientation.

 

LES DELEGUES

Souhaitent donc que l'O.N.U., son Conseil de Sécurité, son Assemblée Générale et les différentes organisations mondiales puissent jouer pleinement leur rôle en faveur de la paix, de la sécurité et de la garantie des libertés individuelles.

Regrettent que l'action civique menée par les Anciens Combattants en faveur de la paix, du désarmement, de la sécurité, de la coopération et de la défense de l'environnement soit ignorée du public pour lequel l'image de l'Ancien Combattant, entretenue avec complaisance par les médias, est celle d'un passé que l'on voudrait oublier.

Déclarent que les mots de liberté, démocratie, paix, humanisme ne peuvent avoir de résonnance positive sans la mise en œuvre des moyens nécessaires pour les faire respecter.

On ne peut à la fois se référer à ces idéaux et, en même temps, vendre des armes aux différents

belligérants.

Affirment vouloir poursuivre des actions contre la violence, l'oppression et la guerre pour contribuer au développement de l'humanité. Nous appelons la conscience de tous les membres de l'A.N.C.A.C, pour qu'ils soient porteurs, bien au-delà des limites des milieux d'Anciens Combattants, d'un message mobilisateur en participant massivement chaque année à la journée de la PAIX le 21 septembre et de participer beaucoup plus au développement du mouvement de la PAIX.

Souhaitent poursuivre leurs interventions auprès des jeunes générations pour qu’elles prennent conscience qu’il est indispensable de préserver les valeurs de la PAIX, défendue par leurs ainés au prix de lourds sacrifices et de promouvoir la nécessité de solidarité entre tous les peuples, le refus de toute haine raciale et de toute sorte d'exclusion. Participer dans tous les comités départementaux qui organisent le concours de la Résistance et de la Déportation chaque année.

Souhaitent donc un appel urgent, particulièrement d'actualité pour un règlement des conflits par la négociation dans l'esprit des dispositions de la charte des Nations Unies et pour l'application immédiate, dans le cas de toutes menaces à la PAIX, des mesures énoncées dans le chapitre VII de la charte.

Regrettent que la France n’ait pas signé le traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) signé par 122 pays alors qu’il a été dépensé plus de 37 milliards d’Euros en 6 ans pour renouveler les armes nucléaires en France.

 

« Les guerres prennent naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la PAIX ».

 

Telles sont les aspirations des délégués lors de

L’Assemblée Générale Nationale du 22 Mai 2019 à PARIS

de L’Association Nationale des Cheminots Anciens Combattants

Prisonniers et Victimes de guerre

 

Présentées par robert MOULLIERE

 

RESOLUTIONS

RECONNAISSANCE et DEFENSE des DROITS - ORGANISATION

 

 

Les délégués à l’Assemblée Générale Nationale de (Association Nationale des Cheminots Anciens Combattants Résistants, Victimes de Guerre), réunis à Paris le 22 mai 2019

 

Réaffirment Leurs volontés de voir aboutir leurs droits à réparation depuis 1931. L’ANCAC a pour but l’étude et la défense des intérêts généraux, particuliers et professionnels de tous les membres.

Aujourd’hui ils demandent la stricte application de la loi du 14 avril 1924, du 9 décembre 1974 concernant l’attribution de la campagne double à tous les cheminots Anciens Combattants en Afrique du Nord sur le temps passé dans les territoires concernés.

Nous demandons l’abrogation du décret n° 2010-890 du 29 juillet 2010, et l’application d’un nouveau texte.

Réclament l’augmentation de la valeur du point d'indice. Actuellement nous constatons une perte de près de 8%.

Insistent auprès des parlementaires pour faire voter l’abrogation du décret du 23 décembre 2003 qui a fait du 5 décembre la date de commémoration en hommage aux morts d’Afrique du Nord et celle de la loi du 23 février 2005 qui confirme le 5 décembre et valorise “les bienfaits de la colonisation“ car ces commémorations servent en fait à cacher la cause fondamentale de la guerre d’Algérie.

Souhaitent la création d'une commission tripartite, gouvernement, parlementaires et Anciens Combattants afin de faire évoluer le Point d'Indice.

Insistent pour qu’un interlocuteur spécifique au monde combattant soit maintenu au gouvernement avec un budget autonome comme l’a promis le candidat Emmanuel MACRON le 25 avril 2017 au Président de l’UFAC. Ils refusent d’être considérés comme un des dossiers que doit gérer la Secrétaire d’Etat. La Nation doit une autre reconnaissance pour ses anciens combattants.

Demandent que les veuves d’Anciens Combattants doivent continuer à bénéficier de la demi- part fiscale supplémentaire existante quel que soit l’âge du décès de leur époux et ceci à partir de 74 ans.

Exigent que le principe d’égalité de traitement pour tous les orphelins de guerre, fils et filles des « Morts pour la France » soit clairement établi. Que compte tenu de l’âge avancé de la grande majorité des orphelins de guerre et des pupilles de la Nation, que leur soit attribué l'équivalent de la retraite du combattant et l’accès aux cartes de transport.

Que le cas des orphelins de Patriotes Résistants à l'Occupation (PRO) soit traité dans le cadre du décret 2004-751 du 27 juillet 2004.

Renouvellent   leurs demandes pour que le plafond de la rente mutualiste du combattant qui fait partie intégrante du droit à réparation soit porté à 130 points. Alors qu’il est figé depuis plusieurs années à 125 points,

Réclament fermement que le budget 2020 réservé aux ACVG soit au moins équivalent à celui de 2019 ce qui permettrait de résoudre sans dépenses supplémentaires pour l’Etat, la plupart des points prioritaires.

Réaffirment que l'ONACVG continue à être dotée tous les ans, d'un budget autonome. La pérennité d'existence et de moyens à l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre et à ses services départementaux.

Que soit reconduit un contrat d'objectif pour les années avenir. Que la dotation de l'aide complémentaire ne soit pas prise sur les fonds propres de l'ONAC ce qui réduirait le nombre d'aides aux plus démunis.

Demandent avec insistance la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple en tant que Français, citoyens et soldats. L’histoire a démontré que les soldats ne refusaient pas de combattre mais ils n’acceptaient plus de se faire massacrer inutilement pour des intérêts qui n’étaient pas les leurs.

Exigent dans un souci d’égalité et en vertu de la loi 99.882 du 18-10-1999 qui reconnait l’état de guerre en Algérie que les prisonniers du FLN bénéficient du statut de prisonniers de guerre et non plus de victimes de la captivité en Algérie.

Souhaitent une modification de la loi pour les victimes des essais nucléaires français. Cela nécessite une modification de la loi du 11 juin 2010, concernant les victimes des essais nucléaires Français car une infime quantité de dossiers d'indemnisation a été retenue.

Insistent pour le maintien des dates Commémoratives nationales. Le devoir de mémoire et de l’histoire ne doit pas être galvaudé par des interprétations qui enlèveraient toute signification spécifique à chaque conflit.

En conséquence, l’ANCAC refuse l’usage dévoyé de la loi relative du 11 novembre et exige le maintien de toutes les dates commémoratives dans leur intégralité : 19 mars fin de la guerre d’Algérie, le dernier dimanche d'avril journée de la déportation, 8 mai 1945 armistice, le 27 mai journée de la résistance, 18 juin appel du Général DE GAULLE, et 11 novembre en hommage aux combattants qui ont laissé leur vie dans ces conflits.

Demandent des quotas annuels plus importants de médailles, Militaires, d’Ordre Nationaux, (ONM Légion d’Honneur) pour les Anciens Combattants cités ou blessés

Pour remédier à cette situation, les délégués exigent avec force du Gouvernement et des Parlementaires le respect de leurs engagements et des lois qui régissent les droits des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

S’engagent à mener les actions appropriées avec l’ensemble du monde combattant pour que dans le budget 2020 y figurent les points prioritaires.

 

ORGANISATION

Pour toutes ces raisons l’ANCAC a besoin d’une organisation à tous les échelons.

            Que seule une direction collective dynamique au niveau des sections des instances départementales régionales et Nationales, peut permettre la mise en œuvre de toutes les résolutions votées à l’Assemblée Générale.

            Les délégués se félicitent du travail accompli par les collectifs de Réseaux, une force non négligeable de l’ANCAC au niveau régional et départemental.

            Nous demandons aux sections de prendre contact avec tous les cheminots Actifs pour adhérer aux « AMIS de l’ANCAC », les OPEX qui sont susceptibles d’adhérer à notre association et prendre des responsabilités à tous les niveaux.

            Nous invitons les responsables des réseaux des sections à faire la démarche auprès de l’éducation Nationale pour témoigner auprès des élèves sur cette période tragique de notre histoire 1939/1945 mais également sur la période 1952/1962 en Afrique du Nord.

            Nous souhaitons que tous les 10août à PARIS, anniversaire de la grève insurrectionnelle des Cheminots, soit un grand rassemblement et demande aux sections une mobilisation importante auprès de leurs adhérents veuves et amis.

            De poursuivre nos liens avec toutes les associations Cheminotes et en particulier avec les CER (comité d’établissement régional) dans notre travail sur la mémoire.

            Insistent auprès de chaque adhérent, chaque section, union départementale, union régionale pour qu’ils lisent et fassent lire le journal ‘’l’appel du cheminot Ancien Combattant’’ qui traite tous les sujets se rapportant à la défense des intérêts généraux de ses membres ainsi que leurs ayants droits, veuves, descendants et ami (es) de l’ANCAC.

Rappellent que nous ne devons jamais oublier ce que nous devons de l’engagement de ces Cheminots Résistants, Militants pour la PAIX au travers des acquis sociaux conquis à la sortie au second conflit mondial découlant du Programme du Conseil National de la Résistance (CNR).

Depuis la création de notre association en 1931 l’ANCAC a toujours pris part au grand mouvement pour la PAIX dans le monde.

Les peuples ont besoin de PAIX. Nous sommes convaincus que tous les pays sont capables de se rapprocher, d’être unitaires et de vivre en PAIX mais pour y parvenir il faut s’engager. La PAIX est un combat. Cela suppose aussi de s’attaquer aux inégalités, à la misère, aux injustices, à la faim dans le monde.

La PAIX pour ce XXI siècle est liée à la volonté des dirigeants mondiaux de respecter cette planète de faire de la souveraineté des peuples une force déterminante. Nous aimerions également que la France se retire dans le commandement intégré de l’OTAN qui est une organisation militaire et guerrière car par son existence elle remet en cause la Charte et le rôle des Nations-Unies (ONU).

 

Fidèles à leur engagement les délégués entendent poursuivre leur action pour un monde de PAIX, de Liberté, de Justice Sociale.

 

Telles sont les aspirations des délégués lors de

l’assemblée Générale Nationale du 22 Mai 2019 à PARIS

de L’Association Nationale des Cheminots Anciens Combattants

Prisonniers et Victimes de guerre

 

 

 Présentées par André LIERRES

 

 

 

 

 

 

 

RESOLUTIONS

 

UNION DES RESISTANTS

 

 

Les délégués à l’Assemblée Générale Nationale de (Association Nationale des Cheminots Anciens Combattants Résistants, Victimes de Guerre), réunis à Paris le 22 mai 2019

Réaffirment que l'Union des Résistants, partie intégrante de l'A.N.C.A.C, s'efforce de garder dans son activité comme principes fondamentaux les idéaux de la Résistance, la déclaration universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 et de 1948, du programme du Conseil National de la Résistance (C.N.R de 1944), et qu'elle n'a jamais ménagé ses efforts dans ce combat permanent.

Appellent à nouveau les Résistants antifascistes et les survivants des camps nazis à agir en raison de leur poids moral et de leur autorité acquise dans la lutte pour la liberté et la démocratie, afin de l'opposer de toutes leurs forces aux phénomènes inquiétants d'intolérance, de xénophobie, d'antisémitisme dans différents pays dans lesquels des groupements d'extrême droite, des néofascistes sévissent et commettent des violences.

Attirent l'attention sur la manipulation dangereuse de démagogies politiques et populistes qui attisent la haine et le chauvinisme nationaliste, et sur les tentatives de réhabilitation du négationnisme ainsi que toute falsification de l'histoire tendant à occulter le rôle joué par la Résistance et à banaliser les manifestations fascistes.

Continuent à s'impliquer dans la formation historique des jeunes générations pour une meilleure intégration de l'histoire sur la Résistance insuffisamment dispensée par l'Education Nationale. Le concours National de la Résistance et de la déportation, les visites des Résistants dans les lycées et collèges, les livres, les cassettes, les expositions, font connaître à la jeunesse avide de savoir ce que fut cette période de la vie de leurs aînés et pourquoi ils ont dit « plus jamais ça » sont des éléments essentiels et indispensables à la connaissance des valeurs défendues par les femmes et les hommes qui ont combattu pour la liberté. Ils demandent que le programme du Conseil National de la Résistance soit porté à la connaissance des lycéens et des collégiens.

Appellent à participer chaque année à la cérémonie de la Journée de la Déportation le dernier dimanche d'avril.

Participent aux cérémonies dans les établissements scolaires qui ont une plaque commémorative.

Poursuivront leurs démarches pour que les lieux de mémoire soient préservés ainsi que le respect des dates historiques (demandent à chacune de nos sections, de participer dans leur département, au Comité du concours de la Résistance et de la Déportation organisé par l'Inspection Académique), de se renseigner pour qu'il ait lieu et devienne obligatoire dans chaque département et d'être vigilant afin de conserver et d'entretenir les plaques commémoratives. Déjà quelques camarades de l'A.N.CA.C en font partie.

Interviennent avec force auprès du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel « CSA » pour que mensuellement les émissions historiques concernant la Résistance s'effectuent dans des plages horaires compatibles à une meilleure écoute.

Constatent et dénoncent que de nombreuses injustices, concernant la reconnaissance des services accomplis dans les combats libérateurs, subsistent encore 75 ans après la libération.

Renouvellent avec insistance la demande d'attribution de la carte du Combattant Volontaire de la Résistance (CVR) aux titulaires de la médaille de la Résistance ou de la Croix de Guerre au titre de la Résistance.

Exigent que tous les titulaires de la carte de Combattant Volontaire de la Résistance ou de Combattant au titre de la Résistance obtiennent la reconnaissance de leur qualité de Combattant Volontaire par l'attribution de la Croix de Combattant Volontaire et, que toutes les personnes, ayant prouvé leur participation à la Résistance mais ne réunissant pas toutes les conditions exigées pour l'attribution de la carte du Combattant ou la carte de CVR, reçoivent un diplôme spécifique de reconnaissance.

Considèrent que la reconnaissance équitable des services accomplis dans la Résistance et la défense des droits des Résistants sont inséparables du travail de mémoire, du respect de la vérité historique et du développement de l'esprit civique.

Exigent du Premier Ministre de mettre fin à toutes forclusions de droit ou de fait, aux demandes des titres de Combattant Volontaire de la Résistance. Les dispositions actuelles (circulaire du 27 janvier 1998) ne peuvent être considérées comme des mesures équitables permettant une juste reconnaissance des services accomplis dans la Résistance.

Appellent l'ensemble des sections à organiser le déplacement à PARIS le 10 août de chaque année « le 10 août 1944 » (grève insurrectionnelle des cheminots) qui permit la libération de notre capitale et qui doit être comme étant un travail « DU DEVOIR DE MEMOIRE ».

Apprécient le fait que plusieurs sections organisent des dépôts de gerbes ce jour-là au monument aux morts de leur gare.

Signalent que le 7 mars de chaque année, dans nombre de gares, dépôts, places, nous honorons la mémoire de Pierre SEMARD.

Condamnent l'indemnisation aux déportés ou ayant droits américains de la shoah transportés de France par la S.N.C.F entre 1942 et 1944, vers les camps nazis (accord du 8 décembre 2014, signé entre la France et les U.S.A).

Nous ne pouvons et ne pourrons jamais accepter qu'il y ait une journée unique du souvenir. C'est vouloir faire l'amalgame de tous les conflits (guerre pour notre indépendance et guerres coloniales), chaque conflit ayant sa spécificité. C'est vouloir aussi effacer notre histoire.

Ainsi la France devrait se contenter d'un « Mémorial DAY » à la française voulu par SARKOZY, et maintenue par HOLLANDE. Toutes les guerres se valent, où tous les conflits sont élevés au même rang que la victoire contre la barbarie nazie.

Bien au contraire, avec force nous exigeons que soit parachevée l'œuvre de mémoire entamée par l'instauration de la Journée Nationale de L'APPEL du 18 juin 1940, et se félicitent de l'instauration officielle de la reconnaissance de la Journée de la Résistance le 27 mai de chaque année, (date anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance « C.N.R », le 27 mai 1943 par Jean MOULIN).

Les quatre dates qui sont liées par l'histoire : journée de la Déportation (le dernier dimanche d'avril) - 08 mai Capitulation sans condition de l'Allemagne nazie - 27 mai journée de la Résistance - 18 juin appel du Général de GAULLE. L'œuvre de mémoire sera réalisée.

Mais n'oublions pas qu'il y a eu d'autres appels tels que celui de Charles TILLON le 17 juin 1940, du Général DELESTRAINT le 08 juillet 1940, du PCF THOREZ - DUCLOS le 10 juillet 1940.

 

N'oublions jamais que notre devoir est de poursuivre la lutte qui s'impose pour conserver les acquis du C.N.R et notre histoire sans cesse bafouée.

Aujourd’hui les délégués pensent que le peuple doit réagir face à cette plante venimeuse qu’est la croix gammée qui réapparait plus que jamais.

Il faut se souvenir de la citation de BERTHOLT BRECHT

« Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde »

 

 

Telles sont les aspirations des délégués lors de

l’assemblée Générale Nationale du 22 Mai 2019 à PARIS

de L’Association Nationale des Cheminots Anciens Combattants

Prisonniers et Victimes de guerre