Grève insurrectionnelle du 10 août 1944

L’action des ouvriers des ateliers SNCF de Vitry-sur-Seine, amorcée dès le 14 juillet 1944, va servir de tremplin à la grève du 10 août. Paralyser le réseau ferroviaire constitue une étape incontournable pour précipiter la Libération. Dans la France de 1944, le contrôle et le bon fonctionnement du réseau ferré revêtent une importance vitale pour l’armée allemande. Par son maillage serré du territoire, il est l’outil stratégique indispensable au transport des troupes ainsi qu’à l’approvisionnement en armes et en munitions.

La Libération, entamée depuis le débarquement allié du 6 juin 1944, doit assurer la réussite de l’insurrection parisienne ainsi que l’aboutissement de la libération totale et définitive de notre pays. La grève générale et insurrectionnelle, déclenchée par la Fédération des cheminots CGT et l’Union des syndicats de la région parisienne, puis rejointe par la CFTC le 10 août, paralyse tout le trafic ferroviaire en région parisienne avant de s’étendre à la province.

Cette grève affaiblit l’ennemi, facilitant ainsi l’arrivée des Alliés à Paris le 17 août 1944. La grève générale est le prélude à la libération de Paris, survenue le 25 août.

Le secrétariat national