Dévoilement du présentoir de la légion d’Honneur au siège de la SNCF

 

L’ANCAC a honoré de sa présence les cérémonies commémoratives de la victoire du 08 mai 1945 devant les monuments des gares parisiennes. A l’issue de ces cérémonies, nous avons été conviés à assister au dévoilement du nouveau présentoir de la légion d’honneur et de la croix de guerre de la SNCF, devant la salle du conseil d’administration du siège à Saint-Denis. En présence de Jean-Pierre FARANDOU, président directeur général de la SNCF, du secrétaire général de la grande chancellerie de la légion d’honneur, des représentants d’organisations syndicales, de la secrétaire du CCGPF, du secrétariat du président de la SNCF et de nos porte-drapeaux.

Dans son allocution, le président Jean-Pierre FARANDOU a rappelé de rôle historique de ces distinctions.

Il envisage aussi de mettre à l’honneur des cheminots résistants fusillés de Chateaubriant et de Fives dans le nord

Le secrétaire général de la grande chancellerie de la légion d’honneur dans sa prise de parole a fait part de la place des cheminots pendant cette guerre. Le présentoir a la force d’inscrire notre mémoire dans l’espace du siège de l’entreprise, il est un témoignage d’une identité commune, c’est un symbole fort pour les cheminot(e)s de toutes les générations. 

                                                                                   Robert BAPTIER

                                                                                   Président national 

 

TEXTE DE LA PROPOSITION QUI A VALU A LA S.N.C.F LA CROIX DE LA LÉGION D'HONNEUR

Par la solidité et la continuité de son organisation, grâce à l'intelligence, au travail, à l'abnégation, au courage de ses chefs, de ses cadres et de tout son personnel. (Décret du 3 octobre 1949)

8938 morts 15977 blessés

DE 1938 A 1940

  • A préparé, perfectionné et utilisé à plein rendement le Réseau national qui a pu assurer pendant la campagne de 1940, tous les transports prescrits par le Commandement, malgré les pertes et les destructions causées par l'aviation ennemie (a été citée à l'Ordre de l'Armée le 15 novembre 1940).

DE 1940 A 1944

  • A sauvegardé le Chemin de fer de l'emprise profonde de l'occupant ;
  • A su effectuer, malgré l'appauvrissement croissant de son matériel rou­lant, les transports indispensables à la subsistance des Français ;
  • A constitué dans son sein le réseau de renseignements le plus efficace pour le commandement allié ;
  • A désorganisé les transports de l'ennemi au prix de multiples emprisonnements, déportations et exécutions.

APRÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

  • A assuré, au milieu des ruines et de la destruction de la plupart des ouvrages d'art, de nombreux transports militaires, en rassemblant tout ce qui lui restait de moyens ;
  • A réparé et reconstruit, en un temps record, son matériel et ses instal­lations aux trois quarts hors d'usage ;
  • A restitué au Pays un réseau qui s'est révélé capable en 1948 d'effectuer un service équivalent à celui de la meilleure année d'avant-guerre.

 

 

  • les deux décorations décernées à la SNCF durant la Seconde Guerre mondiale :
  • la Légion d'honneur (à gauche), la croix de guerre avec palme (à droite).

Conférence de paix de Paris de 1919

 

C'est une conférence internationale, organisée par les vainqueurs de la Première Guerre mondiale afin de négocier les traités de paix entre les Alliés et les vaincus, (les Allemands ne sont pas conviés !)

La conférence débute le 18 janvier 1919

Elle se termine en août 1919, après 6 mois de discussions et 1 646 séances tenues par 52 commissions techniques avec entre-temps quelques interruptions. Elle prépare le traité de Versailles avec l’Allemagne qui sera signé en juin 1919. Elle consacre la disparition de trois empires, l'Empire allemand, l'Empire austro-hongrois et l'Empire ottoman, et la création de nouveaux Etats en Europe : renaissance de la Pologne, création de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie.

Les colonies allemandes sont partagées entre le Royaume-Uni, la France, la Belgique, l'Afrique du Sud, les États-Unis et le Japon, tandis que le Proche-Orient, anciennement possession turque, est divisé en mandats attribués par la Société des Nations à la France et à l'Angleterre. Des réparations de guerre sont exigées de l'Allemagne, qui voit son territoire à l'est amputé, entre autres, du couloir de Dantzig, administré par la Pologne, comme d'une partie de la Haute-Silésie, tandis que le Reichsland Elsass-Lothringen (Alsace-Lorraine) redevient Français, que le nord du Schleswig redevient Danois et que la région d'Eupen et de Malmédy est donnée à la Belgique.

NB - Il n'aura fallu que 45 minutes pour signer la paix qui met fin à quatre années d'hécatombe sans précédent. 27 délégations représentant 32 puissances se sont réunies dans la Galerie des Glaces du château de Versailles. Le traité crée la Société des Nations et définit les sanctions contre l’Allemagne forcée à accepter ce qu’elle considère comme un « diktat »

 

Pourquoi ce traité prépare la seconde guerre mondiale ?

Ils sont quatre. L'Italien Orlando, le Britannique Lloyd-George, le Français Clemenceau et l'Américain Wilson. A eux quatre, ils ont rédigé le traité qui va s'imposer aux 32 puissances qui vont se réunir dans la Galerie des Glaces du château de Versailles, et surtout à l'une d'entre elles : l'Allemagne.

Les négociations durent depuis six mois et les quatre alliés ont eu bien du mal à s'accorder sur une version finale. L'Italie n'est pas satisfaite : Orlando a d'ailleurs un moment claqué la porte pour soutenir ses revendications. Rome veut en particulier planter son drapeau sur la côte dalmate de la mer Adriatique. Mais elle sera attribuée à la toute nouvelle Yougoslavie. L'Italie est furieuse de cette demi-victoire.

Mais sa colère et sa frustration ne sont rien à côté de celle de l'Allemagne. Elle qui ne s'estime pas vaincue par les armes subit l'humiliation de devoir entériner une défaite à l'endroit même où elle a vécu sa plus éclatante victoire : celle de 1870. C'est en effet dans cette galerie des Glaces où les tables sont disposées sous la figure de Louis XIV, qu'elle a proclamé l'empire allemand. Les Français n'ont pas manqué cette occasion de rendre l'affront. Elle doit aussi signer un texte sur lequel elle n'a pas eu un mot à dire. Ce n'est que le 7 mai qu'elle en prend connaissance. Berlin multiplie les demandes d'amendements et les contre-propositions. Tout est rejeté. Elle connaît donc l'ampleur de la sanction en arrivant sous les ors versaillais : elle perd 15% de son territoire, huit millions de citoyens, doit laisser la France exploiter une partie de son charbon, voit ses forces armées réduites à portion congrue et doit accepter une zone démilitarisée le long du Rhin. Face à ces conditions, l’Allemagne doit accepter des réparations encore non définies, mais d'un montant qu'elle sait d'avance astronomique.

Partout en Allemagne, le traité n'est déjà plus appelé que par son surnom : le "Diktat" de Versailles. Les vainqueurs pensent qu'il servira de leçon aux Allemands et fera vraiment de cette abominable guerre la "der des ders".

En juin 1919, un caporal bavarois né en Autriche, véritable héros de guerre, se découvre des talents d'orateur en assurant la propagande anticommuniste parmi les soldats, à la demande de ses supérieurs. Il ne digère pas cette paix et moins encore ce traité. Dans l'ébullition révolutionnaire qui saisit l'Allemagne de 1918-1919, il est chargé de surveiller un groupe ultranationaliste. Il ne tardera pas à le rejoindre. Le monde va bientôt apprendre son nom : il s'appelle Adolf Hitler.

 

Dates des traités après l'armistice de 1918...

  • Le traité de Versailles le 28 juin 1919 entre les Alliés et l'Allemagne,
  • Le traité de Saint-Germain-en-Laye le 10 septembre 1919 entre les Alliés et l'Autriche,
  • Le traité de Neuilly le 27 novembre 1919 entre les Alliés et la Bulgarie,
  • Le traité de Trianon le 4 juin 1920 entre les Alliés et la Hongrie,
  • Le traité de Sèvres le 10 août 1920 entre les Alliés et l'Empire ottoman.

 

Cheminots

 Souvenez-vous

 

Les chiffres ne pourront jamais traduire l'ampleur des souffrances endurées par ceux qui ont succombé sur les champs de bataille et dans les camps de concentration, sous le déluge des bombes et dans la lutte clandestine, dans les hôpitaux et les stalags, ceux qui ont été abattus, pendus, anéantis par un travail d'esclave, morts de froid ou de faim...

Pourtant, leur nombre, l'évaluation des valeurs détruites restent des témoignages irréfutables.

La Seconde Guerre mondiale a causé la mort de :

375 000 Britanniques

400 000 Italiens

450 000 Américains

650 000 Français

1 000 000 de Chinois

1 706 000 Yougoslaves

1 000 000 de Japonais

6 000 000 de Polonais

6 000 000 d'Allemands

20 000 000 de Soviétiques

 

La Deuxième Guerre mondiale a coûté la vie à 8 938 cheminots ;

15 977 ont été blessés.

Parmi eux 744 déportés dont 1 206 morts dans les camps,3618 internés, 809 fusillés, 40 morts en prison.

 

N'OUBLIONS JAMAIS, ILS ONT RECONQUIS LA LIBERTE

 

Le 30 octobre 1949, la légion d'honneur et la Croix de guerre avec palmes étaient décernées à la S.N.C.F en reconnaissance des mérites civiques et militaires des Cheminots.

Extraits d'un poème de Paul Eluard (1942)

« LIBERTE»

 

Sur les sentiers éveillés

Sur les routes déployées

Sur les places qui débordent

J'écris ton nom

Sur toute chair accordée

Sur le front de mes amis

Sur chaque main qui se tend

J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot

Je recommence ma vie

Je suis né pour te connaître

Pour te nommer

 

Liberté

Le mémorial national des Troupes de montagne

 

Construit en hommage aux soldats de montagne tombés pour la France depuis leur création en 1888, le mémorial national des Troupes de montagne fut inauguré le 17 juin 2000. Situé sur une ligne de crêtes qui surplombe Grenoble, face aux massifs du Vercors, de l'Oisans, de Belledonne et du Dévoluy, il s'étend sur un terrain de 2 500 m2 donné à l'Union des troupes de montagne par la commune de Saint-Martin-le Vinoux.

Cet endroit est à la fois un lieu de recueillement, de mémoire et de tradition.

  • A l'entrée du site, quatre plaques d'acier massif portent l'inscription « paix - amitié » en allemand, en anglais, en français et en italien.
  • Sur le mur central dit « mur de la mémoire » sont apposées dix-huit plaques rappelant les noms des campagnes auxquelles les troupes de montagne ont participé.
  • La murette nord porte, elle, l'insigne de l'Union des troupes de montagne sous lequel est gravé « La gloire est le soleil de nos morts ».
  • Sur le flanc est se trouve le « mur du souvenir » voué à la reconnaissance et à la fidélité envers ceux qui ont mérité de rester présents dans les mémoires.
  • Dans la ruine ouest, vestige de l'exploitation de carrières, des panneaux retracent l'historique des troupes de montagne.
  • Au pied de la falaise est encastré un bloc de granit breton provenant d'un phare de l'île de Sein détruit en 1944 par l'armée d'occupation.

La ligne Maginot

 

Après la Première Guerre mondiale, le gouvernement français demande à l'état-major d'étudier la question de la défense de la France. Après bien des débats, le Conseil supérieur de la guerre se prononce, en 1927, pour une organisation défensive générale des frontières. Le coup d'envoi sera donné par la loi Maginot en janvier 1930.

 

La question de la défense de la France est soulevée dès février 1919 par Clemenceau. La réflexion qui s'engage est marquée, entre autres, par Foch, Pétain et Joffre. Aux idées de Foch, peu favorable aux systèmes défensifs statiques, s'opposent celles de Joffre, partisan d'une formule rappelant les forts de Verdun, de Toul et d'Épinal, et de Pétain, prônant des fronts fortifiés linéaires et profonds. D'août 1922 à mars 1925, une Commission de défense du territoire travaille sur les bases d'une organi­sation défensive. Mais c'est l'arrivée au ministère de la guerre du mathématicien Paul Painlevé, en 1925, qui relance le programme de l'organisation de défense des frontières. Il oriente la politique militaire vers une stratégie purement défensive. Des études complémentaires sont confiées à la Commission de défense des frontières, créée le 31 décembre 1925. Elle propose un an plus tard une organisation défensive générale des frontières, définit un tracé et les formes de fortification. Après bien des débats, en octobre 1927, le Conseil supérieur de la Guerre se prononce pour le système suivant : la construction, aux points importants de la ligne de résistance, d'ouvrages puissants reliés à des abris-cavernes par des communications à l'épreuve des bombardements, et, dans les intervalles, d'ouvrages d'infanterie et d'abris destinés à assurer la continuité des feux. Les études se poursuivent et, le 17 janvier 1929, une note adressée au président du Conseil conclut la phase d'élaboration du programme. Sont prévus un équipement général du territoire et des zones frontières (voies ferrées, routes, réseaux téléphoniques...), la création d'un système défensif sous forme de régions fortifiées discontinues, une réserve de matériel aisément transportable. Le gouvernement accorde les moyens financiers demandés par les militaires. Certains travaux limités commencent dès 1929, mais c'est le vote de la loi Maginot, alors ministre de la guerre, le 14 janvier 1930, qui donne le coup d'envoi au démarrage des chantiers en accordant les premiers crédits pour une tranche de quatre années de travaux.

Le dispositif prévoit trois régions fortifiées, celle de Metz-Thionville, celle de la Lauter, celle de Belfort, ainsi qu'une barrière de casemates le long du Rhin, des « barrages » fortifiés dans les Alpes et quelques éléments dans le Nord.

La Commission d'organisation des zones fortifiées (CORF), créée en 1927, reçoit pour mission de mener à bien cette œuvre. C'est donc sous son autorité qu'est édifié l'un des plus formidables ensembles fortifiés d'Europe, la ligne Maginot, épousant le tracé des frontières sur près de 700km du Nord au Sud comprenant 44 gros ouvrages d'artillerie, 62 ouvrages moyens d'infanterie, 365 casemates, 17 observatoires, 89 abris d'intervalle, plus de 150 tourelles de tout type.

La plus grande partie est construite entre 1930 et 1935, puis des travaux se poursuivent, dans une moindre mesure, jusqu'en 1940. Les gros ouvrages constituent de véritables petites villes souterraines dans lesquelles sont hébergés des centaines de soldats.

En mai 1940, les Allemands franchissent les Ardennes ; la ligne Maginot est alors prise à revers. Des combats durs se déroulent autour des ouvrages ; les soldats français résistent. La majorité des équipages, invaincus, ne se rendra que sur ordre après l'armistice pour prendre le chemin de la captivité.

Hommage aux femmes dans la Résistance

Simone Michel – Lévy

 

Simone Michel-Lévy est une Résistante française née le 19 janvier 1906 à Chanssin dans le Jura.

Entrée dans l’administration des PTT en 1924, reçue au concours des rédacteurs en 1941, Simone est nommée à la Direction des téléphones à Paris, où elle s’occupe de la commutation des communications téléphoniques. Il s’agit d’un lieu stratégique, dont elle fait avec Ernest Pruvost et Maurice Horvais une agence clandestine d’informations (Réseau Action PTT), en particulier vers la Normandie où ses activités permettent l’implantation d’un réseau de radios utilisé lors du débarquement de Normandie. Elle organise également un système d’acheminement du courrier vers l’Angleterre, détourne du matériel télégraphique et téléphonique pour organisations résistantes et sabote des départs pour le STO.

A partir de l’automne 1942, le réseau Action PTT prend contact avec l’organisation civile et militaire ainsi qu’avec la confrérie Notre-Dame dont l’activité postale, est désormais prise en charge par le réseau de Simone Michel-Lévy.

Elle est arrêtée le 5 novembre 1943 par l’Abwehr, trahie par le chef radio Robert Bacqué, la trahison de Bacqué démantèle profondément la confrérie Notre-Dame. Simone est torturée par les hommes de Christian Masuy sans avoir donné aucun nom elle est internée à Fresnes, puis au camp de Royallieu. Elle est déportée depuis Compiègne le 28 janvier 1944 vers le camp de Ravensbrück où elle arrive le 3 février 1944. En avril de la même année elle est transférée au Kommando de Holleischen dépendant du camp de Flossembürg.

Elle y travaille dans une usine fabrication de munitions anti-aériennes. Elle organise avec deux autres déportées, Hélène Lignier et Noémie Suchet, le sabotage de la presse à laquelle elles étaient affectées ; le sabotage découvert, elles sont toutes les trois bastonnées devant l’ensemble des déportées, avant d’être condamnées à être pendues le 13 avril 1945 dix jours avant la libération du camp.

Souvenons-nous de cette héroïne de la Résistance française qui a lutté contre les nazis et morte dans des conditions atroces à 39 ans, elle a droit à tout notre respect, soyons vigilant pour que la bête immonde du nazisme ne revienne jamais.

Elle fut décorée par le Général De Gaulle de l’Ordre des Compagnons de la libération à titre posthume décret du 26 septembre 1945.

Elles ne furent que six femmes décorées sur 1038 Compagnons de la Libération.

Alors nous pouvons dire que les femmes même anonymes furent des exemples pour nous encore aujourd’hui et pour que notre jeunesse se sente concernée par la dureté de la seconde guerre mondiale allant jusqu’au sacrifice suprême.

Merci Madame pour votre courage et votre abnégation devant ces êtres inhumains que furent les nazis.

Décorations 

Chevalier de la Légion d’Honneur.

Croix de Guerre 1939/1945 avec palme.

Médaille de la Résistance.

Médaille des blessées.

Médaille commémorative de la guerre 1939/1945 avec barrette Engagé volontaire.

Médaille de la Déportation et de l’internement pour faits de Résistance.

 

                                                                                                     Annette COLAS