Edito 392

Ces douze mois de pandémie ont bouleversé notre société, affecté les individus, mis à mal les rapports sociaux, modifié nos modes de vie. La crise sanitaire et le fonctionnement de nos sociétés nous interrogent.

Nous ne nous pensions pas si fragiles. Avant cela, qui aurait imaginé qu’un virus puisse mettre à l’arrêt l’économie mondiale. La crise a remis les services publics au centre de nos vies et révélé l’utilité sociale de millions de travailleurs. Ils ont précipité le changement dans notre façon de vivre.

Depuis un an, le pays est confiné, à la suite des décisions politiques. L’arrivée des vaccins devrait permettre s’il est déployé au plus vite, d’entrevoir le bout du tunnel.

Mais les conséquences économiques et sociales s’annoncent violentes. Le système hospitalier est fragilisé et faire payer la dette du COVID au monde du travail, aux retraités et aux privés d’emploi serait injuste et inefficace.

Dans notre société où le partage des richesses et le futur environnemental sont mis à mal par le système Néo-libéral des grandes fortunes qui le dirigent, une réponse s’impose. C’est le moment de manifester notre activité soutenir nos adhérents, veuves et ami(e)s, pour être plus forts, pour tous ensemble, agir pour nos droits à réparation.     

       

                                                       Le Président National

                                                        Robert BAPTIER

Edito 391

 

Le bureau national de l’ANCAC vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2021.

 

L’année 2020 a été marquée par la crise sanitaire. Forte de ses valeurs associatives, et de manière solidaire, l’ANCAC à su s’organiser de façon réactive et efficace pour pouvoir assurer la continuité et la qualité de ses engagements envers les adhérents(e)s, veuves et ami(e)s.

Le monde d’après commence à se dévoiler avec son lot d’incertitudes et d’interrogations. Quoi de plus préoccupant que la crise sanitaire qui pèse sur notre moral ?

Bien évidemment, il y a des dommages causés par la pandémie sur l’actualité de l’ANCAC, les réunions et cérémonies que nous n’avons pu tenir.

Cette période anxiogène inédite, de crise sanitaire et économique place l’ANCAC devant la responsabilité de continuer son action.

Fortes inquiétudes pour ce début d’année 2021, les retraités et les personnes âgées sont les principales victimes du COVID. C’est pourtant eux qu’une campagne médiatique tente de rendre responsables de la crise économique mais depuis six ans nos pensions ne bougent pas.

Défendons très fort notre système santé, soyons à l’action pour un service public digne de ce nom. Défendons les valeurs humaines et de liberté.

La situation des jeunes est préoccupante, les fermetures d’entreprises, l’abandon de l’industrie, les licenciements, les contrats précaires l’appauvrissement des retraités, la destruction du lien social est terriblement ressentie.

Soyons à l’offensive pour défendre nos droits d’anciens combattants et veuves.

 

Robert BAPTIER

Président National      

Retour sur le documentaire « la saga du rail »

 

Une fois de plus ce film, bien mal documenté par ailleurs, reviens sur l'idée honteuse de cheminots volontaires pour tirer les trains de déportés qu'ils n'auraient pas su ou pas voulu résister à l'occupant nazi et ses complices collaborateurs.

Ces pseudos journalistes n'ont sans doute jamais remarqué les plaques dans les gares où figurent les noms des 10 000 cheminots fusillés, tués ou morts en déportation. A l'exemple de Léon Bronchart qui refusant de conduire un train a été immédiatement poussé à coups de crosse dans le premier wagon.

Ces transports étaient rappelons-le escortés par des soldats de la wehrmacht en arme, et les agents de conduite avaient à côté d'eux, sur les machines, des cheminots de la Deutsch Reich Bahn (surnommés Bahnhof), pour les surveiller.

En conclusion je ne peux que proposer aux auteurs de ce film de prendre le temps de lire l'ouvrage « Les cheminots dans la Résistance » de Mme Cécile Hochard ce qui leur permettra de mieux comprendre le sujet.

LE MONDE COMBATTANT

 Le 20 novembre 1917, le président du Conseil, Georges Clemenceau, déclarait à la Chambre des députés « ils ont des droits sur nous »,

mettant en lumière l'obligation de l'État vis-à-vis du monde combattant.

Ainsi naissait, grâce à la mobilisation des associations,

le « droit à réparation ».