Vitry sur Seine
La grève insurrectionnelle éclate
Le 14 juillet 1944 est marqué par plusieurs défilés patriotiques dans plusieurs villes de banlieue et dans des quartiers de Paris. À Vitry sur seins, près de six cents ouvriers des ateliers SNCF débrayent. Drapeau tricolore en tête, ils se dirigent vers le centre-ville. Tout au long du parcours, des Vitriots se joignent au cortège.
À Choisy, au pont Mazarin (pont des Fusillés), les cheminots de Massena, d'Ivry et Villeneuve-Saint-Georges les rejoignent. La manifestation force un barrage de police. Le cortège essuie le feu des troupes allemandes. Plusieurs manifestants sont blessés tandis que seize d'entre eux, dont sept cheminots de Vitry, sont arrêtés.
Le 15 juillet, les ouvriers des ateliers SNCF sont à nouveau en grève pour obtenir la libération de leurs camarades. Le mouvement s'étend à VSG et au dépôt de la Plaine. Les Allemands procèdent à des arrestations qui, loin de décourager le mouvement, contribuent à l'alimenter. Grèves et débrayages gagnent plusieurs dépôts de la région parisienne.
Effrayé par cette perspective, le ministre des Transports de la collaboration intervient auprès de l'occupant pour obtenir la clémence. Les sept agents de Vitry sont libérés.
Le 10 août, les sirènes des ateliers SNCF retentissent : les groupes de résistants lancent la grève insurrectionnelle. Elle gagne une vingtaine de dépôts SNCF de la région parisienne.
Le Secrétariat National
