L'internement en France
Les internements ont commencé en France avant la victoire de l'Allemagne en 1940. En 1939, le gouvernement regroupe les étrangers, les Allemands, les communistes, les républicains espagnols, dans des camps rudimentaires, souvent prévus au départ pour accueillir de futurs prisonniers de guerre, qui, de facto, seront moins nombreux qu'attendus. L'administration de Vichy organise les regroupements des Juifs allemands et français, d'opposants, d'otages au fur et à mesure de l'évolution de la situation. Elles devancent largement la demande des autorités d'occupation. Certains camps sont destinés au regroupement avant déportation. Prisons et forteresses sont vite remplies par les résistants, les Juifs et les otages. En plus de la zone libre (jusqu'en 1942), le pays est découpé en cinq zones où les conditions de vie, et d'internement, sont différentes. Du Pays basque à la frontière belge, toute la zone côtière est zone interdite. Les départements du Nord et du Pas-de-Calais dépendent du commandement allemand de Bruxelles. L'Alsace et la Moselle sont rattachés au IIIe Reich. Avant le 11 novembre 1942, le gouvernement de Vichy administre la zone libre. Après cette date, et l'occupation complète du pays, tout sera sous contrôle de l'occupant.
De Nice à la Suisse, les Alpes resteront sous contrôle italien jusqu'à leur défection de septembre 1943. D'habitude remplies de détenus de droit commun, prisons et forteresses sont vite surpeuplées. Il convient aussi d'ajouter les camps de travail, trop nombreux pour apparaître sur cette carte, destinés à fournir de la main d'œuvre gratuite notamment pour la construction du mur de l'Atlantique le long des côtes ou à proximité.

