Histoire

L’Algérie, nous y étions…

Il y aura 64 ans cette année, le cessez-le-feu était officiellement proclamé le 19 mars 1962 à midi sur le terrain, en Algérie, par le général Ailleret, commandant en chef des forces armées françaises et l’état-major de l’armée de libération nationale algérienne.

Guerre « sans nom », il aura pourtant fallu trente-sept années et un combat tenace du mouvement combattant et d’un grand nombre de citoyens et de citoyennes, pour que soit enfin reconnu le caractère officiel de cette guerre d’Algérie.

Durant ces 64 années, peu d’acteurs et de témoins de cette guerre sont sortis du silence. Soit parce qu’ils étaient éreintés par trop de souffrances, soit parce qu’ils ne savaient comment assumer les situations dans lesquelles la guerre les avait placés : opérations, ratissages, tortures, etc… Sans parler de ceux que les non-dits arrangeaient toujours.

La guerre d’Algérie était une guerre coloniale et, comme telle, elle a non seulement produit les horreurs que toutes les guerres connaissent…

L’indépendance effective de l’Algérie a eu lieu le 5 juillet 1962.

Mais, derrière ces dates « officielles », une farouche bataille divise encore les mémoires.

D’une part, si la guerre est finie le 13 mars, les exactions se poursuivront après le cessez-le-feu.

Il y aura beaucoup de morts, plus que durant tout le conflit.

Pour les appelés du contingent, cela signifiait d’abord la fin des hostilités et le retour à la maison.

Le 13 mars prochain, souvenons-nous des 30 000 morts tombés sur le terrain en Algérie, des 650 000 blessés et plus de 1 000 disparus ; du côté algérien, près d’un million de morts.

Rendons hommage aux morts, renouvelons notre volonté de bâtir un monde de paix et de progrès.

Le secrétaire national