Dans le transport ferroviaire, le dumping social est sans fin

 

Les entreprises du CAC40 ont distribué en 2020 pas moins de 35.9 Milliards d’euros à leurs actionnaires. C’est 13 milliards de moins que l’année précédente mais cela reste une somme considérable. Pour rappel, ces dividendes étaient de 30,5 milliards en 2005. Autrement dit, ce qui n’a pas été versé en 2020, c’est uniquement la part supplémentaire dont ils nous avaient privé depuis 15 ans,  le prix du travail, que les capitalistes veulent de moins en moins payer en le qualifiant de « coût ». Il s’agit pour nous de lutter pour les salaires, mais aussi pour le cadre social dans toutes ses composantes, que ce soit la reconnaissance des diplômes et qualifications, le droit à la carrière, la sécurité de l’emploi, la formation, et évidemment la protection sociale.

Tant que cela passe, cet équilibre leur plaît. C’est la continuité du programme présidentiel d’Emmanuel Macron, tout est fait pour préserver les revenus du capital.

Parallèlement, le Gouvernement détourne le regard en allumant des contre-feux pour focaliser l'attention des citoyens sur d'autres sujets d'actualité en créant volontairement des polémiques réactionnaires supportées par la sphère médiatique.

Cette stratégie a deux objectifs :

  1. Continuer la transformation du modèle social Français.
  2. Préparer les élections présidentielles en dépliant un tapis rouge au RN.

C’est l’occasion de montrer le rôle dans l’histoire de l’extrême droite qui a toujours servi à détourner les salariés des véritables causes de leur malheur, et aussi de montrer le caractère visionnaire de certains tels que Pierre Sémard dans leur revendication d’une appropriation collective des grands moyens de production comme les chemins de fer pour façonner la société autrement que pour servir les intérêts de la bourgeoisie.

  La politique du Gouvernement fait des dégâts très importants dans certaines classes sociales notamment chez les plus précaires, les jeunes et chez nos anciens.

Nous sommes confrontés à de plus en plus d'effets secondaires dans la population dus à l’isolement social.

Les troubles mentaux psychiques et des déprimes apparaissent. Il y a des pans entiers de la population qui se retrouvent au chômage, qui ne sortent plus, qui ne pratiquent plus d'activités culturelle et sportive. Certains n'osent même plus rencontrer leurs amis, leur famille c’est un réel souci.

Parallèlement, on nous explique que d'autres doivent travailler en prenant les transports en commun surchargés aux heures de pointes amplifiés par la mise en place du couvre-feu.

 Il faut utiliser les activités sociales des CASI (Comité des Activités Sociales et Culturelles Inter-entreprises), nos associations et nos divers organismes de solidarité concrète pour aider à briser l’isolement.

Pour le Gouvernement, rien ne doit être imposé aux entreprises. Il va même jusqu’à réformer le droit des faillites pour que les créanciers passent désormais devant les salariés dont l’entreprise a coulé.

Seule la réforme systémique des retraites a été stoppée. Mais là encore, nos adversaires ne désarment pas. Par des déclarations régulières ils testent l’opinion publique pour savoir si une réforme paramétrique allongeant la durée de cotisation serait plus facile à passer.

Après l’appel d’offres sur les TET (trains d’équilibre du territoire ex-Intercités), Bordeaux-Nantes-Lyon, rendu infructueux, la négociation d’une nouvelle convention TET est en cours pour la période 2022-2027.   Relancer des lignes SNCF de jour sur les radiales et transversales, ainsi qu’à relancer les trains de nuit, a pesé dans les débats. Nous n’en sommes plus à la stratégie d’abandon qui prévalait encore seulement 2 ans auparavant. Nous n’en sommes plus non plus à la mise en concurrence brute qui devait permettre la vente à la découpe des liaisons restantes. Mais les annonces médiatiques semblent montrer que le Gouvernement et la SNCF n’abandonnent pas l’idée du démembrement de l’entreprise publique puisqu’il s’agirait de lancer des lignes low-cost via des filiales.

L’autoconcurrence est toujours au centre de leur stratégie pour abaisser les conditions sociales des salariés. Nous l’avions identifié : « Tous SNCF » se résume par « Tout sauf la SNCF !!! ».

Pour le TGV, la COVID est un alibi parfait pour réduire les dessertes jugées pas assez rentables. La banqueroute potentielle d’Eurostar pourrait accélérer la fusion avec Thalys pour donner GREEN SPEED qui deviendrait potentiellement un concurrent d’INOUI sur le transport considéré de haut niveau, pendant que OUIGO poursuit le développement de la 3ème classe. A défaut d’autres opérateurs, l’autoconcurrence est bien le mot d’ordre.

Sur le Fret, l’appel d’offres pour la relance du Perpignan-Rungis est clos et il y a plusieurs réponses dont celle de la SNCF. Nous n’en sommes plus à l’abandon d’il y a 3 ans ou à la substitution par une autoroute ferroviaire qui ne desservirait pas ces deux points. Mais nous ne savons pas encore si la relance sera effective, notamment parce que le retour chargé est difficile à réaliser sur un projet sur une seule ligne. Le découpage du réseau en marchés ligne par ligne est toujours au cœur de leur système, même si cela a montré son inefficacité.

Plus généralement, FRET SNCF est toujours dans le rouge malgré les aides gouvernementales. Sa survie ne tient qu’à la vente d’une centaine de locomotives et de la moitié de ses propriétés foncières.

La stratégie du pouvoir est probablement de tout faire pour empêcher sa faillite avant les élections présidentielles, tout en préparant le transfert des restes à CAPTRAIN (filiale privée de la SNCF) après cette échéance. Le dumping social serait ainsi relancé par le Groupe SNCF, comme tente également de le faire la Direction d’ECR (Euro cargo rail), en transformant l’entreprise pour que la DB (Chemins de fer Allemands) assume ses coûts de structure. Le dumping est sans fin et n’est dans l’intérêt d’aucun salarié.

Cherchons plutôt à redonner du sens au travail.

Les enjeux de la crise sanitaire

 

 

 

LANCAC s’efforce de vous apporter le maximum d’informations utiles sur l’activité de notre association par l’intermédiaire du journal « l’APPEL », du site WWW.ANCAC.FR et par l’intermédiaire des sections sur la défense des droits et les événements qui ponctuent notre activité

 

2020 nous a rudement mis à l'épreuve et chaque jour nous avons une pensée pour ceux qui ont été touchés par le coronavirus et tous ceux qui se battent pour faire reculer cette épidémie. Nous les remercions pour leur dévouement.

Bien que le premier trimestre 2021 soit passé, les mois à venir seront tout aussi rudes car nous devons rester sur nos gardes et être vigilants, en continuant rigoureusement les gestes barrières qui empêchent l'épidémie de se propager.

La COVID 19 a fauché plus de 90 000 de nos concitoyens et engendré une crise économique majeure, faisant un grand nombre de chômeurs et mettant en difficultés de nombreuses entreprises.

 

Certains de nos adhérents sont plus durement frappés que d'autres soit par la maladie soit par les répercussions économiques dues au confinement. A l'heure où nous vous écrivons nous ne savons pas encore si nous pourrons nous retrouver rapidement.

 

                                                                                 Le Secrétariat National

La Commune de Paris a 150 ans

Peinture d’Evelyne ANDRE

La semaine sanglante

L’année 2021 va être marquée par le 150eme anniversaire d’un évènement qui fait date non seulement dans l’histoire de France, mais aussi dans l’histoire de l’humanité. Il s’agit de la commune de Paris, qui fut la première tentative de prise de pouvoir par la classe ouvrière. Certes, elle ne dura que 72 jours, mais elle ouvrit une ère nouvelle de l’affrontement entre les exploitants capitalistes et les exploités. En 1870, 45% de la population sont des ouvriers et beaucoup pauvres, et hostiles à un Napoléon III qui vient de tomber. Paris est affamée, assiégée par l’armée Prussienne. Le 18 janvier 1871, à Versailles, l’empire allemand (II Reich) est proclamé. Le gouvernement de la défense nationale signe un armistice avec la Prusse le 28 janvier 1871, à Versailles.  L’Allemagne reçoit l’Alsace et une partie de la Lorraine. Des troupes continuent leur occupation aux dépens des Français qui ont faim. L’armée Allemande défile le 1er mars 1871 sur les Champs-Elysées pour marquer sa victoire. Adolphe THIERS est élu chef du pouvoir exécutif et tente d’enlever les canons de la garde nationale prévus pour défendre la capitale.

Paris se soulève, on dresse des barricades. THIERS fuit à Versailles, avec son gouvernement le 18 mars 1871, le peuple de Paris s’empare du pouvoir. C’est ainsi que fut constitué à Paris le premier gouvernement ouvrier dont la durée fut brève mais qui n’en laissa pas moins, lorsqu’il tomba sous les coups des versaillais, des évolutions sociales et même civilisationnelles, en permettant notamment, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’encadrement des salaires, l’école gratuite et laïque. Le comité central de la garde nationale, émanation du peuple en armes, fait fonctionner les services publics laissés à l’abandon.

Le mouvement populaire s’étend à LYON-MARSEILLE-NARBONNE-LIMOGES-TOULOUSE-ST-ETIENNE-GRENOBLE, la répression sera terrible !

L’armée française, grâce à la complicité Allemande, attaque Paris. L’assaut commence le 21 mai, c’est le début de la « semaine sanglante ». D’horribles procès sont faits à la commune, alors qu’elle est noyée dans le sang. Des tribunaux jugent sommairement les fédérés pris et les fait fusiller sur place, faisant 35 000 victimes, dont des femmes et des enfants. Au cimetière du père Lachaise se déroulent les derniers combats, au corps à corps, les fédérés pris sont fusillés contre un mur, (le mur des fédérés).  La plupart des prisonniers sont internés dans différents lieux. D’autres sont envoyés en déportation en Nouvelle Calédonie. La commune reste le berceau d’idées progressiste toujours valables.

Robert BAPTIER

Président National

 

 

70 ans de fondation de la FIR

Fédération Internationale des Résistants

 

Fin juin 1951, la réunion de paix de la Fédération internationale des résistants a eu lieu à Vienne, qui est entrée dans l'histoire comme le congrès fondateur de la FIR. Il y a dix ans, nous avons célébré cet événement par une cérémonie digne de ce nom à Vienne même.

Nous voulons célébrer le 70ème anniversaire de cette fondation en dépit de toutes les restrictions de manière appropriée et avec un événement public. Au vu des incertitudes liées au développement actuel de la pandémie et des restrictions de voyage qui y sont liées, le Comité exécutif de la FIR a convenu de la proposition suivante lors de ses consul­tations de décembre et janvier, que nous souhaitons communiquer dès maintenant à toutes les fédérations membres.

La célébration officielle du 70ème anniversaire de la fondation de la FIR, à laquelle nous aimerions inviter toutes les fédérations membres, les membres du présidium honoraire et tous les anciens représentants de l'organisation dès main­tenant, devrait avoir lieu

le samedi 11 septembre 2021 à Berlin (Allemagne).

Nous sommes en discussion avec les Fédérations membres allemandes et les représentants de la ville, afin de pouvoir réaliser cette rencontre dans un cadre digne.

À la veille de la cérémonie, le vendredi 10 septembre, nous souhaitons décerner le prix

Michel Vanderborght

pour la quatrième fois. Les Associations membres sont également cordialement invitées à y participer.

Le dimanche, la traditionnelle journée de commémoration des victimes du fascisme (le deuxième dimanche de septembre) aura lieu, non seulement à Berlin, avec la Journée de commémoration et de rencontre à Berlin, à laquelle les Fédérations internationales partenaires peuvent participer activement.

Au-delà de cela, il y a des premières considérations, comment nous pouvons rendre cet anniversaire publiquement visible et l'honorer avec des matériaux spéciaux, qui sont liés à l'histoire de la FIR.

Toutes les Associations membres seront informées de tous les détails techniques, du lieu et de l'hébergement des déléga­tions ainsi que du programme concret à partir de la fin avril 2021, lorsque nous disposerons de données de planification fiables.

L’ANCAC est adhérente à la FIR.