Edito 390

 

10 Aout 1944-10 Aout 2020

 

76eme Anniversaire de la grève  insurrectionnelle des cheminots

Le 10 Aout, représente pour les cheminots une date importante. Cette année en plus des consignes sanitaires liées au covid-19, les records de température, la crainte d’un déplacement, l’impossibilité de tenir le conseil national, de nombreux camarades s’étaient excusés.

Malgré cette situation compliquée le traditionnel rendez-vous à l’ARC DE TRIOMPHE à 18Heures eu lieu avec une délégation réduite aux seuls permanents du siège, Micheline PICHON, Jean-Paul HETES, Philippe DELESPAUX, Robert BAPTIER, du porte-drapeau national Claude WANDEROILD et son épouse Marguerite, Jean Claude DUVEAU porte-drapeau de la section de Montargis.

            Plusieurs personnalités avaient répondu à notre invitation :

SNCF : Jean-Maurice HUE et Alexandre MANARDY représentants le président du GPU SNCF.

            CGT : Laurent BRUN secrétaire général de la fédération CGT

            CGT Cheminots : Olivier GENDRON secrétaire fédéral, Loris BOULOGNE

            ONCF : Gérard COUSIN, Roger ESCOFFIER secrétaire de l’orphelinat national des chemins de fer.

            Philippe BEAUDELOT représentant de l’amicale de CHATEAUBRIANT.

            Le porte-drapeau de la fédération nationale des Déportés internés, résistants et patriote.

            A cette cérémonie du 10 Aout s’ensuivit le dépôt de gerbes sur le tombeau du soldat inconnu, ainsi que le ravivage de la flamme par le président national de l’ANCAC et des personnalités présentes.

            Il faut noter la présence du personnel du comité de la flamme, de militaires de la force sentinelle, d’un régiment de METZ et les musiciens de la gendarmerie mobile.

                                                                                                          Robert BAPTIER

Oradour sur Glane profanée

((Ces inscriptions sont odieuses))

Jean-Pierre BOUNY Président départemental de l’ANACRC 16 cheminot et ami de l’ANACAC de notre section vient de réagir à la découverte des tags négationnistes à l’entrée des ruines d’Oradour-sur-Glane le 21 août dernier une fois de plus, la mémoire du village martyr d’Oradour-sur-Glane vient d’être profanée. Aussi l’Association Nationale des anciens combattants et ami(e) s de la Résistance de la Charente sa direction et tous ses adhérents partagent l’émotion et l’indignation de toutes celles et tous ceux qui condamnent la profanation honteuse commise à Oradour-sur-Glane. Ces inscriptions du 21 août sont particulièrement odieuses par leur contenu et surtout par le lieu choisi.

Quoi qu’on dise, quoi qu’on écrive, quoi qu’on fasse, la réalité historique reste inscrite dans les ruines du village martyr, dans le témoignage des survivants et dans le souvenir des 642 victimes, femmes, hommes, vieillards et enfants, massacrées le 10 juin 1944, par une unité SS de la division Das Reich.

Le négationnisme tente de minimiser, d’occulter, voire de nier les crimes du nazisme qui furent des millions de victimes délibérément assassinés dans toute l’Europe occupée.

Des survivants rappellent que « quand les témoins du drame disparaissent, les négationnistes avancent leurs pions et sèment le doute dans certaines têtes. C’est bien cela qu’il s’agit en particulier à Oradour-sur-Glane.

Le négationnisme n’est pas une opinion, c’est un délit, puni 1990 par la loi dans notre pays et dans une quinzaine de pays européens. Devant la gravité de la profanation, il est urgent que tout soit mis en œuvre pour en identifier les auteurs afin qu’ils soient déférés devant la justice comme il se doit.

 

80ème Anniversaire de l’Appel du 18 Juin

 

Parti à LONDRES le 17 Juin 1940, c’est au CARLTON GARDEN que le Général DE GAULE s’installe au siège des forces Françaises libres en lançant le lendemain un appel sur les ondes de la B.B.C. le 18 juin vers 18 heures. Il enregistre le texte qui sera diffusé à la fin du bulletin d’information de 22 heures. La B.B.C ne conservera pas cet enregistrement, le discours important du jour étant manifestement celui de CHURCHILL.

La teneur de l’appel du 18 juin a été longuement murie par Charles DE GAULLE au fil des réunions du gouvernement de PETAIN auxquelles il a participé la veille de son départ, comme sous-secrétaire d’état à la guerre sur les solutions à adopter « armistice, capitulation… ».

 DE GAULLE prend l’exact contrepied de l’analyse développée par PETAIN.

Il pense qu’il existe dans le monde tous les moyens de défaire HITLER, si l’armée française est hors de combat sur le sol métropolitain, au terme de cet analyse géopolitique, DE GAULLE « invite » soldats, officiers, ouvrier, ingénieurs qui se trouvent en territoire britannique à se mettre en rapport avec lui.

Le 80ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 constitue aujourd’hui un marqueur important dans le calendrier commémoratif. Il permet aussi de mieux saisir le retentissement de son appel à la résistance pour poursuivre le combat.

                                                                                   Robert BAPTIER

 

Le texte de l'Appel du 18 juin 1940

Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940.

Cet appel n'a pas été enregistré.

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer.

Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

 

Monsieur Claude SERY

Président délégué de la FNCAC

Veuillez trouver ci-joint et pour répondre à votre demande le message que nous ferons passer dans notre prochain journal.

En raison du confinement nous ne connaissons pas la date de parution de ce journal mais je vous propose en attendant de faire paraitre ce message sur votre site.

En espérant avoir répondu à votre attente, recevez nos excuses pour cet article mal rédigé.

Recevez nos sincères salutations

Le président de l’ANCAC

Robert Baptier