Journée Internationale des droits de la femme

Hommage aux femmes dans la Résistance.

Margueritte VALLINA

 

Aujourd’hui j’ai décidé de rendre hommage à une femme résistante Charentaise de mon département.

Margueritte VALLINA neé MAURIN le 14 janvier 1906 à Moings (Charente Maritime). Ses parents sont boulangers à Jarnac Champagne où Margot va à l’école communale jusqu’au certificat d’études, puis à Javrezac. Elle a une sœur et deux frères.

En 1927 à Cognac (Charente). Elle épouse Lucien VALLINA né en 1906 en Espagne, à force de volonté et de sacrifices il acquiert le métier de chauffeur pois lourd.

Margot et Lucien ont trois enfants Jean en 1926 Lucienne en 1928 et Serge en 1934, mais la guerre d’Espagne se profile et Lucien rejoint l’armée Républicaine Espagnole pour se battre contre l’armée de Franco. Margot l’avait suivi mais revient quelques temps après pour participer à l’organisation de l’aide aux réfugiés Espagnols. Lucien lui est incarcéré au camp de Gurs sous la surveillance de la police Française, elle réussit avec courage à le faire libérer et ils rentrent à Cognac, mais déjà la guerre va se déclarer et Margot et Lucien vont entrer en Résistance en suivant leurs convictions politiques ils sont communistes.

Dés le début de l’occupation Lucien VALLINA est du premier groupe de combat auquel succèderont les Francs-tireurs et partisans FTP. Il encadre surtout des antifascistes Espagnols.

De son côté Margot héberge des combattants, transmet les consignes, recherche des cachettes pour les armes, des abris pour les saboteurs et c’est ainsi qu’elle envoie des hommes loger à la ferme de son amie d’enfance Alice LAILBAULT, fait la liaison avec Annette Epaud à La Rochelle et Paulette BRILLOUET à Angoulême.

En mai 1942 Margot et Lucien hébergent Ferdinand Vincent pendant une dizaine de jours, car il vient de plonger dans la clandestinité.

A la mi-juillet 1942 vers 6 heurs du matin Ferdinand VINCENT arrive chez les VALLINA il est en fuite après un échange de coups de feu qui lui a permis d’échapper à un piège tendu par un commissaire Français et la Gestapo devant la gare de Jonzac.

Le 28 juillet 1942, à 5 heures du matin les inspecteurs Français et la Gestapo arrêtent toute la famille VALLINA, le mari, la femme, le fils aîné de 16 ans, la cadette de 13 ans marquée à vie et le petit dernier 7 ans.

Ils ont été dénoncés par Ferdinand Vincent retourné par le service de police spéciale de Bordeaux.

Lucien VALLINA est fusillé le 21 septembre 1942 au camp de Souges près de Bordeaux, il avait 36 ans, Margot est incarcérée à la caserne BOUDET à Bordeaux où elle fut torturée puis au fort du Ha avant d’être internée à Romainville et déportée à Auschwitz Birkenau convoi du 26 janvier 1943, elle y décédera en février 1943.

Le fils aîné a été relâché après que son père a été fusillé, mais il est de nouveau arrêté en novembre 1942 et déporté au KL Sachsenhausen le 28 avril 1943, il est libéré le 21 avril 1945, mais les enfants n’apprendront qu’en 1947 la mort de leur mère.

Voilà l’histoire de cette famille de Cognac qui à réagit pour défendre notre pays à l’invasion allemande et qui fut durement frappée par la répression Allemande et Française.

N’oublions jamais ces anonymes qui firent la grandeur de la France.

Annette COLAS

 

Pierre Semard

La mémoire de Pierre SEMARD occupe une place particulière à la fois dans la corporation cheminote mais plus encore dans notre association dont il est un des fondateurs en 1931.

L’hommage à Pierre SEMARD offre à chaque fois l’occasion aux cheminots militants syndicaux ou pas d’honorer la figure devenue légendaire après qu’il eut été fusillé comme otage par les nazis, le 7 mars 1942, et qui reste présente et symbolise l’engagement des cheminots dans l’action patriotique Pierre SEMARD fut un des dirigeants ouvriers dont le passage dans la politique n’effaça pas les idéaux et les valeurs qui avaient présidé à ses premiers engagements.

Homme de fidélité jusque dans la mort, son exécution, au bout d’un long chemin militant, frappe un homme incarnant une corporation dont il avait été le porte-parole dans les moments les plus forts de ses luttes : son autorité syndicale au temps du front populaire puis de la naissance de la SNCF, donne, à son exécution qui voulait à la fois discréditer le communisme et le syndicalisme une dimension symbolique.

Au début de l’année de l’année 1942, Pierre SEMARD, au lieu d’être libéré au terme de sa peine est transfère par les autorités de Vichy, de Bourges au camp d’internement de Gaillon. Le 6 mars, il est dirigé sur la prison d’Evreux ou le lendemain il est fusillé à la demande des autorités Allemandes au titre d’otage. Une lettre manuscrite datée de ce jour appelle les cheminots a l’action contre les Nazis. Des obsèques officielles sont organisées par le PCF le 7 mai 1945. Le cercueil est installé en gare de Lyon à Paris d’où le cortège funèbre se dirige vers le cimetière du père Lachaise.

La figure de Pierre SEMARD s’inscrit des lors dans la mémoire comme un symbole de son engagement patriotique et de sa fidélité aux idéaux de justice sociale

Le secrétariat national

 

 

 

GRANDEUR, HONNEUR, RESPECT, A NOTRE ANCAC.

Notre association des cheminots anciens combattants, qui va fêter ses 90 ans en 2021, mérite qu’un hommage lui soit rendu avec éclat. Pour cela, je me suis penché sur son passé et j’ai œuvré afin que nos précédents présidents, qui ont tant donné, non seulement pour le monde combattant cheminot, mais pour un meilleur avenir des retraités et actifs, que les moins jeunes et les jeunes, soient mis à l’honneur et en tête d’affiche. Eloges que l’on ne peut pas passer outre. Aujourd’hui, notre association, à cause de la diminution d’effectif et par manque de candidats, ralentit son rythme, son enthousiasme. Alors, permettez-moi, de vous en rappeler son historique, avec considération, grandeur et respect pour  les noms de tous ces Présidents Nationaux, qui,  depuis sa fondation jusqu’à nos jours, ont tout donné de leur temps pour les droits anciens combattants et en particulier des cheminots. Après cette entrée en matière honorifique, en voici le texte tel qu’il a été présenté du début jusqu’à nos jours et au profil des années.  Ne m’en veuillez pas, mais, je me vois dans l’obligation d’écourter quelques passages car beaucoup trop longs. De l’historique, j’en garde l’essentiel et malgré tout, « Jeunes Anciens Combattants » comme le disaient nos fondateurs, je suis fier aujourd’hui de pouvoir raviver les noms de nos glorieux Présidents Nationaux. Marc DUPUIS, présent le 24 novembre 1931 à la réunion constitutive à Paris, ne fut pas le premier président national élu, mais c’est par lui que notre ANCAC a pris naissance. Donc, dans l’ordre, les présidents nationaux qui ont été élus : Laurent COMBIER, André ACKERMANN, André LAMY, Bernard BERGER, Yves SCHMITER, Jean FOURNIER, Robert MOULLIERE et Robert BAPTIER. De nombreux militants ont apporté un soutien efficace à nos glorieux Présidents.

« Dans les années 1919/1920, au sortir de la première guerre mondiale, des groupements de cheminots anciens combattants furent constitués sur la base des anciens réseaux. Malgré cela de nombreux cheminots restèrent inorganisés parce que les associations existantes ne donnaient pas suffisamment de garanties de neutralité et d’indépendance à l’égard des pouvoirs publics et surtout des réseaux. A tel point que ces derniers ne furent pas compris parmi les bénéficiaires de la Loi de 1924 attribuant les bénéfices de campagnes doubles et simples. C’est pourquoi, le dimanche 24 novembre 1931, 45 cheminots membres de l’ARAC et avec l’accord de celle-ci, se réunirent avenue Saint Ouen à Paris, pour créer une association démocratique, indépendante et dynamique, ouverte à toutes les catégories de cheminots AC, mobilisés et victimes de guerre. Dès sa fondation, l’ANCAC, se fixa deux objectifs indissociables : Défendre sans compromission les intérêts matériels des cheminots et notamment obtenir les bénéfices de la Loi de 1924. Associer à l’hommage aux morts, la mise en garde des vivants sur tous les problèmes de la Paix, des libertés et de la démocratie. Des 20 membres fondateurs, sous la houlette de notre estimé Marc DUPUIS, président d’honneur de l’Association et membre du Bureau National, l’ANCAC était née. Petit à petit, ses rangs se renforcèrent et le premier Congrès National se tint à Paris, le 20 octobre 1935. Les statuts furent adoptés. C’est ainsi que le 24 novembre 1935, à l’issu du Congrès National, l’association fut déclarée à la Préfecture de Police du département de la Seine sous l’égide de la loi du 01 juillet 1901. Déclaration n° 79-501-1584 publiée au journal officiel du 11 décembre 1935 page 13040. Toutefois, l’ANCAC était consciente que seule l’action unie était susceptible de faire aboutir les revendications, sauvegarder les intérêts républicains et la Paix grâce à l’organisation des congrès nationaux, toujours à Paris, en 1937 et 1939. Elle ne se résigna jamais à la division du monde combattant et fut à l’origine, dès avant la seconde guerre mondiale pour des accords communs en faveurs des droits.

En 1934, face au complot, elle appuya de toutes ses forces le vaste mouvement populaire. C’est la raison pour laquelle, qu’en 1940, l’ANCAC fut dissoute, son siège pillé, ses biens dispersés, ses militants poursuivis, traqués, emprisonnés.

L’ANCAC pris place résolument dans les combats de la Résistance pour la libération de la Patrie. Dès la libération, en 1946, l’ANCAC et ses rescapés sortent de l’illégalité, respectés par tous et organisent le 4ième Congrès National. Ainsi, l’association reforma ses rangs grossis de toutes les catégories nouvelles d’AC avec ou sans uniformes, de victimes de guerre de toutes sortes.

Puis, l’ANCAC tout entière, unie derrière son Conseil National agit dans l’action pour les bonifications de campagne les groupements d’AC des chemins de fer. Enfin, en 1964, grâce à l’action unie, les efforts de tous furent couronnés de succès. Les cheminots intéressés purent enfin bénéficier des bonifications de campagne de guerre double et simple. Sur le plan national, l’ANCAC est membre de l’Union Française des associations de Combattants (UFAC) où elle occupe deux postes d’administrateurs. Sur le plan international elle est membre de la Fédération Mondiale des Combattants (FAMAC), étant donné son appartenance à l’UFAC. La constitution de son Union des Cheminots Résistants lui a permis d’adhérer à la Fédération internationale des Résistants (FIR) où elle fut représentée par le Président général de l’ANCAC à Rome, Berlin, Bruxelles, Moscou, Stockholm.

Voilà la tâche que s’étaient assignée les fondateurs de l’ANCAC : Reconnaissance, défense, égalité des droits de tous les cheminots AC et VG, défense de la PAIX et des libertés démocratiques.

Après 40 Congrès Nationaux dont le dernier fut organisé à Toulon en 2017 et 4 Assemblées Générales Nationales, notre ANCAC peut prétendre, encore aujourd’hui, avec justesse, être à la hauteur de cette lourde responsabilité dans la continuité et le devoir qu’elle s’est fixée.

Rendons un grand hommage à tous ces présidents nationaux qui ont su donner ce fabuleux nom (ANCAC), à jamais inscrit dans les annales de la SNCF et dans le monde combattant, sans oublier tous ceux qui étaient aux côtés des Présidents et qui ont œuvré avec force pour nos droits. Je cite : Passicot, Frabregas, Blandin, Rayer, Schasmann, Ginésy, Rouquette, Berchoux, Petit, Bastion, Bozza, Floris, Simone Harlay, Louisette Lefranc, Mérenda, Dissoubray, et bien d’autres…rappelons-nous que certains de nos grands cheminots ont donné leurs noms au célèbre film « La bataille du Rail » pendant cette grande et longue période noire.

Vous ne douterez pas de la fierté et l’honneur que j’éprouve d’avoir été un jeune militant, qui a pris de l’âge, et d’être encore aujourd’hui, dans notre grande association cheminote.

J’adresse tous mes remerciements à Jean Fournier, notre ancien Président National de l’ANCAC, pour l’aide précieuse qui m’a apporté pour la rédaction de cet article.

 

                                                                                                   Louis Dutto.

 

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