ANCAC - Association Nationale des Cheminots Anciens Combattants ANCAC - Association Nationale des Cheminots Anciens Combattants
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L'internement en France 

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Histoire
17 Avril 2026
Mis à jour : 17 Avril 2026
Clics : 46

L'internement en France 

Les internements ont commencé en France avant la victoire de l'Allemagne en 1940. En 1939, le gouvernement regroupe les étrangers, les Allemands, les communistes, les républicains espagnols, dans des camps rudimentaires, souvent prévus au départ pour accueillir de futurs prisonniers de guerre, qui, de facto, seront moins nombreux qu'attendus. L'administration de Vichy organise les regroupements des Juifs allemands et français, d'opposants, d'otages au fur et à mesure de l'évolution de la situation. Elles devancent largement la demande des autorités d'occupation. Certains camps sont destinés au regroupement avant déportation. Prisons et forteresses sont vite remplies par les résistants, les Juifs et les otages. En plus de la zone libre (jusqu'en 1942), le pays est découpé en cinq zones où les conditions de vie, et d'internement, sont différentes. Du Pays basque à la frontière belge, toute la zone côtière est zone interdite. Les départements du Nord et du Pas-de-Calais dépendent du commandement allemand de Bruxelles. L'Alsace et la Moselle sont rattachés au IIIe Reich. Avant le 11 novembre 1942, le gouvernement de Vichy administre la zone libre. Après cette date, et l'occupation complète du pays, tout sera sous contrôle de l'occupant.

De Nice à la Suisse, les Alpes resteront sous contrôle italien jusqu'à leur défection de septembre 1943. D'habitude remplies de détenus de droit commun, prisons et forteresses sont vite surpeuplées. Il convient aussi d'ajouter les camps de travail, trop nombreux pour apparaître sur cette carte, destinés à fournir de la main d'œuvre gratuite notamment pour la construction du mur de l'Atlantique le long des côtes ou à proximité.

Les dix hauts lieux de la mémoire nationale

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Histoire
30 Janvier 2025
Mis à jour : 30 Janvier 2025
Clics : 783

Les dix hauts lieux de la mémoire nationale

 

  • Mémorial du Mont-Valérien (Hauts-de-Seine)
  • Ancien camp de concentration Natzweiler-Struthof - Centre euro­péen du résistant déporté (Bas-Rhin)
  • Mémorial des martyrs de la Déportation (Paris)
  • Mémorial de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie (Paris)
  • Mémorial des guerres en Indochine (Var)
  • Mémorial du débarquement et de la libération de Provence (mont Faron - Var)
  • Nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais)
  • Nécropole nationale de Fleury-devant-Douaumont (Meuse)
  • Mémorial national de la prison de Montluc (Rhône)
  • Monument aux Morts pour la France en opérations extérieures (Paris)

Mise en œuvre des « plans d’action » Par suite des opérations « Overlord » et « Anvil »

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Histoire
30 Janvier 2025
Mis à jour : 3 Février 2025
Clics : 848

Mise en œuvre des « plans d’action »

Par suite des opérations « Overlord » et « Anvil »

Début 1943, après la conférence ayant réuni du 14 janvier 1943 au Maroc à Casablanca ROOSEVELT, CHURCHILL, GIRAUD et DE GAULLE, une structure interalliée chargée d’examiner la planification d’actions sur les côtes Européennes occidentales afin de soulager les fronts Italien et Soviétique, a été mise en place avec a sa tête un chef d’état major « Chief Of Staff to Supreme Allied Commander » (COSSAC).

Plusieurs autres conférences vont réunir dans les mois suivants les dirigeants politiques et militaires, notamment la conférence Trident à Washington du 12 au 27 mai 1943, celle de Quadrant à Québec du 17 au 24 août 1943 et enfin celle de Téhéran du 28 novembre au 1er décembre 1943 lors de laquelle est confirmé le débarquement en Normandie dans la période de mai-juin 1944 ainsi qu’une opération synchronisée en Méditerranée en plus d’une offensive soviétique à l’est.

Afin de coordonner toutes les structures qui seront impliqués dans ce que l’Histoire retiendra sous le nom de «Opération Overlord » pour le débarquement en Normandie et de «Opération Anvil puis Dragoon » pour le débarquement de Provence, les Services Secrets de la France libre ont travaillé à la mise au point, durant l’été et l’automne d’une série de « plans d’action » à mettre en œuvre par la résistance intérieure dans la période précédant immédiatement le débarquement et le suivant.

« Les dès sont sur le tapis »…

Ce message, diffusé le 5 juin par la BBC, donne à la résistance le signal de la mise en œuvre du « Plan Vert » préparé à Londres dès le printemps 1943 en liaison, entre autre, avec le mouvement de résistance intérieure « Résistance-Fer ». Cela se concrétise par le dynamitage des principales lignes de chemin de fer de la zone Paris-Granville et Paris-Cherbourg. Ce plan se traduira aussi, dans les 24 heures suivant le D-Day, par la réalisation par des équipes de sabotages aguerries de la quasi-totalité des coupures de voies et destructions d’ouvrages d’art prévues par le « Plan Vert » visant notamment 300 points sensibles difficiles à bombarder sur l’ensemble du réseau ferré. De juin à juillet 600 déraillements eurent lieu, 1800 locomotives et 6000 wagons immobilisés. Sur l’ensemble du mois de juin 945 actes de sabotages ont eu lieu soit une moyenne de 25 par jour. Les cheminots ont également fait payer un lourd tribut à leur outil de travail, en partie détruit :

  • 3 000 kilomètres de voies rendues inutilisables,
  • 2 300 ouvrages détruits,
  • 71 dépôts sur 130 détruits,
  • 19 ateliers de réparation sur 31 détruits,
  • 115 grandes gares détruites sur 322,
  • 24 gares de triage détruites sur 40.

Unis par leur statut depuis 1938, porteurs d'un esprit de lutte et de solidarité pendant l'occupation, les cheminots ont gagné une reconnaissance de la nation par l'attribution de la légion d’honneur et de la croix de guerre avec palmes à la SNCF.

Mais les cheminots ont payé un lourd tribut à la liberté :

  • Près de 9 000 cheminots ont laissé leurs vies.
  • 16 000 ont été blessés.
  • 25 000 ont été déportés dont 1 300 sont morts dans des camps nazis.
  • 244 ont été tués au combat.
  • 112 ont été tués pendant les combats de la libération.
  • 87 cheminots résistants engagés à la libération dans la nouvelle armée républicaine sont morts au combat.

Oui ! Les cheminots ont écrit une page de l'histoire avec leur sang.

Selon le 21ème groupe d’armées Britannique débarqués en Normandie, l’action de la résistance aurait retardé en moyenne de 48 heures l’arrivée des troupes allemandes envoyées pour rejoindre le front et être au contact des alliées.

« Il fait chaud à Suez »…

Ce message, diffusé dans la nuit du 5 juin au 6 juin  par la BBC, donne à la résistance le signal de la mise en œuvre du « Plan Bibendum » qui prendra par la suite le nom de « Plan Tortue » ou « Plan Anti –Panzer » qui devait se concrétiser par la multiplication, dans les départements du Nord et de l’Ouest, d’obstacles au déplacement des divisions panzers vers le front : arbres coupés, destruction de ponts routiers, dispersions de crève-pneus, modification de signalisations routières, etc…

La 2ème panzer-division de la Wehrmacht, de retour du front de l’est et repositionnée dans la région d’Amiens, mettra ainsi une semaine  pour rejoindre le front de Normandie.

La 9ème SS-panzer « Hohenstaufen » partie de Pologne le 12 juin rejoindra Alençon en Normandie que le 25 juin.

Quand à la 2ème SS panzer-division « Das Reich » stationnée dans la région de Montauban, ayant reçu le 8 juin l’ordre de faire mouvement vers la Normandie, harcelée par la résistance et ayant vu se multiplier sur les 600 km de sa route les obstacles, ses premiers éléments n’arriveront que le 16 juin à l’arrière du front, les derniers que fin juin-début juillet. Hélas, elle aura accompagné son repli de massacre de masse de civils à Tulle, Oradour sur Glane et Argenton sur Creuse.

Dans les jours qui ont précédé ou suivi le Débarquement, plus de 5000 résistants ont dynamité plus de 500 ponts routiers et placé plusieurs centaines d’obstacles sur les routes, le harcèlement des unités nazies en route vers le front de Normandie a permis le destruction de plus de 500 camions, de 21 chars dont plusieurs « tigres », de 20 autochenilles, de 64 canons antichars et la capture d’un millier de prisonniers.

« Les plus désespérés sont les chants les plus beaux », « La parole est d’argent, le silence est d’or », « Le colonel leur a coupé le sifflet »…

Ces messages, diffusés dans la soirée du 5 juin par la BBC, donnent à la résistance le signal de la mise en œuvre du « Plan Violet » de destruction des lignes téléphoniques afin de couper les communications de l’ennemi entre la zone du débarquement et ses bases arrières et même au-delà avec son état-major en Allemagne.

Ainsi sont coupés les câbles :

  • Partant du Mont Pinçon, situés à 3 km au Sud-ouest de Caen, où les allemands avaient installés un poste de radioguidage à ondes courtes pour la Luftwaffe,
  • Ceux reliant Cherbourg à Brest,
  • Ceux reliant l’état major du 84ème korps, déployé entre le Couesnon et la Dives, situés à St Lô à celui de la 91ème infanterie-division à Valognes.

7 coupures majeurs majeures ont été effectuées le 6 juin, 32 le seront le lendemain, notamment sur les câbles reliant les blockhaus de la côte aux centraux allemands de Bernay et du « Château » de Basly. De même la liaison souterraine entre ces 2 points sera aussi interrompu ainsi que les lignes Caen-Vire et Caen-St Lô.

Dans la Manche, les résistants coupent les câbles des lignes souterraines à grandes distances (LSGD) interrompant les communications entre :

  • Cherbourg et Le Man,
  • Carentan et Villedieu-les-Poêles,
  • Saint Lô et Avranches

Le central allemand de St Malo devient lui aussi inopérant.

Dans les Côtes-du-Nord (d’Armor), à proximité de la zone de débarquement,  14 lignes téléphoniques sont coupées du 6 au 10 juin, 36 du 11 au 20 juin, 18 du 21 au 30 juin car la mise en œuvre du « Plan Violet » s’est étendue sur le plan géographique. Ainsi le message diffusé par la BBC le 5 juin au soir «  les tomates doivent être cueillies », indique aux résistants Bourguignons de passer à l’action et ce qu’ils vont faire sur :

  • Le réseau spécifique de la SNCF,
  • Les lignes PTT secondaires,
  • La ligne aérienne Paris-Dijon qui est coupée au nord de Dijon,
  • La ligne souterraine Paris-Marseille qui est coupée au nord et au sud de Dijon.

Un aspect essentiel du « Plan Violet », concerne les 16000 km de lignes souterraines à grandes distances (LSGD) reliant les services allemands en France (Wehrmacht, Luftwaffe, Kriegsmarine, Gestapo…) à Berlin, via l’Alsace-Lorraine annexées, telles celles de Paris-Metz ou Paris-Strasbourg, ce qui contraignit les Allemands à leur substituer les liaisons radio, captées et décryptées par les Alliés.

Au total, durant le seul mois de juin, prés d’une centaines de coupures, notamment par sectionnement, de câbles à longue distance seront opérées, dès le 7 juin le répartiteur Pris-Berlin et mis en dérangement.

Le « Plan Bleu » est la destruction des lignes électriques à hautes tension, en premier lieu celles alimentant les zones de fortifications côtières, plus largement le réseau ferré électrique, les usines d’armement… En juin, en Côte-d’Or, la ligne électrique à haute tension « la Dijonnaise » est sabord. 4 lignes à haute tension seront coupées en Seine-et-Marne, 23 dans les Côtes-du-Nord (d’Armor)….

D’autres « plans » ont été élaborés, certains devant attendre pour leur mise en œuvre la progression alliée sur le front de Normandie, d’autres en étant concomitants.

Le « Plan Rouge » prévoyait le déclenchement de la guérilla à partir de six zones difficilement accessibles : Morvan, Massif Central, Pyrénées, Alpes, Jura, Vosges. Considérées comme des "réduits", ces zones devaient servir de refuge et de base pour les maquis dont la mission était de harceler les arrières allemands. La mise en œuvre du « Plan Rouge » pouvait paraître prématurée sur bien des aspects. Au printemps 1944, les "maquisards" sont au nombre d'environ 50 000, concentrés essentiellement dans les zones de moyenne montagne.  Pour la plupart d'entre eux, ils sont mal équipés, mal armés. L'enthousiasme accompagnant l'annonce du débarquement entraîne un afflux massif de volontaires dans les maquis. Cela pose un problème d'encadrement, d'armement et donc d'efficacité militaire face à une Wehrmacht expérimentée et incomparablement mieux équipée. Certes, les parachutages de containers d'armes à la Résistance française s'accélèrent à l'été 1944. Mais il s'agit pour l'essentiel d'armes légères individuelles. Les armes collectives, mitrailleuses et mortiers, font cruellement défaut.

Dans les jours qui suivent le 6 juin 1944, des dizaines de communes passent sous le contrôle de la Résistance, en particulier dans le sud et dans les zones montagneuses et périphériques, au gré de la grande "montée au maquis". Ces libérations s'accompagnent parfois de proclamations du retour de la République, comme à Oyonnax où la "IVe République" est proclamée.

Craignant de ne plus maîtriser la situation, l'état-major du général Koenig envoie aux organisations de Résistance le télégramme suivant le 10 juin :

"Freiner au maximum activités de guérilla. Impossible actuellement nous ravitailler en armes et munitions en quantités suffisantes. Rompez partout contact dans mesure du possible pour permettre phase réorganisation. Evitez gros rassemblements. Constituez petits groupes isolés." Difficilement compris, ce coup d'arrêt fut difficilement applicable.

Dans le même laps de temps, la Wehrmacht se ressaisit et écrase les maquis qui menacent ses lignes de communication, en particulier dans la vallée du Rhône, et les accès aux cols alpins, voies de retraite vers les Vosges et l'Italie. La 157è division de montagne du général Pflaum mène ainsi les opérations de répression - les "Aktionen" - contre les maquis des Bauges, de l'Ain, et l’Oisans et du Vercors ou va se concentrer 4000 patriotes. Le 21 juillet, la 157ème division forte de 10000 hommes passe à l’attaque, dans le Vercors, appuyé par une escadrille de la Luftwaffe et des parachutistes arrivés par planeurs sur le terrain de Vassieux-en-Vercors initialement prévu pour recevoir des renforts alliée…qui ne viendront pas !!!

Submergés par des effectifs supérieurs, les maquisards au terme de durs combats, principalement jusqu’au 23 juillet décrochent. 639 résistants et 201 civils seront tués, 41 seront déportés

Dans le Limousin, c'est la 2e division blindée de Waffen-SS "Das Reich" qui réprime violemment les maquis de la région. Ces opérations s'accompagnent de massacres d'une ampleur jusque là inconnue en France : Tulle (99 pendaisons) et Argenton-sur-Creuse (56 habitants massacrés) le 9 juin, Oradour-sur-Glane (642 habitants massacrés) le 10 juin, ou encore Vassieux-en-Vercors les 21 et 22 juillet (72 habitants massacrés). Au final, le bilan humain est lourd pour les combattants des maquis, devenus Forces françaises de l'intérieur (FFI) et pour les populations civiles. Refusant de reconnaître les FFI comme des combattants réguliers, l'armée allemande exécute sommairement tous ceux qu'elle capture, les assimilant à des "francs tireurs".

L’idée de la mise en place de zones de concentration de forces de maquis dans des zones de concentration de forces de maquis dans des zones susceptibles d’être bien défendues face aux allemands, la milice et aux GMR, n’a pas concernés que le Vercors et les Alpes mais aussi le Massif Central, le Jura…

Ce fut l’objectif du « Plan Caïman » qui fut approuvé par le général De GAULLE sous réserve que certaines conditions soient réunies, à savoir :

  • Occupation ennemie réduite en qualité et en densité,
  • Libération par les FFI de zones facilitant l’avancée des forces alliées,
  • Possibilités de parachutage de renforts.

Ce « Plan Caïman » ne sera pas accepté en l’état par l’état-major allié, sous la pression du président américain, qui sous-estimé le rôle de la résistance à l’égard de laquelle il était politiquement méfiant. De nouvelles moutures du « Plan Caïman » seront étudiées et celle proposée par De GAULLE se limitant géographiquement au Massif Central, à l’Auvergne ou aux monts du Velay, prévoyait d’utiliser 90 000 hommes pour y constituer, sur dix départements, une zone libérée équidistante des opérations en cours (Overlord) et à venir (Anvil), où pourrait se positionner une structure émanant du Gouvernement Provisoire de la Résistance Française (GPRF). Le succès de ce « Plan Caïman » modifié était cependant étroitement dépendant de la mise à disposition par les Anglo-américains d’armements et de moyens de transport. Or lors d’une réunion le 20 juillet, il fut décidé que le « Plan Caïman » ne pouvait être mise en œuvre par manque d’avions.

Cependant à partir du 20 mai et de manière anticipée 5000 maquisards s’étaient concentrés en 3 réduits dans les zones du Mont-Mouchet, de la Tuyère et de Venteuges. Des offensives allemandes conduisirent ainsi en juin  à la dispersion du maquis du Mont-Mouchet, du maquis de la Tuyère et en juillet à celui du maquis du Vercors. Auparavant en février, avril et juillet à celles des maquis de l’Ain et du Jura. Pour autant, ces offensives nécessitèrent, pour contrer partout à travers la France la mobilisation des résistants, l’emploi d’unités militaires qui furent fixées sur place ou ralenties dans leurs déplacement vers les zones de débarquement.

Le rôle de la résistance.

Les historiens se sont attachés à essayer de déterminer quelle fut l’importance du rôle militaire de la résistance, en particulier lors de ces débarquements de Normandie (Overlord) puis de Provence (Anvil). Selon :

  • Les auteurs,
  • L’accès aux archives qui ne s’est libéré que progressivement,
  • Le contexte politique qui a évolué en 80 ans depuis les affrontements de la guerre froide,

Il y a une volonté de minorer le rôle militaire et politique de la résistance, volonté qui n’a pas totalement disparu de nos jours !!

La mobilisation de la Résistance française s'effectua dans un contexte de tensions et d'incompréhension entre de Gaulle et les Alliés, entre les Alliés et la Résistance, entre les états-majors londoniens, qu'ils soient alliés ou français, et les formations agissant sur le terrain.

Quel bilan peut-on tirer de l'action de la Résistance à l'été 1944 puis pendant toute la campagne de France ? L'efficacité de la Résistance est difficilement quantifiable. Dans son ouvrage de mémoires intitulé Croisade en Europe, paru en 1949, le général Eisenhower dit des résistants français qu'ils ont "joué un rôle particulièrement important. Ils ont été extrêmement actifs en Bretagne, et, en tous points du front, ils nous ont aidés de mille façons. Sans eux, la libération de la France et la défaite de l'ennemi en Europe occidentale auraient été bien plus longues et nous aurait coûté davantage de pertes et que l’aide apportés par les FFI à la campagne représentait l’équivalent en hommes de quinze divisions et que grâce à leur assistance, la rapidité de notre avancé à travers fut grandement facilitée…". Sans nul doute, les sabotages ont ralenti les communications allemandes et ont produit des résultats que l’effort de guerre aérienne alliée n’avait pas pu obtenir. Sans nul doute, l'activité de harcèlement des maquis et des FFI a plongé la Wehrmacht dans un climat d'insécurité permanent qui a contribué à accélérer sa retraite. Sans nul doute, la Résistance a joué un rôle déterminent dans la libération du territoire national.

 

Document réalisé par la Section ANCAC de limoges

Fin de l’Indochine Française

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Histoire
17 Novembre 2024
Mis à jour : 17 Novembre 2024
Clics : 1120

Fin de l’Indochine Française

 

 

En 1954, les accords de Genève entérinent la fin de la présence Française en Indochine presque 100 ans après les premières expéditions militaires menées, sous le second Empire, dans le sud de la péninsule.

Le 20 juillet 1954, les accords de Genève mettent en effet, un terme à une présence quasi séculaire et à un conflit qu’au lendemain de la capitulation japonaise et de la proclamation de l’indépendance du Vietnam par Hô-Chi-Min, le bombardement du port de Haiphong par l’armée française en novembre 1946 avait rendu inévitable.

Elle a connu son épilogue avec la bataille de Diên-Biên-Phu qui a sonné le glas des espoirs Français de l’emporter rapidement.

Au Vietnam et en France, les commémorations du 70ème anniversaire de la fin de la guerre d’Indochine ont honoré les anciens combattants, la transmission de leur souvenir et renforcer le lien Franco-Vietnamien, la bataille de Diên-Biên-Phu a du 13 mars au 7 mai 1954, fait de très nombreuses victimes côté Français.

3500 morts et disparus, des centaines de blessés et 10300 prisonniers. Du côté Viêt Minh 8000 morts et 15000 blessés.

 Aucun soldat mort pour la France n’a pu recevoir de sépulture perpétuelle, ou être rapatrié. Les corps reposent encore presque tous sur place, treize soldats ont été rapatriés au mémorial des guerres en Indochine à Fréjus (Var) en 2005. Des recherches d’identités seront conduites pour rejoindre les cimetières familiaux ou le mémorial de Fréjus.

Chant des partisans

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Histoire
3 Août 2023
Mis à jour : 3 Août 2023
Clics : 1125

80 ans du Chant des partisans

 

Ce chant est né à Londres en mai 1943, la musique composée par Anna Marly vient d’une mélodie russe. Joseph Kessel qui cherchait un indicatif pour son émission « Honneur et Patrie » décida donc avec Maurice Druon, son neveu, d’en écrire les paroles. Ce sera chose faite le 30 mai1943 jour où la chanteuse Germaine Sablon compagne de Joseph Kessel enregistre la première version.

Ce chant fut l’hymne de la Résistance Française, il est toujours interprété lors des commémorations de la dernière guerre Mondiale (1939 – 1945).

Annette Colas

Ami, entends-tu

Le vol noir des corbeaux sur nos plaines.

Ami, entendus-tu

Ces cris sourds du pays qu'on enchaîne

Ohé partisans, ouvriers et paysans, C'est l'alarme,

Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang Et des larmes.

 

Montez de la mine ;

Descendez des collines, Camarades,

Sortez de la paille, Les fusils, ma mitraille, Les grenades,

Ohé les tueurs, A la balle et au couteau, Tuez vite,

Ohé saboteur Attention à ton fardeau Dynamite...

 

C'est nous qui brisons

Les barreaux des prisons,

Pour nos frères,

La haine à nos trousses

Et la faim qui nous pousse,

La misère,

Il y a des pays

Où les gens au creux des lits,

Font des rêves.

Ici, nous vois-tu,

Nous on marche et nous on tue...

Nous on crève...

 

Ici, chacun sait Ce qu'il veut, ce qu'il fait Quand il passe,

Ami, si tu tombes,

Un ami sort de l'ombre A ta place,

 Demain du sang noir

Séchera au grand soleil Sur les routes,

Chantez compagnons,

Dans la nuit la liberté Nous écoute...

 

Ami entends-tu,

Les cris sourds du pays qu'on

Enchaîne !...

Ami entendus-tu,

Le vol noir des corbeaux sur nos plaines !...

 

Paroles : Maurice Druon et Joseph Kessel. Musique : Anna Marly

Historique de l'ANCAC

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Histoire
20 Décembre 2021
Mis à jour : 7 Août 2024
Clics : 3109

Historique de l'association

 

 

Dans les années 1919-1920, au sortir de la Première Guerre mondiale, des groupements de cheminots Anciens Combattants furent constitués sur la base des anciens réseaux.

Malgré cela, de très nombreux cheminots Anciens Combattants restèrent inorganisés parce que les associations existantes ne donnaient pas suffisamment de garanties de neutralité et d'indépendance à l'égard des pouvoirs publics et surtout des directions des réseaux.

Trop souvent elles servaient de moyen de lutte contre les syndicats et ne défendaient que mollement les droits des cheminots AC. A tel point que ces derniers ne furent pas compris parmi les bénéficiaires de la loi de 1924 attribuant les bonifications de campagne de guerre double et simple.

C'est pourquoi, le mardi 24 novembre 1931, 45 cheminots membres de l'ARA.C. et avec l'accord de celle-ci se réunirent dans un cinéma de l'Avenue de Saint-Ouen, à Paris, pour créer une association démocratique, indépendante et dynamique ouverte à toutes les catégories de cheminots Anciens Combattants, mobilisés et victimes de guerre.

Dès sa fondation, l'A.N.CA.C. se fixa deux objectifs indissociables :

  • Défendre sans compromission les intérêts matériels des cheminots AC et notamment obtenir le bénéfice des dispositions de la loi de 1924.
  • Associer à l'hommage aux morts la mise en garde des vivants sur tous les problèmes de la Paix, des libertés et de la démocratie.

Ses premières ressources s'élevaient à 100 F. Elles étaient constituées d’un versement personnel de 5 Francs par chacun des membres fondateurs. L'A.N.C.AC. était née. Petit à petit, ses rangs se renforcèrent et le premier congrès national put se tenir à Paris, le 20 octobre 1935. Des statuts furent adoptés. Le 27 novembre 1935 l'asso­ciation fut déclarée à la Préfecture de Police du département de la Seine sous l'égide de la loi du 1er juillet 1901. Déclaration n° 79-501-1584 publiée au Journal Officiel du 11 décembre 1935, page 13040.

Toutefois, l'A.N.CA.C. était consciente que seule l'action unie était susceptible de faire aboutir les revendications sauvegarder les libertés républicaines et la paix. Elle ne se résigna jamais à la division du monde combattant et fut à l'origine, dès avant la Seconde Guerre mondiale, d'accords communs en faveur des droits.

En 1934, face au complot qui visait à instaurer un régime fasciste dans notre pays, elle appuya de toutes ses forces le vaste mouvement populaire qui permit la riposte victorieuse. Elle sut également mener une activité patriotique, dénoncer les accords de Munich qui conduisirent notre pays à la défaite et à l'invasion.

C'est la raison pour laquelle, en 1940, l'A.N.C.A.C. fut dissoute, son siège pillé, ses biens dispersés, ses militants poursuivis, traqués, emprisonnés.

Dès le début de l'occupation, tous ceux qui purent échapper aux efforts conjugués des services spéciaux des polices française et allemande, se dressèrent contre les envahisseurs hitlériens et leurs complices, les traîtres de Vichy.

Ainsi, à travers eux, l'A.N.C.A.C. prit place résolument dans les combats de la Résistance pour la libération de la patrie. Nombre de ses adhérents, de ses militants tombèrent en héros, les armes à la main, fusillés, massacrés, dans les camps de la mort ou de travail forcé.

Dès la libération, l'A.N.CA.C. et ses rescapés sortirent de l'illégalité, elle reforma ses rangs grossis de toutes les catégories nouvelles d’Anciens Combattants avec ou sans uniforme, de victimes de guerre de toutes sortes, elle prit l'initiative de faire déposer par son président d'honneur Marc DUPUY et des parlementaires, un projet de loi en faveur de l'attribution des bonifications de campagne aux cheminots Anciens Combattants

Puis, l'A.N.C.A.C. son Conseil National agit pour regrouper dans l'action pour les bonifications de campagne les groupements d’Anciens Combattants des chemins de fer. Ce fut la création du Comité National de liaison et l'élaboration de la « Charte des droits des Cheminots Anciens Combattants » qui devait bientôt recevoir l'appui unanime des organisations syndicales de la corporation.

Enfin, en 1964, grâce à l'action unie, les efforts de tous furent couronnés de succès : bien qu'avec des conditions restrictives que nous combattons toujours, les cheminots intéressés purent enfin bénéficier des bonifications de campagne de guerre double et simple.

Après cet important succès, l'A.N.CAC poursuit ses efforts en

vue

de l'unification du mouvement cheminot combattant

Sur le plan national, l'A.N.C.A.C. est membre de l'Union Française des Associations de combattants (U.F.A.C.). Elle délègue un représentant dans chacune des commissions nationales de l’U.F.A.C. : Défense des droits, affaires internationales, action sociale, rôle civique des Anciens Combattants, affaires intérieures.

Dès le début de la guerre d'Algérie en 1954. l'A.N.CA.C fut au premier rang de ceux qui ne négligèrent aucune démarche, aucune action pour que la négociation soit substituée à l'affrontement, la justice à la discrimination, le droit à la force.

Si l'A.N.CAC avait été entendue, cette guerre et les combats de Tunisie et du Maroc, qualifiés à leurs débuts d'opérations de police, de maintien de l'ordre n'aurait jamais existé.

Ainsi, la vie témoigne que dès sa création, l’A.N.C.A.C. a répondu aux aspirations des cheminots anciens Combattants et Veuves de Guerre.

Toutes les générations du feu y sont représentées à égalité de droit et de devoir depuis les Sections jusqu'à la Direction Nationale - quels que soient leurs grades ou leurs opinions syndicales, philosophiques ou religieuses.

 

Noms des présidents de l'A.N.C.A.C. qui se sont succédé de 1931 à ce jour

 

Louis CHAGOT AC 1914/1918 du 24 novembre 1931 à 1939   08 ans

 

De 1940 à 1945, l'ANCAC. a été dissoute par le gouvernement de VICHY

 

René JACQUET AC 1935/1945 de 1945 à 1955           10 ans

Laurent COMBIER AC 1939/1945 de 1955 à 1965        10 ans

André ACKERMANN • AC 1939/1945 de 1965 à 1977   12 ans

André LAMY AC 1939/1945 de 1977 à 1989              12 ans

Bernard BERGER AC AFN de 1989 à 1999               10 ans

Yves SCHMITTER AC AFN de 1999 à 2003              04 ans

Jean FOURNIER AC AFN de 2003 à 2009                06 ans

Robert MOULLIERE AC AFN de 2009 à 2019            10 ans

Robert Baptier AC AFN depuis 2019

 

Le secrétariat national

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  • Titre de reconnaissance de la Nation
  • Carte du Combattant
  • Carte du Combattant(OPEX)
  • Retraite du Combattant
  • La médaille militaire

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