L’Action pour le financement de la dette

 

L’action de grève des cheminots en 2018, avait posé le problème de la dette. L’état a été forcé de reprendre 25 milliards d’euros de dette en 2020 comme première tranche, et 10 supplémentaires en 2022.

Au 31 décembre 2020, la dette du groupe SNCF s’élevait à 38 milliards d’euros. L’échéance de remboursement total, est de 11 ans.

Les emprunts réalisés par l’entreprise en 2020 d’un montant total de 7 milliards d’euros bénéficiaient d’un taux d’intérêt moyen de 0.6%, soit le plus bas de toute l’histoire de la SNCF. Cet argent permet à la SNCF de se financer et de résister à l’impact de la crise sanitaire.

 

Le Secrétariat National

Revenu minimum pour les anciens combattants et conjoints survivants

Dans une requête en direction du gouvernement l’UFAC demande le plein respect du droit à réparation instauré par la loi LUGOL du 31 mars 1919 à l’égard des anciens combattants et de leurs héritiers. Ces personnes méritent une aide spécifique, pour leur assurer une vie digne et pour leur montrer la reconnaissance de la nation.

Un nombre important d’anciens combattants et de conjoints survivants connaissent des difficultés financières. En effet, un des rares dispositifs existants (aide spécifique au conjoint survivant instaurée par l’office national des anciens combattants et victimes de guerre) a été supprimé en 2014. Aussi est-il possible d’intègrer à la loi LUGOL un dispositif garantissant un revenu au moins égal au seuil de pauvreté au bénéfice des anciens combattants et aux conjoints survivants.

Le 26 janvier 2021, à l’Assemblée nationale en répondant à cette requête, Madame la ministre déléguée aux anciens combattants a fait la déclaration suivante : la mise en œuvre de la politique d’action sociale de l’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), refondée en 2016, est orientée vers les plus démunis et isolés de ses ressortissants.

Cette action sociale est désormais définie comme une aide individualisée qui s’accompagne d’une mission d’accueil, d’écoute et d’orientation des ressortissants. Cette politique est fondée sur le principe de la subsidiarité, c’est-à-dire qu’il s’agît d’une action complémentaire aux aides de droit commun, l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) notamment vers lesquels les ressortissants sont systématiquement orientés avant toute étude de leur demande.

A ce titre plus de 25000 ressortissants sont aidés financièrement chaque année, ces aides viennent en complément, pour ces ressortissants isolés et démunis, des droits à réparation dont les ressortissants bénéficient en tant qu’anciens combattants (retraite du combattant), et sont régulièrement revalorisées grâce à un mécanisme d’indexation et étendues à de nouveaux bénéficiaires par le gouvernement (carte 62-64), elles se cumulent également pour les bénéficiaires imposables avec des dispositifs fiscaux, notamment la demi-part fiscale récemment étendue  pour les conjoints survivants.

Des lors le budget de l’action sociale de l’ONACVG fixé à 25 millions d’euros dans la loi de finances pour 2021 à un niveau maintenu malgré la baisse du nombre de ressortissants, vise à répondre aux besoins ponctuels des ressortissants vulnérables, sans se substituer aux dispositifs de droit commun, il est donc pas envisagé de modifier la politique sociale de l’ONACVG.

                                                            Le secrétariat national

Aide d’état à la SNCF

 

L’état a décidé d’une aide à SNCF réseau pour compenser les pertes financières liées à la crise sanitaire. L’état a demandé des contreparties, les cheminots devront supporter une hausse de 5%de productivité par an, ce qui va impacter l’emploi, la rémunération et les conditions de travail.

Cette aide d’un montant de 4,1 milliards d’euros doit transiter via un fonds de concours et être versée en 4 fois, SNCF réseau a déjà reçu un premier versement de 1,6 milliard en février 2021, le second, de 2 milliards aura lieu en mars 2022 et le solde de 500 millions sera versé en 2 fois sur 2023 et 2024. Cette aide est échelonnée sur une période de 4 ans.

L’ANCAC, souligne la nécessaire mobilisation des cheminots, des retraités pour faire entendre leurs revendications et affirmer leur place dans la société.

                                                                        Le secrétariat national

Appel contre les bombardements de civils

Des parlementaires de cinq pays, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la France, le Royaume-Uni, réunis en conférence le 27 mai 2021, à l’initiative de l’ONG Handicap International, appellent les gouvernements européens à s’engager concrètement dans la lutte contre le bombardement des civils.

L’objectif est de parvenir à un accord international contre l’utilisation des armes explosives en zones peuplées (EWIPA).

Il prendrait la forme d’une déclaration politique et devrait voir le jour avant la fin de l’année 2021, 112 Etats ont déjà officiellement reconnu les conséquences humanitaires de ces armes explosives.

La France fait partie des pays qui participent à des interventions militaires. Il y a également des pays qui utilisent ces armes et qui les vendent, dont aussi la France, entre 2011 et 2018, près de 309044 personnes sont mortes en raison de l’utilisation de ces armes, 75% de ces victimes étaient des civils.

Longtemps après la fin des conflits, ces bombardements impactent la vie des populations civiles, victimes des déplacements forcés et la contamination des territoires par des restes explosifs de guerre.

Dans cette initiative, les parlementaires Européens ne doivent pas oublier que notre continent a également connu la guerre, et la souffrance liée aux bombardements.

Ils réclament à leurs gouvernements de « soutenir l’élaboration d’une déclaration visant à renforcer la protection des civils contre l’utilisation d’armes explosives dans les zones peuplées et à renforcer l’assistance aux victimes de ces pratiques ».

Il serait temps de réagir.

                                                Le Secrétariat national